Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Kalonymus Shapiro. Rabbin au Ghetto de Varsovie (1889-1943)
Chalier Catherine
ARFUYEN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782845901643
Une courte biographieRabbi Kalonymus Kalmish Shapiro naquit dans la ville de Gordzisk en 1889 dans une famille qui comptait de grands noms du hassidisme parmi ses membres, tels Rabbi Elimelekh de Lyshansk (1717-1787), le Voyant de Lublin (1745-1815) et le Maggid de Kozienice (1733-1814).Très tôt orphelin de père, il est éduqué par Rabbi Yerakhmiel Moché de Koznitz dont il épousera la fille à l'âge de quinze ans. A la mort de son beau-père, il lui succède comme rabbin hassidique de la communauté de Piaseczneh, un faubourg de Varsovie. Après la première guerre mondiale, il devient Rabbin dans la capitale polonaise tout en continuant d'exercer sa tâche à Piaseczneh.C'est à Varsovie qu'il fonde en 1923 la plus grande maison d'étude hassidique de l'époque, la Yechiva Daas Moché, alors que la sécularisation a déjà mis son empreinte profonde sur la jeunesse juive, l'éloignant ainsi des études traditionnelles et d'un mode de vie séculaire. Les socialistes luttaient contre la pauvreté des communautés juives et pour une fraternité universelle, les sionistes prônaient le retour sur la terre des ancêtres en Palestine et les bundistes une émancipation des travailleurs juifs dans un cadre socialiste. Les forces vives de la jeunesse juive se détournaient donc souvent de l'étude de la Torah et du Talmud, qu'elle se fasse sur un mode hassidique ou sur celui de ses opposants, les mitnagdim, et R. Kalonymus Shapiro lutte activement contre la crise spirituelle qui s'ensuit.Il a des propos d'autant plus sévères à l'égard de ceux qui transgressent le Chabbat, cessent de respecter la Loi, négligent d'étudier, etc. que le milieu hassidique n'était pas indemne à cet égard. Mais c'est surtout positivement, par son enseignement et son propre témoignage, qu'il transmet un visage du judaïsme hassidique capable de reconquérir quelques uns de ceux qui s'éloignent et d'inciter ceux qui restent fidèles à persévérer et à progresser encore. Dans sa Yechiva, les jeunes gens étudiaient la Halakba (Loi juive), le Talmud et ses commentaires ainsi que les livres et les coutumes hassidiques. Ils devaient revêtir l'habit traditionnel des hassidim.Il consacre en effet sa vie à l'étude, à la prière et à la direction spirituelle des Hassidim comme en témoigne son petit livre, Bnéï Marchavah Tova (Fils de la bonne pensée), qui prodigue des conseils à des jeunes gens plus désireux d'élévation spirituelle que d'étude érudite. Réunis en une société fraternelle, ceux-ci se rencontraient pour étudier et prier, mais aussi pour chanter et danser, pour se parler et partager une quête qui ne leur épargnait pas d'affronter un monde souvent difficile, économiquement, socialement et religieusement.
Résumé : Les sources bibliques relatives aux rites concernant la pureté et l'impureté attestent que la pureté fut anxieusement cherchée dans le judaïsme ancien comme une façon de faire prévaloir les forces de la vie sur celles de la mort. Pureté et impureté, dont les modernes retiennent surtout les aspects anthropologiques, moraux et politiques, ne sont donc pas pensées comme des essences violemment exclusives l'une de l'autre. Il s'agit de forces en devenir qui peuvent s'altérer l'une l'autre. De nos jours, le désir de plaider la cause censée bénéfique des mélanges, en substitut d'une pureté jugée figée et menaçante, n'a-t-il pas cependant sa part d'illusions néfastes et destructrices ? Inversement, le souci de pureté défendu avec une âpreté redoutable et terrible, induit le désir de nier le devenir, de vouloir effacer les aléas de l'histoire et d'en réparer les tares. D'où son fanatisme. Dès lors, il faut analyser "l'autre pureté", une pureté animée par une tension créatrice et altérée par les mélanges qui lui permettent de veiller à l'oeuvre de la création et de faire grandir la vie, en soi et en autrui, sur tous les plans où elle s'exprime.
Résumé : Tandis que la philosophie occidentale privilégie le sens de la vue, la tradition hébraïque, dit-on, valorise plutôt l'écoute : lorsque les hommes sont attentifs à l'appel de Dieu, ils doivent en effet renoncer à Le voir et à Le représenter. Pourtant, cette idée d'un partage des sens entre Athènes et Jérusalem, entre le regard et l'écoute, s'avère contestable. Prenant le contre-pied de ce lieu commun, Catherine Chalier montre comment se dessine dans la Bible la nécessité de voir pour entendre et d'entendre pour voir - car seule la Voix lovée au c?ur du visible le rend perceptible dans sa pleine vérité. Une telle intrication entre le regard et l'écoute nous permet d'approcher la connivence profonde, dans la tradition hébraïque, entre le sensible et le spirituel. Eprouver cette relation au vif de sa chair, c'est s'éveiller à une vie des sens animée par la proximité de l'invisible Voix créatrice. Lorsque la déchirure entre les sens et l'esprit se trouve ainsi dépassée, l'homme est amené à découvrir l'unité cachée à l'?uvre dans toute réalité, et à s'orienter vers cette Altérité indicible.
