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Le monde de la prostitution. De la violence à l'illusion Tome 3
Chaleil Max
PARIS
26,00 €
Épuisé
EAN :9782846213462
Ce Tome III complète les Tomes I et II avec lesquels il s'articule, formant à l'arrivée une encyclopédie de la prostitution, sauf qu'il s'agit ici de s'interroger sur sa réalité imaginaire et fantasmatique. La 1ère partie : La prostituée comme imaginaire et création, s'attache à l'histoire complexe des relations qui, depuis l'Antiquité, existent entre création et prostitution, tant dans le domaine de la littérature, de la chanson, de l'art, que du cinéma. Le chapitre sur la littérature traite d'une période couvrant 2000 ans, qui va d'Aristophane à Plaute, de Martial à Pétrone, des fabliaux à Villon, de Régnier à l'abbé Prévost, de Balzac à Maupassant, de Céline à Bataille,... comme de L'Arétin à Cervantès, de Shakespeare à Defoe, de Tolstoï à Brecht, de Steinbeck à Anaïs Nin, de Moravia à Conolly... Le chapitre sur l'art embrasse un vaste panorama, des fresques de Pompéi à Cranach, de Vermeer à Hogarth, de Manet à Toulouse-Lautrec, de Van Gogh à Picasso, de Grosz à Dix, de Van Dongen à Valadon, de Derain à Foujita... Le chapitre sur le cinéma aborde l'histoire du 7e art de Pabst à Fellini, de Bunuel à Misoguchi, de Renoir à Godard, de Carné à Coline Serreau, de Russell à Clint Eastwood... La 2ème partie : Les troubles appétits de la chair, du corps fantasmé au corps profané, est une réflexion sur la fascination que la prostituée exerce sur les hommes, moins sans doute au plan du désir sexuel qu'à celui du fantasme, de la névrose et de la violence. Suit un épilogue : Pour en finir avec ce qui ne finira pas, qui s'interroge sur l'éternelle ambiguïté entre l'élan des sens et l'amour vénal et sur l'infériorisation des femmes d'une bonne partie de l'humanité. Le Tome III se termine sur une importante bibliographie.
S'il existe de nombreux livres traitant de la prostitution, chacun s'attachant généralement à un aspect du problème, aucun ne présente une synthèse aussi large et aussi documentée, qui vise à comprendre un monde complexe souvent abordé de façon superficielle sinon convenue. De le démystifier afin de permettre à un large public de mesurer l'histoire et l'actualité de la prostitution à une époque où le trafic sexuel s'intensifie, plus inhumain que jamais et où de nouvelles formes de prostitution apparaissent. Ce livre s'articule en cinq parties, plus une introduction, un épilogue, une importante bibliographie, un index, l'ensemble constituant une Encyclopédie de la prostitution composée de deux tomes. Le tome 1 comporte trois parties : ? Histoire de la prostitution. Un panorama qui s'étend de Solon l'Athénien à aujourd'hui. ? Les mots de la prostitution. Un dictionnaire de plus de 3000 mots désignant la prostituée hier et aujourd'hui, mais aussi le proxénète, le client et les lieux de prostitution. ? L'exploitation sexuelle : entre proxénètes et clients. Une approche sociologique, sexuelle, économique et humaine de la prostituée (et du prostitué) abordée dans son quotidien de femme marginalisée. Le tome 2 comporte deux parties : ? La prostitution comme imaginaire et création. Une histoire mal connue des relations qui, depuis l'Antiquité, existent entre création et prostitution. Le chapitre sur la littérature traite d'une période allant d'Aristophane à Villon, de Mathurin Régnier à l'abbé Prévost, de Balzac à Maupassant, de Céline à Bataille, mais aussi de L'Arétin à Cervantès, de Shakespeare à Tolstoï, de Brecht à Steinbeck, de Moravia à Conolly... Le chapitre sur l'art embrasse un vaste panorama, des Fresques de Pompéi à Cranach, de Vermeer à Hogarth, de Manet à Toulouse-Lautrec, de Van Gogh à Picasso, de Grosz à Foujita... Le chapitre sur le cinéma aborde l'histoire du 7ème art de Pabst à Fellini, de Bunuel à Mizogouchi, de Renoir à Godard, de Carné à Mocky, de Scorsese à Clint Eastwood... ? Les troubles appétits de la chair : du corps fantasmé au corps profané. Une interrogation sur la fascination que la prostituée exerce sur les hommes, moins sans doute au plan du désir sexuel et de la violence qu'à celui du fantasme et de la névrose.
