Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Échoir
Chambaz Bernard
FLAMMARION
15,20 €
Épuisé
EAN :9782080677662
Depuis Entre-temps, je n'ai pas arrêté d'écrire des poèmes. Pas pu. Je me suis imposé une limite : les 49 de la partie intitulée " Une sombre et pas très douce mélancolie ". J'ai pensé en écrire un millier ou mille et un comme s'il y avait quelque chose à espérer ou à sauver. Tout et rien était prétexte, matière à poème, leurre. Les vers venaient (tombaient) avec une facilité déroutante. J'ai renoncé, redouté la part de folie que cela eût représentée. Après qu'ils ont été le c?ur (le poumon) de notre vie à cinq, j'ai écrit des récits de voyages. En prose et en vers. C'est ainsi. Ce sont les seuls moments où A. et moi sommes au mieux, où la solitude est supportable. Enfin, les fragments d'une espèce d'art poétique essaient d'ouvrir l'horizon quand bien même tout revient à ce vide, " cardo ", point central et extrême, charnière, " time out of joint " d'Hamlet qu'on ne saurait rejointer, remettre à l'endroit, il n'y a pas de miracle pour ça. Echoir est là pour le rappeler. Le 15 janvier 1999, un vendredi, temps plutôt clair, 2379e jour et autant de nuits.
Résumé : Hormis quelques jeux funéraires ou olympiques, rares et réservés à une élite, on n'a guère couru, au sens sportif, avant la fin du XIXe siècle, et c'est seulement depuis une quarantaine d'années que la course est devenue une activité de masse. Notre époque est fascinée par la vitesse et par la forme. Mais on court finalement davantage au cinéma qu'en littérature... Cette Petite Bibliothèque du coureur est donc un livre rare et repose sur un corpus resserré. Elle commence avec Achille, et finit à Honolulu. La course y est fuite ou bond, ivresse et saveur d'enfance. Courir - sujet frivole? Le lecteur n'a-t-il pas quelque chose du coureur, pour l'allégresse qui le pousse en avant, à grandes ou à petites foulées, absorbé par les pages ou la route, sprinteur s'il lit des poèmes, marathonien s'il est plongé dans un gros roman ?
Depuis dix-neuf ans, je n'ai écrit que de biais à"ce sujet". Aujourd'hui j'y reviens. de front, sur la route. La marche à pied ou n'importe quel véhicule auraient fait l'affaire. Mais si je suis à vélo, il doit bien y avoir une raison." Qu'est-ce qui a poussé Bernard Chambaz à traverser les Etats-Unis de la côte Est à la côte Ouest? L'été 2011, dix-neuf ans après la mort de son fils Martin, il repart à sa rencontre. Chaque coup de pédale sur cette terre de mirages et de merveilles l'entraîne et le relance. Sur la route défile l'Amérique, ses scènes de la vie banales et ses destins extraordinaires, les Roosevelt, les Lindbergh, ces soldats de retour d'Irak, ces motards en balade autour de la cité des Anges. Mais une question demeure à laquelle nul n'échappe: qu'y a-t-il au bout du chemin? Bernard Chambaz signe ici son livre le plus ambitieux, entre révélation du quotidien et quête des grands mythes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.