Résumé : Témoin de l'emprise ténébreuse des idéologies qui ont présidé à tant de tragédies de ce siècle, Emmanuel Lévinas appelle à un éveil et à un dégrisement éthiques indissociables de la tâche de penser la priorité de l'autre. Pour lui, la philosophie ne peut trouver le chemin de cette orientation ultime sans se rendre attentive à la source hébraïque de la pensée. Une tension entre le mode grec de réflexion et la fidélité à la voix des prophètes anime donc son ?uvre. Ce livre montre comment elle autorise un bouleversement des concepts destinés à dire l'humain autrement.
Résumé : Remercier et rendre grâce, en pensée, en parole et en acte, est souvent difficile. Notamment pour ceux que le malheur personnel épargne ou au contraire pour ceux qui sont trop éprouvés. Comment donc une vie à première vue condamnée à ignorer ce sentiment de gratitude peut-elle donc le découvrir, soudain ou peu à peu ? La crise sanitaire mondiale du printemps 2020 peut-elle jouer un rôle dans cette découverte ? Comment penser que la gratitude reste si souvent un tourment ? Pourquoi certaines personnes estiment-elles que celui qui remercie atteste son infériorité, par rapport à celui qu'il remercie ? Probablement parce que remercier place dans une position où les êtres humains affrontent une asymétrie entre eux. Reconnaître cette asymétrie, la voir comme une fragilité, mais aussi une richesse, voilà le chemin philosophique et spirituel que propose dans ce beau texte la philosophe Catherine Chalier.
Résumé : On prétend parfois que l'" homme occidental " serait le seul être humain pouvant vivre sans mythes. Il n'en est rien. A l'aune d'une lecture inédite de l'Ancien Testament, Ron Naiweld nous plonge dans ce grand mythe, support de la rencontre, fondatrice pour l'Occident, de la Bible et de la philosophie. Contre le récit traditionnel d'un dieu créateur unique et tout-puissant, sa lecture fait émerger une autre histoire. Son héros est un dieu motivé par le désir d'être reconnu comme tel par les hommes. Avec le temps et au contact des empires assyrien, babylonien et perse, le dieu développe son intelligence politique. Il apprend la puissance du peuple, l'utilité de l'ordre impérial et, de sa rencontre avec la pensée grecque, l'intérêt de l'idée monothéiste. Mais c'est avec saint Paul qu'il assouvit pleinement son désir. En suivant pas à pas l'histoire de ce dieu, cet essai fascinant montre comment, à force de torsions, de relectures, d'appropriations, le mythe d'un peuple marginal dans la fabrique culturelle du monde ancien est devenu l'un des mythes fondateurs de la civilisation occidentale. Comment Yahvé est devenu Dieu.
Un récent ? et remarquable ? ouvrage de Sylvie Germain nous a permis de renouer avec la figure tragique d'Etty Hillesum, cette intellectuelle juive hollandaise morte dans les camps après s'être dévouée, dans le camp de transit de Westerbork, à ses frères raflés et promis à la mort. À côté de cet acte de foi d'une femme à un autre femme, d'une romancière à une martyre, l'ouvrage du jésuite Paul Lebeau apporte une autre vision, plus biographique et érudite mais non moins fervente. Ponctué d'émouvantes photos (d'Etty, de ses proches), basé sur une lecture patiente des 800 pages laissées par Etty Hillesum (dont certaines traduites pour la première fois), ce livre reconstitue la trame de ses angoisses et de son cheminement intellectuel ; un parcours intérieur nourri de philosophie et de contemplation esthétique auquel une "révélation" mystique donnera son sens, et la mort à Auschwitz en 1943 son couronnement tragique et sacrificiel. Un ouvrage précieux pour découvrir et approfondir la connaissance de cette s?ur d'Anne Frank et d'Edith Stein. --François Angelier
De 1941 à 1943, à Amsterdam, une jeune femme juive de vingt-sept ans tient un journal. Le résultat : un document extraordinaire, tant par la qualité littéraire que par la foi qui en émane. Une foi indéfectible en l'homme alors qu'il accomplit ses plus noirs méfaits. Car si ces années de guerre voient l'extermination des Juifs en Europe, elles sont pour Etty des années de développement personnel et de libération spirituelle. Celle qui note, en 1942, " Je sais déjà tout. Et pourtant je considère cette vie belle et riche de sens. A chaque instant. ", trouve sa morale propre et la justification de son existence dans l'affirmation d'un altruisme absolu. Partie le 7 septembre 1943 du camp de transit de Westerbork, d'où elle envoie d'admirables lettres à ses amis d'Amsterdam, Etty Hillesum meurt à Auschwitz le 30 novembre de la même année.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.