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Le Guetteur de rives
Chancel Jacques
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246355618
On ne présente pas Jacques Chancel. Tout le monde connaît sa voix, son coup d'oeil ironique et amical. Avec {Radioscopie, Quotidien pluriel}, et surtout {le Grand Echiquier}, il a permis à des millions de Français de voir et d'entendre les plus grands écrivains et artistes de notre temps. Mais ni la radio, ni la télévision ne peuvent tout saisir d'un monde aussi riche et divers. Pour garder un souvenir des mille rencontres qui peuplent sa vie, Jacques Chancel a tenu son journal tout au long de l'année 1984. Borges, Marguerite Yourcenar, Montand, Claude Lévi-Strauss, François Truffaut, Jessye Norman, le Tour de France cycliste, Roland Garros... autant d'occasions de jeter sur le papier avec l'humour et la ferveur qu'on lui connaît, ses réactions du moment. Guetteur de rives, Jacques Chancel sait non seulement voir, mais nous faire voir en quoi une année comme les autres est toujours aussi une année exceptionnelle.
Jacques Chancel poursuit l?écriture de son journal. Ce nouvel opus concerne les années 1999-2002. L?homme du Grand échiquier et de Radioscopie s?y livre comme un observateur du temps qui passe. Son calendrier est jalonné de rencontres qui lui font côtoyer à peu près tout le gratin politique et celui des médias. Lui, Chancel, constamment attentif à cette société des honneurs, essentiellement parisienne, qui se construit et se déconstruit chaque jour, observe le manège des uns et des autres. Mais, s?il est prompt à louer ses vieux amis, Bouvard ou Jullian par exemple, il a l?élégance de ne pas utiliser son journal comme le lieu d?un règlement de comptes ou de ranc?urs intempestives. À plusieurs reprises, on notera un "passons", "glissons", "restons-en là" qui désamorce toute charge trop négative sans pour autant verser dans le mépris. Au final, on découvre en Chancel un gentilhomme de notre temps. Épris surtout de musique classique et de Tour de France, pour lui "le plus instructif des vagabondages", Chancel prend toujours le temps et le pouls d?une bonne lecture ou d?une agréable discussion. On sait qu?il a à c?ur d?écouter les gens ! Il en a fait son métier et sa vie. "Nous n?avons été occupés que des autres" lui fait remarquer son ami Jullian. C?est véritablement l?impression qui se dégage de ce journal : une sorte d?autoportrait qui se dessine au contact des autres, mêlé néanmoins à une grande joie. Joie dans le silence de l?écriture. Et grande joie des mots pour les lecteurs de son journal. --Denis Gombert
Le journal intime de Jacques Chancel nous offre le millésime des années 2005-2007. Années cruciales où se profilent des changements radicaux, et les premiers incendies du troisième millénaire. Curieux de tout, observateur passionné, Jacques Chancel parcourt le monde sans se lasser. A la rencontre des élites culturelles et politiques, mais aussi de ces fabuleux anonymes ainsi qu'il les nomme, il nous livre ses réflexions de sage sur les turbulences de nos sociétés. François Weyergans, Nicolas Sarkozy, Michel Serres, BHL, Laurent Fabius, Ruggero Raimondi et tant d'autres croisent ses routes. Il a le culte de l'amitié. Ses passions en partage : la musique, le sport et la littérature ; il nous donne en confidences, ses impressions et ses humeurs. L'actualité nous rappelle sans cesse le temps qui passe : l'hiver déshabille l'arbre. Et les hommes s'en vont. Ainsi l'on découvre, au fil de la lecture, que ses souvenirs sont aussi les nôtres depuis toujours.
Entre radio, télévision, chroniques, essais, romans, nouvelles, voyages, j'ai toujours trouvé le temps de saisir l'éphémère et d'en dire la légèreté. L'essentiel n'est-il pas de fixer au quotidien quelques itinéraires et d'ainsi ordonner la mémoire? Manière de poser des bornes sur des parcours cahotants. Les diaristes sont de deux sortes. Il y a d'un côté les cabossés de la vie qui racontent leurs intimes malheurs, de l'autre les curieux, moins nombrilistes, qui regardent le monde en évitant de se lamenter. Je serais plutôt de ce dernier versant. Le journal m'est une quête permanente des comportements de nos contemporains. Je rabâche volontiers l'antique sentence de Lao Tseu: la façade d'une maison n'appartient pas à celui qui la possède mais à celui qui la regarde. Le Journal, c'est encore autre chose. Une façon de respirer l'époque, de regarder nos semblables, de retenir les mois qui passent de plus en plus vite. Nous voilà déjà en 2005, au XXIe siècle. Ai-je bien vu ce que je suis censé comprendre? Je n'en suis pas si sûr. J'aurai habité du moins ces deux dernières années que, par souci d'esthétisme, je peins quand même en bleu. Inconscience de l'optimisme." Jacques Chancel
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".