Ce récit est l'itinéraire d'un enfant du Danube qui, entre 1932 et 2010, traversa divers moments de l'Histoire : de la Hongrie féodale d'avant-guerre au régime fasciste allié à l'Allemagne nazie, de l'occupation allemande et la liquidation des Juifs au siège de Budapest, de l'arrivée des Russes à l'instauration, en 1945, d'une "démocratie populaire" totalitaire. Jeunesse difficile où l'adolescent, pénalisé par ses origines bourgeoises, se voit refuser l'accès à l'Université et devient manoeuvre puis ouvrier. Un quotidien alors fait de grisaille, de propagande, de frustrations et de rêves de liberté. En octobre 1956, Budapest soudain s'insurge. Zoltan participe aux combats et à l'espoir démocratique. Mais le 3 novembre, l'armée russe entre dans la capitale et écrase la révolution. Zoltan et quelques-uns de ses amis réussissent à franchir la frontière autrichienne et se retrouvent à l'Ouest. Arrivé en Belgique, il s'inscrit à la faculté de Médecine de Louvain, tout en travaillant pour subsister. Passionné par la psychanalyse depuis son enfance, il obtiendra une licence de psychologie. Après un séjour au Congo comme professeur pour l'UNESCO, il rejoint l'Ecole belge de Psychanalyse et se lie avec Jacques Schotte, René Micha, Octave Mannoni, Jean Oury ou Félix Guattari, avec lesquels il travaillera sur le projet du Snark, institution thérapeutique non répressive accueillant des adolescents difficiles. Il s'intéresse à Jacques Lacan qu'il rencontre à maintes reprises, et crée, en 1984, avec des amis, le Questionnement psychanalytique. Récit d'une vie, d'un combat incessant, d'une revanche, mais aussi histoire d'une désillusion que ne tempérera pas, en 1995, la remise, par son pays, de la médaille des Héros ; en effet, Zoltan découvrira que deux de ses plus proches amis, travaillant pour la police secrète hongroise, l'avaient surveillé de 1960 à 1989. Défenseur acharné de l'Europe et de la démocratie, il meurt à Bruxelles le 13 décembre 2010, à l'aube de la présidence hongroise.
Vénus la Populaire ou Apologie des Maisons de Joie de Bernard de Mandeville, publié en Angleterre en 1724, est traduit en français dès 1727. Incisif et sarcastique, à l'image de ses autres écrits satiriques sur les moeurs et les vices de son époque, il pose des questions encore débattues aujourd'hui : faut-il légaliser et organiser la prostitution ou la combattre ? Pour Mandeville, qui aspire à une débauche publique contrôlée gérée par des ecclésiastiques et des laïcs, " le commerce avec les femmes publiques est moins criminel en lui-même et moins préjudiciable à la Société, que les débauches commises avec d'autres femmes ou filles ", idée déjà défendue dans l'Antiquité. Médecin, Mandeville sait bien que l'homme est en proie aux passions. Aussi, se moque-t-il des Réformateurs anglais qui, en s'illusionnant sur la modestie et la vertu, ont fermé les maisons, persécuté les filles de joie, ce qui a engendré des désordres et aggravé la corruption des moeurs. À l'inverse, il propose une prostitution maîtrisée au sein de lupanars qualifiés de " Temples à Vénus la Populaire ". Thèse reprise en 1770 par Restif de la Bretonne et qui dessine le système règlementariste mis en place par Napoléon en 1805. L'institution des maisons closes qui se généralisera dans toute l'Europe, durera jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, mais perdurera sous diverses formes dans de nombreux pays. Voici trois siècles, Mandeville mettait en avant les justifications toujours utilisées par les réglementaristes : bonne tenue des maisons, supervision policière, hygiène et surveillance médicale. Il envisage aussi l'élimination des courtisanes dites " ambulantes " qui seraient emprisonnées ou déportées aux colonies, ce qui préfigure les débats du XIXe siècle entre soumises et insoumises, filles de maisons et filles de rues. Balayant d'un revers de phrase les objections religieuses, il estime que son système produira plus de bien que de mal, l'essentiel étant d'éviter la corruption du corps social tout entier. Les partisans du néo-réglementarisme et les tenants du libéralisme généralisé qui revendiquent le libre exercice de la prostitution dite volontaire, pourront méditer sur la fortune des utopies.
