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Insoutenables inégalités. Pour une justice sociale et environnementale
Chancel Lucas
PETITS MATINS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782363832153
Dans un contexte d'accroissement des inégalités et de chômage de masse, les politiques environnementales sont souvent perçues comme des contraintes supplémentaires, quand elles ne sont pas qualifiées de mesures anti-pauvres ou anti-ruralité. Pourtant, il existe un lien étroit entre les injustices sociales et environnementales. En effet, les données chiffrées sont sans appel : au Nord comme au Sud, les plus riches sont les principaux pollueurs, tandis que les plus modestes sont davantage exposés aux risques et plus vulnérables face aux dégâts occasionnés. C'est pourquoi la question de la justice sociale doit être mise au coeur des politiques de développement durable. Infrastructures, systèmes de mesure innovants, réformes fiscales... Les solutions et les exemples à suivre ne manquent pas. Seulement, leur mise en oeuvre ne se fait pas du jour au lendemain, ni sans résistances, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou en Inde. Afin d'accompagner et d'accélérer la nécessaire métamorphose de l'Etat social, l'auteur propose plusieurs pistes concrètes et plaide pour une meilleure articulation des luttes locales et de la coordination internationale.
Résumé : Nouvelle édition augmentée Dans un contexte d'accroissement des inégalités et de chômage de masse, les politiques environnementales sont souvent perçues comme des contraintes supplémentaires, quand elles ne sont pas qualifiées de mesures anti-pauvres ou anti-ruralité. Pourtant, il existe un lien étroit entre les injustices sociales et environnementales. En effet, les données chiffrées sont sans appel : au Nord comme au Sud, les plus riches sont les principaux pollueurs, tandis que les plus modestes sont davantage exposés aux risques et plus vulnérables face aux dégâts occasionnés. C'est pourquoi la question de la justice sociale doit être mise au coeur des politiques de développement durable. Infrastructures, systèmes de mesure innovants, réformes fiscales... Les solutions et les exemples à suivre ne manquent pas. Seulement, leur mise en oeuvre ne se fait pas du jour au lendemain, ni sans résistances, que ce soit en Europe, aux Etats-Unis ou en Inde. Afin d'accompagner et d'accélérer la nécessaire métamorphose de l'Etat social, l'auteur propose plusieurs pistes concrètes et plaide pour une meilleure articulation des luttes locales et de la coordination internationale.
Pourquoi l'histoire de l'énergie est-elle intimement liée à celle des inégalités sociales ? Comment penser les débats sur la transition énergétique à l'aune des conflits de répartition des richesses ? Depuis des millénaires, l'usage de l'énergie façonne les sociétés humaines, structurant leurs hiérarchies et leurs rapports de pouvoir. Sa maîtrise est un vecteur d'émancipation autant qu'elle est un outil de domination. La propriété des ressources et des infrastructures énergétiques est un terrain de luttes sociales, politiques et géostratégiques. Selon qui possède l'énergie, des choix de société radicalement différents peuvent advenir. Mais comment le lien entre énergie et inégalités s'est-il construit depuis la Préhistoire ? En croisant les résultats de la recherche en histoire économique, en archéologie et sciences du climat, Lucas Chancel s'attache à montrer comment, sur la longue durée, les cadres techniques et politiques qui déterminent les usages de l'énergie s'articulent avec la répartition des richesses entre individus, groupes sociaux et nations. L'histoire de l'énergie ne peut se résumer à sa dimension technique, ni à la somme des choix politiques passés. Elle ouvre sur une diversité de futurs possibles, où le découplage entre consommation d'énergie, ressources matérielles et prospérité est indissociable de la question de la justice sociale. Ce livre défend une transition écologique fondée sur une réappropriation collective de l'énergie. En puisant dans les expériences de redistribution des richesses du siècle passé, il esquisse une alternative au désastre écologique et aux inégalités extrêmes, à travers le développement de nouvelles formes de propriété publique et participative au XXIe siècle. Lucas Chancel est professeur à Sciences Po Paris, au sein du Centre de recherche sur les inégalités sociales, et co-directeur du Laboratoire sur les inégalités mondiales à l'Ecole d'économie de Paris. Il a enseigné à l'Université de Harvard aux Etats-Unis.
Est-ce la conséquence de toutes les années baroques, de ces crises à répétition, mais les Français, pour la plupart, désespèrent de l'avenir. C'est signe d'abandon, presque de lâcheté. Pourquoi, loin de la politique, de l'économie, de l'argent devenu "fric", des inquiets et des pleureurs, ne ferions-nous pas simplement confiance à notre propre engagement, persuadés que l'autre mérite la meilleure attention, que toute existence est, malgré tout, un cadeau et que d'elle il faut abuser? Je retiens l'avertissement de mon père: Le temps passe vite, n'oublie pas de vivre. "Le journal intime de Jacques Chancel des années 2007-2010 nous propose, sur le ton de la confidence et de la réflexion, de revenir sur les grands et les petits événements qui agitent notre monde. Il est question de politique, de sport, de littérature, de musique, de famille et d'amitié. N'est-ce pas là les bons ingrédients d'une vie passionnément remplie?"
