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Le désordre et la vie
Chancel Jacques
GRASSET
35,80 €
Épuisé
EAN :9782246449911
Depuis longtemps - depuis toujours ? - Jacques Chancel observe et confesse la plupart de ses contemporains. Du plus illustre au plus humble. De l'écrivain au sportif. De la star éphémère aux héros du siècle. Des rois aux rebelles. Tous, un jour ou l'autre, se sont retrouvés devant lui. Et grâce à Jacques Chancel, c'est un peu de la mémoire de notre temps qui - de {Radioscopie} au {Grand échiquier} - s'est mystérieusement élaborée. Témoin attentif, il s'est nourri d'autrui, il a fait son miel de leurs confidences, de leurs destins. Guetteur passionné, il rend hommage à la vie, notre vie, à ceux et celles qui l'ont faite telle qu'elle est. {Le Désordre et la Vie} se présente donc comme un journal de bord, de voyages et d'aventures. C'est, en compagnie d'un homme tendre et lucide, la grande fresque de l'époque. Souvenirs, coups de griffes, réflexions, aveux. Jacques Chancel ne s'y refuse aucun registre.
On ne présente pas Jacques Chancel. Tout le monde connaît sa voix, son coup d'oeil ironique et amical. Avec {Radioscopie, Quotidien pluriel}, et surtout {le Grand Echiquier}, il a permis à des millions de Français de voir et d'entendre les plus grands écrivains et artistes de notre temps. Mais ni la radio, ni la télévision ne peuvent tout saisir d'un monde aussi riche et divers. Pour garder un souvenir des mille rencontres qui peuplent sa vie, Jacques Chancel a tenu son journal tout au long de l'année 1984. Borges, Marguerite Yourcenar, Montand, Claude Lévi-Strauss, François Truffaut, Jessye Norman, le Tour de France cycliste, Roland Garros... autant d'occasions de jeter sur le papier avec l'humour et la ferveur qu'on lui connaît, ses réactions du moment. Guetteur de rives, Jacques Chancel sait non seulement voir, mais nous faire voir en quoi une année comme les autres est toujours aussi une année exceptionnelle.
Chacun de nous porte en lui ses îles, ses refuges qui le protègent et le ressourcent: ce peut être une rencontre, un livre, une maison, un paysage, un souvenir. Jacques Chancel raconte ses îles: la Bigorre où sa maison s'enracine, la jungle cambodgienne où il rencontra Cambus, un héros mystérieux, ses amitiés avec Joseph Delteil et Jorge Amado dans sa splendeur brésilienne, les heures passées avec Albert Cohen, Marguerite Yourcenar, Jorge Luis Borges, ou des inconnus qui eux aussi ont à dire. Autant d'étapes riches d'anecdotes et de notations, qui sont aussi celles d'un voyage intérieur. Tant qu'il y aura encore des îles a obtenu le prix des Maisons de la presse en 1981 lors de sa première publication chez Hachette-Littératures.
Entre radio, télévision, chroniques, essais, romans, nouvelles, voyages, j'ai toujours trouvé le temps de saisir l'éphémère et d'en dire la légèreté. L'essentiel n'est-il pas de fixer au quotidien quelques itinéraires et d'ainsi ordonner la mémoire? Manière de poser des bornes sur des parcours cahotants. Les diaristes sont de deux sortes. Il y a d'un côté les cabossés de la vie qui racontent leurs intimes malheurs, de l'autre les curieux, moins nombrilistes, qui regardent le monde en évitant de se lamenter. Je serais plutôt de ce dernier versant. Le journal m'est une quête permanente des comportements de nos contemporains. Je rabâche volontiers l'antique sentence de Lao Tseu: la façade d'une maison n'appartient pas à celui qui la possède mais à celui qui la regarde. Le Journal, c'est encore autre chose. Une façon de respirer l'époque, de regarder nos semblables, de retenir les mois qui passent de plus en plus vite. Nous voilà déjà en 2005, au XXIe siècle. Ai-je bien vu ce que je suis censé comprendre? Je n'en suis pas si sûr. J'aurai habité du moins ces deux dernières années que, par souci d'esthétisme, je peins quand même en bleu. Inconscience de l'optimisme." Jacques Chancel
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).