Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
CHANGER L'ECOLE - DE LA CRITIQUE AUX PRATIQUES
CHAMBAT GREGORY
LIBERTALIA
10,00 €
Épuisé
EAN :9782918059424
Des enseignants qui contestent et qui travaillent. Qui ne pataugent pas dans la récrimination, mais construisent autrement le quotidien de leur classe. Qui n'oublient pas non plus ce qu'il y a tout autour de l'école : le quartier, la société, le proche étranger. Ces enseignants - mais aussi ces parents, ces ouvriers d'entretien - témoignent et réfléchissent dans un trimestriel, N'Autre Ecole, ouvertement radical et radicalement ouvert. Comment faire vivre la démocratie à l'école ? Comment sortir de l'évaluation chiffrée ? Comment vivifier les savoirs ? Comment redonner à l'éducation sa perspective émancipatrice ? Ce volume présente, sous forme d'anthologie, quelques-unes des pierres de ce chemin collectif, quelques réponses de praticiens qui vivent leurs idées et construisent, pas à pas, l'école de l'émancipation.
Puisque la répétition est l'art du pédagogue, qu'on nouspermette une nouvelle fois d'insister sur la conviction que lapédagogie s'inscrit inévitablement dans un projet politique etsocial. N'en déplaise à ceux qui s'efforcent cyniquement de lecamoufler ou à ceux qui ont déposé en cour de route cefardeau devenu trop encombrant. En ce qui nous concernec'est en reliant ces deux engagements ? l'action pédagogique etl'action syndicale ? que nous entendons avancer au milieu dela foule de ceux qu'ont rêvé un autre monde." Cantonné à laseule question des moyens ou englué dans l'artificielle querelleopposant "réac-publicains" et pédagogistes, le débat autour del'école est aujourd'hui dans l'impasse. Proposer une relecturedes classiques de la pédagogie et questionner leur actualité à lalumière des enjeux présents est une manière de réactiverl'inspiration qui guidait les éducateurs d'hier. De FranciscoFerrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet,Paulo Freire, Pierre Bourdieu ou Ivan Illich, ce recueilesquisse le bilan d'un siècle de pratiques et de luttes pour uneéducation réellement émancipatrice. Ce parcours pédagogiqueemprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus:l'apport du syndicalisme révolutionnaire, de FernandPelloutier à Albert Thierry, ou l'oeuvre éducative de larévolution libertaire espagnole. Si la postérité a conservé latrace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doitpas nous faire oublier que le combat pour une école de laliberté et de l'égalité fut toujours une pratique collective etsociale.
De l'oeuvre éducative de la Commune de Paris à la dénonciation du fichage informatique des élèves, de la naissance du syndicalisme dans l'éducation aux écoles populaires kanak des années 1980 en passant par les luttes antihiérarchies ou la résistance à la "rééducation" vichyste, cet ouvrage retrace cent cinquante années de luttes et d'insoumission au sein de l'institution scolaire. Enseigner la désobéissance, c'est remettre en question toutes les dominations qui entravent. Est-ce que la liberté peut s'enseigner ? Ce livre l'affirme. Préparer des humains à l'autonomie, à l'égalité, à un monde délivré de toute oppression ne saurait se faire au moyen de l'autorité.
De Montessori aux neurosciences, offensives contre l'école du commun, édition augmentée. On assiste aujourd'hui à une création exponentielle d'écoles privées hors contrat en lien avec une récupération et un détournement des "pédagogies alternatives" . Ce phénomène s'explique par la convergence entre trois mouvances distinctes, mais qui partagent un même rejet de l'école publique : une droite catholique et réactionnaire, un courant néolibéral partisan du "libre choix" des familles et du marché scolaire, et un courant "écologique" cherchant à créer des îlots de pédagogie "bienveillante" . Tous mettent en avant la "méthode" de Maria Montessori et les neurosciences. L'enjeu est bien idéologique : il s'agit de jeter à bas l'idée même d'une école égalitaire et émancipatrice commune à tou·te·s les élèves, au profit d'une vision individualiste et vitaliste de "l'enfant" dont le développement se ferait spontanément, selon des "lois de la nature" .