Résumé : "Une pluie d?hommages a déferlé après le décès de Jacques. De célébrités ou d?anonymes, des lettres sublimes, des témoignages attendus, des pépites inattendues me sont parvenus. Puis, après tout cela, l?absence. Un matin, je me suis réveillée en pensant qu?il fallait dire, écrire, illustrer, montrer, faire découvrir ce qu?avait été cette vie si riche, à la fois dans la lumière, et malgré tout méconnue. Une vie faite de rencontres aux plus hauts sommets avec toujours pour moteur la curiosité, la générosité et la découverte de l?autre. Cet ouvrage tente de lever le voile sur des facettes plus secrètes de Jacques Chancel. Lui, l?intellectuel si prompt à tout lâcher pour un match de rugby, de football ou pour la Grande Boucle, lui qui n?aimait que l?excellence dans tous les domaines savait apprécier la vie simplement, mais toujours avec gourmandise".
Levy Hanni ; Kosmala Beate ; Althoff Jens ; Broude
Hanni Weissenberg n'a même pas 19 ans quand, le 3 février 1943, elle parvient à échapper à la Gestapo, venue arrêter les locataires juifs de l'immeuble où elle réside, à Berlin. Quelques semaines auparavant, elle a vu sa grand-mère bien-aimée, la seule famille proche qui lui reste, partir en déportation. Elle s'est juré à ce moment-là de tout faire pour ne pas subir le même sort. Commence alors une vie de "sous-marin", comme les Juifs cachés s'appellent eux-mêmes. A la rue, sans argent, l'étoile jaune sur le manteau, vers qui se tourner ? Mue par une farouche volonté de vivre et une confiance en l'autre dépourvue de naïveté, la jeune fille trouvera sur son chemin plusieurs personnes pour l'aider, la soigner, l'héberger... L'auteure de ce récit est décédée le 23 octobre 2019, à 95 ans. Avec ce livre, elle rend hommage aux "héros silencieux" à qui elle doit sa survie et se remémore les amis de jeunesse et les parents disparus. A la suite de son témoignage, enrichi de nombreuses photographies, un éclairage historique nous en dit plus sur ces "héros de l'ombre" qui lui vinrent en aide et sur le destin des Juifs berlinois durant la Seconde Guerre mondiale.
Pourquoi de plus en plus de films français sont-ils tournés en Belgique ? En raison d'une mesure fiscale très attractive incitant les entreprises à investir dans le cinéma belge. Résultat en France : davantage de chômage pour les techniciens et un manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Cet exemple est emblématique d'un phénomène mondialisé de concurrence fiscale. Des multinationales aux travailleurs hautement qualifiés, des footballeurs aux retraités fortunés, nombreuses sont les formes de richesse que les pays cherchent à capter. Qu'importe l'idéal de "solidarité entre les peuples" affirmé dans les traités européens, la compétition économique domine les relations entre Etats. La fiscalité en est l'arme privilégiée. Chantage aux délocalisations, cadeaux démesurés, influence des sociétés d'audit, manoeuvres des paradis fiscaux... Les procédés diffèrent, mais le but du jeu demeure le même : attirer chez soi les investissements sans se préoccuper de l'impact chez le voisin. Un jeu qui s'avère très lucratif pour les entreprises, mais dont les contribuables payent lourdement le prix. Et qui contribue à délégitimer l'impôt en tant qu'outil de redistribution. L'auteur lève un coin du voile sur ces pratiques et rouvre le dossier de l'indispensable harmonisation fiscale européenne.
La croissance : un remède à tous les maux ! Tel est le discours martelé par nos dirigeants depuis des décennies, qu?il s?agisse de réduire le chômage, de régler le problème des retraites, de résorber les inégalités ou de surmonter la crise écologique. Et si la croissance n?était pas la solution, mais le problème ? Elle est désormais un facteur de crise, une menace pour la planète et un obstacle au progrès. Faut-il pour autant nous résoudre à une austérité punitive ? Certes non, affirme Jean Gadrey, qui prône une société privilégiant le "mieux-être" et non le "plus-avoir". Une société qui doit, et peut, viser le plein-emploi ainsi qu?un haut niveau de protection sociale pour tous. C?est le chemin d?une autre prospérité qui est ici proposé, plus juste, moins violente et donc réellement durable.
Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue des rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Par son caractère impérieux et sa verticalité assumée, sa communication s'inscrit en effet dans une histoire longue des relations entre pouvoir et médias. Emmanuel Macron marche dans les pas des monarques républicains qui l'ont précédé - le nom " Jupiter " est d'ailleurs emprunté au double septennat de François Mitterrand. Mais ses modèles se situent aussi plus en amont, puisqu'il a lui-même revendiqué à plusieurs reprises sa fidélité à un héritage monarchique et impérial. Après un quinquennat marqué par des échanges incessants entre la presse et un président trop " normal ", la volonté d'Emmanuel Macron de tenir à distance les journalistes a dans un premier temps été bien accueillie. Cet ouvrage montre cependant les dangers que présente une telle attitude. Elle a conduit l'actuel président à un extrême verrouillage de sa communication et, comme en témoignent l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes, certaines dérives ont fini par susciter la lassitude ou la colère. L'expression " président jupitérien ", qu'Emmanuel Macron n'a pourtant employée qu'une seule fois, est ainsi associée désormais à son quinquennat et à une conception du pouvoir jugée trop autoritaire. Il est vrai qu'il ne peut exister d'équilibre parfait dans les relations entre un président et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont hésité entre la bienveillance et la dureté, entre la séduction et la défiance. Cet essai montre en outre que chacun d'entre eux, à un moment ou à un autre, a été tenté de mettre les journalistes au pas. Mais le risque est réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. La capacité d'Emmanuel Macron à réinventer sa relation avec la presse sera ainsi l'un des enjeux de la fin de son quinquennat, et plus encore de son éventuelle réélection.