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Le laisser-aller des éliminés. Lettres à l'abbé Coutant suivies de Comment j'ai connu Gaston Chaissa
Chaissac Gaston ; Danchin Laurent
TEMPS IL FAIT
18,00 €
Épuisé
EAN :9782868536297
Gaston Chaissac, peintre d'une rare originalité, faisait oeuvre d'art de toutes choses : pierres, souches d'arbres, outils hors d'usage et autres débris inutiles qu'il transfigurait à sa fantaisie. Avec le temps, il est devenu une sorte de notable de l'art brut, pour les critiques et les amateurs. Découvert par Jean Paulhan et Raymond Queneau, il fut aussi un écrivain remarquable. Son oeuvre littéraire, innombrable et facétieuse, est principalement constituée de sa correspondance : des milliers de lettres envoyées chaque jour depuis son village vendéen à toutes sortes de correspondants, notoires ou inconnus, auxquels il relatait les "nouvelles locales choisies parmi les moins sensationnelles", ne leur épargnant pas les "idées contradictoires". Ce volume groupe une quarantaine de ces lettres, adressées de 1948 à 1950 à l'abbé Coutant qui envisageait de devenir lui aussi artiste-peintre. Outre la savoureuse chronique villageoise, on y trouvera les surprenants avis du "marmiton de l'art brut " (comme il se nomme lui-même) sur la peinture et sur la religion.
Résumé : Au coeur des systèmes d'informations se trouvent les bases de données relationnelles, outils informatiques incontournables. Pour les comprendre, mieux les appréhender, voire les utiliser, nous avons choisi d'allier expériences professionnelles et pédagogiques. Cet ouvrage s'adresse donc aux étudiants de BTS-SIO, d'IUT informatique, de classes préparatoires et d'écoles d'ingénieurs, mais également aux développeurs débutants utilisateurs des SGBDR et de leur langage SQL. Chaque étudiant retrouvera les éléments de son programme, de la théorie relationnelle à la mise en oeuvre de SQL, avec de nombreux exercices d'entraînement. Pour aller plus loin, les questions rencontrées lors d'une pratique professionnelle sont aussi abordées. En complément, vous trouverez sur le site sqlparexemple l'ensemble des exercices corrigés et les éléments techniques dont vous aurez besoin.
Chaissac Gaston ; Dubuffet Jean ; Brunet Dominique
Grâce aux quatre-cent-quarante-huit lettres qui composent la correspondance échangée par Gaston Chaissac et Jean Dubuffet entre 1946 et 1964, on est à même aujourd'hui de prendre la mesure de cette relation sur laquelle on a beaucoup écrit, beaucoup glosé, souvent dans l'ignorance de ce qu'elle avait été réellement. Comment aurait-il pu en être autrement en l'absence de ce corpus, encore incomplet, mais suffisamment riche pour cerner la personnalité de ces deux hommes, en apparence, si dissemblables ? Dubuffet, qui se passionne depuis 1945 pour l'art des fous et des autodidactes, est - au moment où il découvre Chaissac - en pleine élaboration de son concept d'art brut dont il publiera le «manifeste» en 1949. Il se montre aussitôt ébranlé par l'originalité de cet inconnu, rencontré grâce à son ami Jean Paulhan, croyant avoir trouvé en lui un spécimen de l'homme du commun. Chaissac, qui, de sa Vendée conservatrice, lui envoie des lettres et des ?uvres dans lesquelles abondent la trouvaille formelle, le rapprochement imprévu des formes et des mots, l'audace et la spontanéité, a de son côté écrit et publié en 1946 une page sur «La peinture rustique moderne», proche des préoccupations de celui qui va devenir son ami. Dubuffet continuera cependant d'associer Chaissac à l'art brut, lequel se jouera de cette étiquette aussi souvent qu'il s'en agacera, comme le montrent certaines lettres publiées ici. Stratège fin et ombrageux, s'interrogeant sans cesse sur le bien-fondé de ses entreprises, Chaissac est tout sauf un autodidacte et un naïf. Si cette correspondance, véritable dialogue d'homme à homme, de créateur à créateur, souligne les différences d'origine, de formation, de manière de vivre des deux artistes, elle laisse à voir également tout ce qui les réunit. Un même goût pour la transgression, qu'elle soit d'ordre verbal ou pictural, un même rejet de la banalité et du tout-prêt, un même esprit inventif et expérimentateur qui ne trouve à s'épanouir que dans la création.
En présentant ces quelques poèmes Hippoboscaliens au public il n'est peut-être pas de trop que celui-ci soit prévenu qu'ils sont d'un homme qui obéit aux épluchures et qui est culotté à la hussarde en velours côtelé. "Leur auteur peint des tableaux qui représentent à la fois des empreintes d'épluchures (ce qui le fait leur obéir) et des portraits. "Ces poèmes se défendront tout seuls s'ils le peuvent et si le lecteur rigole de moi parce que je les ai écrits, je m'en réjouirai car lorsqu'on rit de quelqu'un, c'est bien qu'on ne lui veut pas de mal."
Mécompris, censuré, tout ensemble adoré et haï, le recueil des Petites pièces philosophiques (Operette morali) apparaît comme le revers implacable du lyrisme des Canti. Leopardi, négligeant dédaigneusement l'arsenal romantique, y déploie les ressources d'une prose à la fois délicieuse et terrifiante, dont la littérature européenne offre bien peu d'exemples. Dans ce petit théâtre philosophique, fiévreusement élaboré au début du XIXe siècle, le nihilisme moderne semble naître tout armé. Schopenhauer, Nietzsche, grands lecteurs de Leopardi, creuseront ce sillon ; d'autres suivront celui du Désir. Grosses d'un désespoir qui est déjà le nôtre, ces pièces témoignent aussi de la littérature comme activité frivole et nécessaire, comme exercice presque joyeux du sens contre le rien.