Résumé : L'extrême droite nourrit une obsession souvent méconnue pour la question scolaire. C'est là, selon Eric Zemmour, que "la bataille culturelle et politique se joue avant tout" . Retour à l'ordre, roman national, élitisme, haine de l'égalité, rééducation de la jeunesse, mise au pas des personnels... au fil des polémiques sur le "grand endoctrinement" et des campagnes de délation des enseignant·es "déviant·es" , la droite de la droite impose sa rhétorique et déroule son programme pour l'école : Autorité, Inégalité, Identité. En remontant le fil de l'histoire, en allant voir du côté de l'étranger (Brésil, Etats-Unis, Hongrie, Turquie) ou en étudiant les villes laboratoires de l'extrême droite française, se lisent les dynamiques et les enjeux de cette contre-révolution scolaire conservatrice qui accompagne et inspire également l'agenda éducatif d'un néolibéralisme de plus en plus autoritaire. Au-delà de la simple posture dénonciatrice, l'ambition de cet ouvrage est de doter d'outils historiques, pédagogiques et politiques celles et ceux qui n'entendent pas abandonner la critique du système éducatif aux seuls discours réactionnaires ni surtout laisser l'extrême droite faire école.
Rediker Marcus ; Guitard Thierry ; Alpi Fred ; Van
Qui étaient les pirates ? Au nom de quel idéal ont-ils hissé leur drapeau à tête de mort, cet énigmatique "Jolly Roger" ? En quoi ont-ils perturbé durablement le commerce colonial et les traites négrières du début du XVIIIe siècle ? Dans cet ouvrage passionnant et novateur, l'historien nord-américain Marcus Rediker raconte une fabuleuse histoire. Celle des quelques milliers de "scélérats" qui refusèrent de se soumettre à l'ordre mercantile et à l'exploitation pour préférer la liberté et la jovialité, dussent-ils le payer de leur vie.
Questionnant les grandes théories critiques (Marx, Ernst Bloch, Guy Debord), s'appuyant sur l'anthropologie, poussant des incursions du côté de la philosophie (Aristote, Agamben, Simondon), invoquant après les romantiques et les surréalistes la fonction vitale de l'imagination créatrice, L'Homme sans horizon dessine les lignes de fuite qui permettent de rouvrir un horizon utopique. Au-delà de l'utopie libérale, aujourd'hui épuisée, de l'utopie sociale qui a été défigurée par les régimes totalitaires, la seule issue possible est de reprendre et faire triompher le rêve ancestral de société sans classe ni Etat. Aujourd'hui où la survie de l'espèce est en jeu, c'est cette espérance qu'il s'agit de réaliser sous peine de voir l'humanité s'effondrer dans la barbarie.
Le capital nous invite sans cesse à lui rappeler à quel point nous l'aimons : "reviens capital, donne-moi du travail, fais couler l'argent dans nos vies ! "Voilà ce qui constitue la base des politiques traditionnelles à gauche : se battre pour le droit au travail. Mais le défi est de mettre la crise à l'envers, casser cet éternel retour à la soumission et dire au capital : nous refusons de devenir des robots à ton service. Il est maintenant temps pour toi de te retirer parce que nous avons autre chose à faire de nos vies. Nous voulons créer un monde qui a un sens." Dans ce petit livre, John Holloway démontre en un raisonnement limpide en quoi l'argent est une forme de lien social bien spécifique, conditionnant toute activité humaine, tendant nécessairement à la souffrance et à la destruction. Sans jargon, il rend évidentes les implications sociales du capitalisme (expansion du capital, rôle de l'Etat et crise de la dette) et engage la construction d'une "nouvelle grammaire" de la révolte.
Connaît-on vraiment l'intensité de l'engagement de Louise Michel (1830-1905) ? Les précédentes anthologies ont eu tendance à cloisonner la richesse et la diversité d'une expression révolutionnaire variée en sélectionnant des formats (poésie, roman, essai) ou en privilégiant son caractère littéraire - aujourd'hui si romantiquement anachronique. Tout en conservant cette diversité et ce souffle singulier, cette anthologie présente la "grande citoyenne" en action à travers un choix de textes souvent inédits. Celle-ci ne cesse de s'engager et de mobiliser en invoquant les spectres de la Commune ou en traçant des horizons radieux, en reliant entre elles les luttes du monde entier, appelant à l'émancipation des femmes, à la compassion parfois, à d'implacables colères populaires souvent.