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Gentrifications
Chabrol Marie ; Collet Anaïs ; Giroud Matthieu ; L
AMSTERDAM
23,00 €
Épuisé
EAN :9782354801458
Hipsters, bobos, yuppies, gentrifieurs... Les termes ne manquent pas pour qualifier les nouvelles populations qui s'approprient les quartiers centraux anciens de certaines métropoles au détriment des habitants populaires. Mais cette profusion empêche de comprendre le phénomène : comment dépasser les oppositions binaires entre gentrifieurs et gentrifiés ? Quels sont les moteurs, les logiques et les enjeux de la gentrification ? Est-elle vraiment inéluctable ? Ancrée dans des contextes précis - historiques et géographiques, économiques et politiques -, elle s'incarne dans des bâtiments, des commerces, des groupes sociaux, des pratiques et des esthétiques propres aux lieux dans lesquels elle se déroule. Pour cette raison, elle est irréductible à une mécanique simple et identique d'une ville à l'autre, d'un quartier à l'autre. A travers l'exploration de la diversité des formes, des lieux et des acteurs de la gentrification dans une dizaine de villes européennes (parmi lesquelles Paris, Montreuil, Lyon, Grenoble, Roubaix, Barcelone, Lisbonne, Sheffield), cet ouvrage écrit par trois géographes, deux sociologues et un politiste se propose de définir l'"ADN" de la gentrification : un rapport social d'appropriation de l'espace urbain, mettant aux prises des acteurs et des groupes inégalement dotés.
Enjolras Viel, employé subalterne à la Comédie-Française, a dans sa vie une passion : le fauteuil authentique de Molière. C'est pourquoi l'administrateur le chargera d'accompagner le précieux meuble au cours d'un voyage à Tokyo où la troupe des comédiens doit jouer Le Malade imaginaire. L'autre "envoyé spécial" est un jeunes diplomate, le marquis de Verguelon. Les deux Français découvriront le Japon au cours d'extraordinaires péripéties, où le fauteuil se perdra et se retrouvera. L'inexprimable est fait de coups de théâtre, de situations insolites, délicates ou picaresques que Chabrol sait nous conter avec son écriture drue, rapide et violente. D'autres récits (Le Voleur de noces, Briardises, Le Dossier "Désir", Un Lâche, L'Imbécile heureux) complètent ce recueil du grand romancier satirique, l'un des plus forts et des plus originaux de notre temps.
Trente proscrits autour d'un homme de trop. Qui est-il ? Que vient-il faire ? Faut-il le tuer ?... Les trois chefs des trente hors-la-loi se déchirent pour le juger, hors les lois... Un suspense de roman policier à tenir en haleine le lecteur le plus distrait, mais, ici, les données de l'énigme appartiennent aux problèmes qui angoissent les hommes depuis des siècles. "La fin et les moyens" ... "donner la mort" dans le sens où l'on dit "donner la vie" ... L'affaire de trois hommes différents en face d'un quatrième, qui est de trop, l'affaire se règle en six jours, hors les Iois. Pour qu'un tel livre ait pu naître, il a fallu que certaines conditions soient réunies : qu'un auteur - l'auteur de Fleur d'épine - parvienne à son quatrième roman, dans sa trentaine, dans ce passage à vide des trente ans où, pour la première fois, iI regarde par-dessus l'épaule, vers l'arrière... Le recul de quinze ans nécessaire à la recréation Iittéraire d'une incroyable expérience d'adolescence... 1958 : le monde pressent un avenir où la lumière et le néant vont se livrer peut-être le combat définitif, mais où les solutions apportées aux problèmes techniques et scientifiques les plus difficiles ramènent encore l'homme aux questions les pIus importantes, les plus simples, les plus vieilles, auxquelles il n'a toujours pas été répondu.
Monot Alexandra ; Chabrol Marie ; Paris Frank ; Pa
Comprendre : Pourquoi "la France des marges" aux concours ? Les marges en géographie. La France des marges dans les programmes scolaires. Bibliographie raisonnée. Les marges territoriales de la France. Les marges démographiques et sociales. Les marges économiques. Les marges urbaines. Des exemples corrigés de dissertation et de commentaire de documents en géographie avec des conseils méthodologiques.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
La réédition de L'état, Le Pouvoir, Le Socialisme, "classique" de la théorie politique dont la première édition remonte à 1978, s'inscrit dans les débats concernant les crises simultanées de l'Union européenne, du néolibéralisme et du capitalisme en général. Lire cet ouvrage aujourd'hui permet de comprendre que ces crises plongent leurs racines dans la structure des sociétés occidentales de l'après-guerre. Plus la crise économique s'approfondit, et plus le système devient autoritaire au plan politique. C'est ce que Poulantzas appelle l'"étatisme autoritaire", que l'on constate à présent au niveau européen, où des décisions affectant des millions de personnes sont prises hors de tout contrôle populaire. La seule alternative possible à ce système est le "socialisme démocratique", à savoir un socialisme qui dépasse le capitalisme sans pour autant sacrifier les libertés publiques. Avec Michel Foucault, Gilles Deleuze, et Louis Althusser, auteurs dont il discute les thèses dans cet ouvrage, Nicos Poulantzas compte parmi les penseurs des années 1960-1970 dont le rayonnement international est aujourd'hui le plus important. Alors que l'édition de théories critiques françaises et étrangères a connu une grande vitalité depuis les années 2000, il était plus que temps de faire redécouvrir cet auteur majeur.