Résumé : La vie de Léonce Chaleil, un homme de la terre, qui a été tour à tour maçon, puis agriculteur et maraîcher, dans une petite commune du Gard qu'il n'a jamais quittée. Il est né en 1907 à Brignon, entre Alès et Nîmes, il s'est marié et y a élevé ses enfants. Sa vie est celle d'un paysan ordinaire, et son récit a été recueilli et organisé par son fils Max, qui a ainsi voulu témoigner de ce destin exemplaire. Il raconte dans le détail, avec une chaleur et un brio étonnant, cette existence simple : les débuts proches de la misère, le travail à la scierie et l'épargne, le café, la conscription, le mariage, le repas de noces, les enfants, la vie villageoise et les fêtes, les cultures, les semailles et les gelées, le cochon et les moissons... Tout un monde revit - un monde qui est au c?ur de chacun de nous ?
Inlassablement, Lautrec observe tout ce qui, de 1885 à 1901, tourbillonne, s'agite dans les courses, les vélodromes, les cirques, les cafés concerts, les bals de Montmartre, les théâtres, les endroits où le nu peut se mouvoir en toute liberté. Une énorme production de près de quatre cents lithographies et affiches, des milliers de croquis, de dessins et quelques centaines de peintures, est le résultat d'un travail acharné. Mais, brûlé par la vie, à trente-sept ans, en pleine lucidité de son esprit, peignant jusqu'à l'extrême limite de ses forces, Lautrec s'éteignait, mourant d'épuisement." Dans la première biographie parue sur Toulouse-Lautrec, en 1926, et jamais rééditée depuis, son ami Maurice Joyant ranime la figure de celui qu'il a rencontré au lycée. Fidèle de l'homme, il voyage et sort beaucoup en sa compagnie, mais sert aussi son art qu'il s'emploie à faire connaître, en organisant des expositions, puis en dressant son catalogue et en étant à l'origine du don des oeuvres du peintre à la ville d'Albi pour son musée. Nourrie de nombreux courriers personnels, de confidences et d'anecdotes intimes de Toulouse-Lautrec, cette riche biographie conte comment ce singulier petit homme au grand talent va gagner l'auréole d'une légende ; une légende "résolument moderne".
Fruit d'une vingtaine d'années de recherches sur le rôle joué par les protestants français durant la Seconde Guerre mondiale, ce livre s'efforce de dégager la spécificité de leur contribution. Beaucoup s'illustrèrent très tôt dans la Résistance et le secours aux opprimés, un engagement dicté par leur foi et par leur passé de réfractaires et de proscrits. Le rapprochement camisards et maquisards fut souvent effectué dans le Midi cévenol et l'exemple de Marie Durand les inspira certainement. Une approche analytique fait de cet ouvrage un précieux dictionnaire à triple entrée. On y trouve en effet une centaine d'articles rédigés à partir de mots-clefs (Maquis, Cimade...), de grands thèmes (Résistance, Non-Violence...), de lieux de mémoire et de nombreux témoignages, comme sur le général de Gaulle, qui offrent un solide panorama de la période. Puis, un répertoire biographique rassemble 1 500 personnes, des plus célèbres (le pasteur Boegner, André Philip, Bertie Albrecht, Jean Cavaillès, André Trocmé...) aux héros ordinaires qui, bien souvent, payèrent de leur vie leur fidélité à un idéal. Enfin, un index recense les lieux, les réseaux et les organisations de résistance où se sont illustrées les personnes citées. Une importante contribution à la connaissance d'une période mal connue, par un historien du protestantisme français, lui-même acteur des dramatiques événements qu'il décrit.
