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Colonisation et répressions
Chanson-Jabeur Chantal ; Forest Alain ; Morlat Pat
INDES SAVANTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782846544320
Les colonisateurs ont souvent tenté de faire passer la répression des populations dominées comme un acte de police "normal", contrôlé ou prolongé par la meilleure des justices... Cela en vertu d'un pouvoir de violence qui serait la prérogative d'un Etat lui-même "normal"... C'est oublier que le pouvoir colonial est un "Etat d'exception". Si les modes d'exploitation et les fonctions dévolues aux indigènes évoluent au fil des décennies coloniales, ces évolutions s'opèrent dans un cadre qui, lui, ne bouge pas... et ne doit pas bouger : celui de la domination d'un peuple sur les autres ; c'est-à-dire, inéluctablement, celui de la violence faite par un peuple aux autres. On aura beau tourner la question coloniale en tous sens, on ne peut donc faire l'économie d'une de ses constantes, indissociable du maintien sous tutelle et en situation d'infériorité : la répression, brutale ou quotidienne, toujours en état de vigilance. Au fil des différents articles de cet ouvrage, les meilleurs spécialistes actuels des sociétés non-occidentales éclairent différents aspects de cette répression : la répression "brutale", les "régimes" et appareils répressifs, les procédures de neutralisation des individus - notamment les bagnes -, les tentatives d'étouffement des mouvements sociaux et de contrôle des opinions. Enfin, l'ouvrage se prolonge par l'examen de la question dans des situations coloniales contemporaines, au Bangladesh, au Tibet.
Dans son célèbre Traité d'ébénisterie publié pour la première fois en 1959, Lucien Chanson expose de façon claire et précise l'ensemble des connaissances permettant de concevoir et de dessiner les principaux meubles de style. L'ouvrage commence par aborder les points techniques nécessaires au dessin d'ébénisterie, puis s'intéresse aux assemblages, à la mise au plan, aux portes et aux ferrures. Il détaille ensuite avec précision l'évolution du mobilier au fil des siècles, du style gothique aux styles Directoire et Empire. Pour chacune de ces époques sont présentés les plans de construction des meubles qui en sont les plus représentatifs. Cet ouvrage, qui expose les tracés précis de meubles considérés comme des chefs-d'oeuvre du genre, offre un témoignage précieux du grand mobilier français.
Cet ouvrage se propose de confronter des villes à l'histoire bien différente (émergence ancienne ou non d'une bourgeoisie locale, circulation de modèles étrangers, forme et durée de la domination coloniale, site et activités économiques...) mais unie ici par la thématique des équipements. Toute déambulation dans une ville africaine, antillaise ou chinoise met en évidence les disparités d'équipement entre les quartiers et la difficulté des pouvoirs publics à faire face à la demande en eau et électricité des habitants. C'est la genèse de cette situation et ses caractéristiques que les chercheurs, dont les contributions sont ici rassemblées, souhaitent explorer, en mettant l'accent sur les villes-ports. L'équipe est composée de chercheurs spécialistes du Maghreb, de l'Afrique, de l'Asie et des Caraïbes regroupés au sein du laboratoire SEDET de l'Université de Paris 7 (UMR CNRS 7135) ou en exercice dans les universités des pays étudiés.
André Prenant (1926-2010), grand pédagogue, formateur, transmetteur de savoir, ce qu'il a fait toute sa vie et notamment pendant près de 40 ans où il a préparé des générations de futurs géographes à l'agrégation. En tant qu'enseignant, il a été un passeur de connaissances, entre les deux rives de la Méditerranée. Nombre de ses collègues algériens tout particulièrement lui en savent gré. Géomorphologue de formation, André Prenant a souvent raconté comment il avait glissé de la géographie physique à la géographie humaine, en découvrant l'Algérie coloniale dans les années 1948-1949. A cette époque, conseillé par Jean Dresch, son expérience à Béchar et dans le désert algérien en compagnie d'un dromadaire et de son chamelier, lui a ouvert mille horizons en géographie humaine, mais aussi par l'approche de la colonisation à travers plusieurs champs disciplinaires. André Prenant a compris très tôt que la colonisation était multisectorielle et ne pouvait s'analyser qu'en croisant un certain nombre de disciplines. Mais bien sûr, nous ne pouvions pas omettre les combats qu'il a menés du dehors et du dedans de sa vie professionnelle en tant que très jeune résistant pendant la Seconde Guerre mondiale (Franc-tireur partisan en 1943, participa à la libération de Paris en août 1944 et fut chef de section Colonne Fabien dans les combats de libération en Alsace), syndicaliste universitaire, communiste, foncièrement anticolonialiste, et avant tout humaniste
Quand deux personnes se rencontrent dans un escalier, celle qui descend porte des souliers vernis et celle qui monte des sabots pleins de paille. Cet aphorisme était fort prisé dans les salons de la petite bourgeoisie des bourgs charentais au début du XXe siècle. Il illustre l'angoisse d'une classe sociale en déclin. Et Les Valentin en sont une magnifique expression littéraire. Il s'agit du premier roman de Pierre-Henri Simon, tout juste sorti de Normale Sup'. Il a 28 ans lors de sa publication. Son thème est l'histoire d'une famille déchirée dans une Saintonge marquée par la crise de l'entre-deux-guerres. Remarquables descriptions de notables ruraux dépassés par leur temps, atmosphère de gros bourg parfaitement rendue avec ses rites immuables qui pourtant se craquellent de partout, portraits forts évocateurs de ceux qui montent comme de ceux qui descendent, de ceux qui tentent de s'en accommoder comme de ceux qui résistent, ce premier roman est une réussite qui augure pleinement de la profondeur de vision de l'?uvre à venir. Le personnage le plus saisissant est celui d'une petite Antigone de village qui, pour sauver quelques bribes de la tradition, se voit destinée par sa famille à un mariage qu'elle rejette de tout son être. Elle tente d'abord d'échapper à la situation, elle fuit pour " faire la morte ", puis se ressaisit et fait face courageusement. La maison de famille devient alors un symbole de résistance et non plus un simple destin matériel.
