Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les frises à guirlandes d'Aphrodisias de Carie
Chaisemartin Nathalie de ; Smith R-R-R
AUSONIUS
55,00 €
Épuisé
EAN :9782356135858
Héritiers du grand atelier de Pergame, les sculpteurs d'Aphrodisias de Carie, exploitant à l'époque impériale les marbres et le minerai de fer locaux, produisent pour diffusion autour de la Méditerranée des statues, mais aussi des éléments architecturaux, des panneaux et des frises historiés, les zôdia aphrodeisiaka attestés par l'épigraphie. L'ouvrage présente l'étude des 409 blocs de frise ionique sculptée découverts sur le site depuis les fouilles de G. Jacopi en 1937 jusqu'à celles de K. Erim au théâtre (30-27 a.C.), au temple poliade d'Aphrodite (milieu Ier s.), à la Basilique civile (dernier tiers du Ier s. p.C.), à l'Agora civique (1' quart du n` s. p.C.), à l'Agora Gate (milieu du u°s. p.C.) et surtout à l'Agora sud ou le Portique de Tibère septentrional (19-27 p.C.) déploie sur 200 m ne frise à 226 masques scéniques et têtes humaines, unique dans le monde gréco-romain. Elle offre des modèles de têtes statuaires des opera nobilia du classicisme grec de Polyclète à Lysippe, des masques liés aux trois genres du théâtre grec, enfin 42 têtes-portraits d'Alexandre et des souverains et chefs de guerre hellénistiques. L'ensemble révèle un programme iconographique lié à la thématique du gymnase, l'Agora sud étant identifiable au début de la période romaine à un terrain de sports muni d'une vaste piscine centrale et d'une piste de course couverte ou xyste selon Vitruve. La restitution séquentielle de la frise permet d'observer comment ce travail collectif était réparti et comptabilisé entre plusieurs équipes de sculpteurs, formant compagnons et apprentis à la reproduction de têtes du répertoire statuaire. Dans cette cité hellénisée étroitement liée depuis Sylla au pouvoir romain, le patronage d'Aphrodite identifiée à la mère d'Enée explique l'omniprésence des frises ioniques à guirlandes, emblèmes de la divinité garante de la cohésion et de la paix du monde selon l'idéologie du Principat d'Auguste. Sa valeur panégyrique manifeste la concorde de la communauté civique au sein de la paix romaine, mais la frise à guirlandes se diffuse aussi au sein du décor architectural de bon nombre des cités impériales de Grèce d'Asie.
Préface de Guillaume Durand.Dans tous les voyages initiatiques de l'adolescence une place fondamentale est réservée à l'Italie: Rome, Florence, Naples, Sienne, Venise. Mais bizarrement dans ce passage obligé de la culture occidentale, Ferrare, la ville de l'Arioste, du Tasse, où oeuvrèrent les plus grands architectes et peintres de la Renaissance, est souvent ignorée, évitée, presque méprisée. Cette ville fut pourtant au XVe et au XVIe siècle un foyer artistique et culturel important de l'humanisme, elle accueillit Juifs expulsés d'Espagnes et Protestants pourchassés par l'Église, mais prise par les armées du pape Clément VIII en 1598, une chape de plomb s'abattit sur Ferrare qui fut oubliée.Or c'est une exception assez incroyable dans la constitution des grandes villes de la péninsule. À la Renaissance, le duc Hercule Ier d'Este inspira un plan d'urbanisme tout à fait original pour l'époque avec de larges avenues et de grandes places qui tranche totalement avec le reste de l'architecture italienne de l'époque et anticipe la modernité.De nos jours, plusieurs expositions de mise en valeur de son patrimoine se sont succédé tant au palais des Diamants qu'à la Galleria Estense de Modène, mais l'histoire de Ferrare et ses apports dans la construction de la culture européenne contemporaine sont encore méconnus d'un large public.Pourtant cette ville a inspiré Giorgio de Chirico pour ses peintures métaphysiques, et de nombreux écrivains dont Giorgio Bassani, en particulier dans son livre mis à l'écran, Le Jardin des Finzi Contini.
Albera François ; Bindé Joséphine ; Chaizemartin J
Lorsque nous pourrons photographier les êtres qui nous sont chers, non dans leur forme immobile, mais dans leur mouvement, dans leur action, dans leurs gestes familiers, avec la parole au bout des lèvres, la mort cessera d'être absolue." La Poste, 30 septembre 1895.