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Le drame de Vincennes
Chamson André
GRASSET
11,10 €
Épuisé
EAN :9782246807988
Depuis quelques années, des jeux de lumière ont fait surgir de la nuit les plus beaux monuments de l'ancienne France. Le Palais de Versailles et le Palais des Papes, les châteaux du Val de Loire, de Chambord à Chenonceaux, s'illuminent et, devant leurs façades transfigurées, des voix se répondent dans l'espace. Elles évoquent, comme le faisaient les choeurs des tragédies antiques, les événements qui se sont déroulés dans ces lieux. Ce choeur se tait parfois et l'on entend alors ceux qui furent les acteurs de ces fêtes ou de ces drames, de ces catastrophes ou de ces triomphes. Ces spectacles s'adressent à la grande foule. Ce sont des spectacles populaires. Ils s'ouvrent sur le merveilleux et se déroulent dans une illusion dont il ne faut pas rompre le charme... Le feu des projecteurs vide les façades de leur poids. La pesanteur disparaît sous cette lumière irréelle. Ces fenêtres et ces murs sont pareils à ceux que l'on voit en songe. Baignés dans une auréole blanche ou dans une auréole dorée, colorés de bleu ou de rouge, ces monuments reçoivent l'ombre et la lumière suivant d'autres lois que celles du jour et de la nuit. Ces féeries du Son et de la Lumière ne pouvaient manquer de jeter leurs feux sur Vincennes. Mille ans d'Histoire ont laissé leurs traces sur ce château. Avec son donjon et sa chapelle, avec son pavillon du Roi, son pavillon de la Reine, sa galerie rustique et son arc de triomphe, il est un des rares monuments où l'on peut voir une forteresse du Moyen Age s'élever au-dessus des architectures du Grand Siècle. Pour écrire la partition de ce spectacle, il fallait se soumettre à ses servitudes, accepter ses limites et savoir user des chances qu'il nous offre. Tout est convention, dans ces grands ballets de la nuit. André Maurois, le premier, en réalisant le livret du spectacle de Versailles, avait fixé les règles du genre. C'est lui qui a compris et qui nous a fait comprendre qu'il fallait alterner les récits du choeur antique et les voix des personnages illustres qui vécurent dans ces lieux. Avec le Grand Roi lui-même il nous avait fait entendre Bossuet dans la chaire de la chapelle de Versailles et cette voix s'était élevée comme un écho de l'éternité. C'est pour cela que, devant les murs de Vincennes, j'ai cru pouvoir évoquer les voix de Saint Louis, de Charles IX, de Mazarin, du duc d'Enghien et du général Daumesnil. Il faut les écouter avec une âme enfantine, car ce livret n'a pas d'autre but que de raconter un morceau de notre Histoire comme on la raconte aux enfants. A. C.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
L'idée générale de ce livre est qu'on apprend des choses sans s'ennuyer, j'espère. Sur des écrivains, des oeuvres, des personnages, des notions, sur la littérature, en un mot, et même à côté : que la France doit la laitue et le platane à Rabelais, par exemple ; tous les écrivains n'en ont pas fait autant. Et leurs "morts inhabituelles" ! J'ai essayé de varier les façons de raconter : plutôt que d'exposer ce qu'est A la recherche du temps perdu, j'ai cherché ce que ce roman n'est pas. Un article est progressif afin de montrer comment on entre dans un écrivain ("Green"), un autre sert à dire pourquoi on ne lit pas certains chefs-d'oeuvre ("Les Misérables"). Il y a des pour et des contre ("Céline", "La Princesse de Clèves"), certains articles servent à parler d'autre chose que de l'auteur même ("Bourges"), on y rencontre "un des romans célèbres les plus mal écrits de la littérature française". La grande majorité des auteurs est du XXème siècle ; le plus ancien est Villon, le plus récent, Françoise Sagan.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".