Biographie de l'auteur Pierre-Henri Simon (1903-1972), membre de l Académie française, est l écrivain le plus pénétrant auquel les Charentes ont donné naissance. Il réussit là un roman d une intense vigueur, qui marie la modernité à la raison classique. Il s y montre ici d une clairvoyance extrême sur ce qui fonde toute vie intelligemment conduite : le tiraillement entre un humanisme jamais assez conciliant et sa nécessaire mise en doute.
Présentation de l'éditeur Le 23 août 1905, les drapeaux de la ville de La Rochelle sont en berne. Un corbillard, suivi d un imposant cortège, mené par le maire et le préfet se dirige vers la cathédrale Saint-Louis. Sur le parvis, l évêque de La Rochelle et Saintes s apprête à célébrer les obsèques de l illustre défunt. Le lendemain 24 août, à Paris, une nouvelle cérémonie se déroule en l église Notre-Dame des Champs, en présence du président de l Académie des Beaux- Arts, du maire du 6e arrondissement, du président de la Société des Artistes français, de l ambassadeur d Allemagne, de Camille Saint-Saëns, de Gustave Charpentier et de tout ce que le monde de la peinture académique compte de célébrités. L homme auquel ces hommages sont rendus a pour nom William Bouguereau. Comblé d honneurs et bardé de décorations, il était considéré par beaucoup comme le plus grand peintre de son époque et régnait en maître sur le monde artistique français, bien que les critiques n aient cessé de décrier son inspiration et sa facture classique. Les Américains, qui adoraient sa peinture, lui achetaient ses oeuvres à prix d or. La plupart d entre elles se trouvent aujourd hui dans les collections privées et les musées américains. Moins de dix ans après sa mort, Bouguereau tombe dans un oubli total. Sa cote est au plus bas, son nom disparaît des encyclopédies spécialisées, ses toiles sont reléguées dans les réserves des musées, jusqu à ce que les Américains, encore eux, le redécouvrent avec bonheur, dans les dernières décennies du xxe siècle. Cette biographie d un peintre jadis célèbre et aujourd hui oublié dans son pays, est la première publiée en langue française depuis la mort de l artiste. Elle resitue Bouguereau dans son époque et offre au lecteur une passionnante description de la Belle Époque vue sous l angle de la peinture, avec ses rites, ses salons et ses conflits, notamment celui entre académistes et impressionnistes.
Jean Geoffroy est né à Marennes en 1853. Très tôt, avec ses parents, il part pour Paris où il reçoit une solide éducation artistique. A partir de 1875, il travaille pour l'éditeur Jules Hetzel, participe à l'illustration de nombreux ouvrages destinés à la jeunesse et réalise plusieurs affiches publicitaires. Sous le nom de Géo, il participe régulièrement aux Salons qui accueillent avec succès ses peintures et ses aquarelles. Représentant du courant naturaliste, il met ses sujets principaux, l'enfance et la famille, au service de la jeune troisième République et de ses idéaux, se faisant un héraut des réformes scolaires lancées par Jules Ferry ou Ferdinand Buisson. Dès lors, son art se met dans les pas de l'Histoire, celle qui prônait les vertus nationales à travers l'exaltation de l'école républicaine et la mise en place d'un système de santé pour tous. En peignant, sans pathos, le quotidien, voire l'intimité, des humbles, Geoffroy devient un passeur d'idées sociales aussi important pour les historiens que pour les historiens d'art. En son temps, la réception de son oeuvre fut enthousiaste et il bénéficia de nombreux achats et commandes de l'Etat et de collectionneurs. La ville de Saintes reconnut très tôt cet enfant du pays, puisque dès 1893, elle lui acheta son Compliment, un des chefs-d'oeuvre du musée de l'Echevinage.