Si Chantal connut une enfance heureuse, notamment auprès de sa grand-mère maternelle, sa jeunesse va très vite s'avérer difficile. Dévoré par la passion du jeu, son père engloutira la dot maternelle, ce qui entraînera la séparation des parents. Ballottées, Chantal et sa s?ur Mathilde grandissent sans véritable vie familiale, leur mère se consacrant à son école d'équitation et la compagne de leur père ne les appréciant guère. Leur tante les recommande à une assistante sociale qui les place dans une institution religieuse, en réalité une maison de correction. Quand leur mère les en arrache, c'est pour les entraîner en Allemagne où elle s'est portée travailleuse volontaire. Fin 1942, elles se retrouvent à Bad Cannstatt, dans la banlieue de Stuttgart, et sont embauchées à l'usine Rossler. Chantal y découvre les baraquements des prisonniers russes, polonais, ukrainiens, français, la promiscuité, la quête de nourriture, les jalousies, l'amitié, les premiers flirts. Mais bientôt les bombes s'abattent sur l'Allemagne. C'est le moment que choisit leur fantasque de mère pour regagner la France, en laissant ses filles en otages. Dortmund, Cologne, Düsseldorf, Hambourg, Hanovre, Francfort, Berlin... les unes après les autres, les villes s'embrasent, et quand Stuttgart est frappée encore une fois, Chantal doit apprendre à survivre au milieu des ruines et des morts. En 1944, leur mère revient, abandonnant la France qui se libère, car elle craint des représailles. Elle gagne l'Autriche, tandis que Chantal, fuyant les combats, décide de rentrer en France avec Marc, son compagnon de travail. Empruntant des trains de marchandises, ils arrivent à Paris au printemps 1945. Chantal, malade, désespère, mais miraculeusement elle croise Yvonne, une compagne de baraquement, qui l'amène dans sa famille et la remet sur pied. Elle retrouvera sa s?ur, sa mère, son père même, mais désormais elle a rompu les ponts et veut être libre. Un récit prenant où l'humour vient sans cesse corriger le drame.
'Nary, rescapée du génocide cambodgien' est le bouleversant témoignage d'une jeune femme de la haute bourgeoisie khmère qui survécut à la révolution communiste et au génocide qui, en trois ans, causa la mort de près de deux millions de Cambodgiens, soit le quart de la population ! Nous sommes en 1975, " l'année zéro " qui, selon Pol Pot, marquait le début d'une ère nouvelle, mais, en fait, entérinait la mainmise sur le pays par un régime despotique et sanguinaire. Sitôt Phnom Penh prise par les khmers rouges, jeunes soldats incultes et fanatisés, les habitants de la capitale, comme toutes les populations citadines, sont déportés vers les campagnes pour y être rééduqués. Tous les cadres de la nation, les élites qui parlent français, les fonctionnaires, les diplômés et les intellectuels, mais aussi les minorités chinoises et musulmanes, sont déportés, affamés, torturés, éliminés. Durant cette période tragique qui ne le cède en rien aux massacres nazis et staliniens, Nary a pris des notes qu'elle a pu dissimuler tout au long de sa captivité dans les camps de travaux forcés et conserver lors de son évasion jusqu'à son asile en France. Nary, rescapée du génocide cambodgien est une minutieuse reconstitution effectuée par Sophana, la fille de Nary, à partir du journal et des souvenirs de sa mère, correspondances, croquis et photos d'époque ainsi que de témoignages oraux de personnes qui l'ont croisée sur les chemins de la déportation et de l'horreur. Trois générations de femmes rescapées apparaissent dans cette longue marche vers la mort où l'espoir, néanmoins, ne sombre jamais tout à fait : la grand-mère, la mère et sa fille qui, jour après jour, résistent. Ce livre vaut pour l'éclairage qu'il apporte sur un moment de l'histoire longtemps occulté et qui, aujourd'hui où le procès des bourreaux est en marche, refait surface. En décrivant la chute du royaume khmer, berceau d'une vieille civilisation religieuse qui semblait à l'abri des idéologies dévastatrices du XXe siècle, il s'interroge enfin sur le combat pour la défense des libertés et des valeurs spirituelles face aux forces du mal. Une vision sans complaisance sur un des drames les plus sanglants de notre histoire immédiate. Près de 150 photos, dont de nombreuses inédites, accompagnent ce témoignage dans trois cahiers hors texte.