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Adeline Vénician
Chamson André
GRASSET
20,10 €
Épuisé
EAN :9782246807964
IL y a trente ans, les " Cahiers Verts " publiaient " Roux le Bandit ", le premier roman d'André Chamson, et, deux ans après, " Les Hommes de la route ". C'est pour marquer cet anniversaire qu'Adeline Venician parait aujourd'hui dans la même collection. Dernier venu d'une oeuvre abondante et drue, traduite depuis longtemps dans presque toutes les langues du monde, ce récit poétique marque un renouvellement de l'oeuvre d'André Chamson, dans laquelle les personnages masculins - Roux le bandit, Combes et Audibert des " Hommes de la route ", Conseiller du " Crime des justes " Tabusse, ou le petit garçon du " Chiffre de nos jours " - ont toujours été les personnages de premier plan. Pour la première fois, dans cette oeuvre, tous les personnages principaux sont des femmes : une jeune fille, sa mère et sa servante. Les hommes ne sont ici que des personnages secondaires : M. Vénician, Payan, le mari de Maria, Adrien, son fils, et Pierre Dejean. Adeline Vénician est au centre de cette aventure, de cette histoire racontée à demi-voix, comme un poème dont le développement ressemble à celui d'une tragédie antique. Dans son jardin clos, comme les jardins d'Armide, au milieu des buis, des figuiers et des lauriers roses, une adolescente solitaire traverse la vie en se laissant dévorer par d'imaginaires amours. N'est-ce pas être folle que d'en venir à rêver à des noces sans époux ? Mais n'est-ce pas partager le sort de toutes les femmes que de garder cet amour, quand la mort de l'être aimé, tué à la guerre, a transformé en destin ces rêves de jeune fille ? - Elle a passé comme un ange sur cette terre ! diront ses amies. - Elle a plus vécu que n'importe quelle fille de son âge... Elle a plus vécu que ces filles qui ont des amants sans pouvoir les aimer d'amour, répondra Maria, servante fidèle, qui a connu tous les secrets d'Adeline.
De retour des guerres de l'Empire, un demi-solde voyage seul à travers les Cévennes. Le meurtre, l'amitié, l'amour sont sur sa route. Dans l'Auberge de l'abîme, dont jamais personne n'est ressorti vivant, lui seront révélées quelques-unes des sensations qui font le bonheur.
Depuis quelques années, des jeux de lumière ont fait surgir de la nuit les plus beaux monuments de l'ancienne France. Le Palais de Versailles et le Palais des Papes, les châteaux du Val de Loire, de Chambord à Chenonceaux, s'illuminent et, devant leurs façades transfigurées, des voix se répondent dans l'espace. Elles évoquent, comme le faisaient les choeurs des tragédies antiques, les événements qui se sont déroulés dans ces lieux. Ce choeur se tait parfois et l'on entend alors ceux qui furent les acteurs de ces fêtes ou de ces drames, de ces catastrophes ou de ces triomphes. Ces spectacles s'adressent à la grande foule. Ce sont des spectacles populaires. Ils s'ouvrent sur le merveilleux et se déroulent dans une illusion dont il ne faut pas rompre le charme... Le feu des projecteurs vide les façades de leur poids. La pesanteur disparaît sous cette lumière irréelle. Ces fenêtres et ces murs sont pareils à ceux que l'on voit en songe. Baignés dans une auréole blanche ou dans une auréole dorée, colorés de bleu ou de rouge, ces monuments reçoivent l'ombre et la lumière suivant d'autres lois que celles du jour et de la nuit. Ces féeries du Son et de la Lumière ne pouvaient manquer de jeter leurs feux sur Vincennes. Mille ans d'Histoire ont laissé leurs traces sur ce château. Avec son donjon et sa chapelle, avec son pavillon du Roi, son pavillon de la Reine, sa galerie rustique et son arc de triomphe, il est un des rares monuments où l'on peut voir une forteresse du Moyen Age s'élever au-dessus des architectures du Grand Siècle. Pour écrire la partition de ce spectacle, il fallait se soumettre à ses servitudes, accepter ses limites et savoir user des chances qu'il nous offre. Tout est convention, dans ces grands ballets de la nuit. André Maurois, le premier, en réalisant le livret du spectacle de Versailles, avait fixé les règles du genre. C'est lui qui a compris et qui nous a fait comprendre qu'il fallait alterner les récits du choeur antique et les voix des personnages illustres qui vécurent dans ces lieux. Avec le Grand Roi lui-même il nous avait fait entendre Bossuet dans la chaire de la chapelle de Versailles et cette voix s'était élevée comme un écho de l'éternité. C'est pour cela que, devant les murs de Vincennes, j'ai cru pouvoir évoquer les voix de Saint Louis, de Charles IX, de Mazarin, du duc d'Enghien et du général Daumesnil. Il faut les écouter avec une âme enfantine, car ce livret n'a pas d'autre but que de raconter un morceau de notre Histoire comme on la raconte aux enfants. A. C.
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...