Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Katharine Hepburn. Paradoxes de la comédienne
Chabrol Marguerite ; Bourget Jean-Loup
PU RENNES
29,00 €
Épuisé
EAN :9782753575936
Préface de Jean-Loup Bourget Si Katharine Hepburn est indéniablement une star de cinéma, on connaît moins sa carrière de comédienne et la façon dont le théâtre de Broadway a nourri ses rôles à l'écran. Les traits qu'on lui associe - modèle d'émancipation féminine, héroïne archétypale des comédies hollywoodiennes, icône yankee - dissimulent une construction complexe. Hepburn incarne par excellence les paradoxes des échanges entre la scène et l'écran. Elle représente une troisième voie dans le jeu d'acteur, entre la neutralité ou l'underplaying hollywoodien et l'école de l'Actors Studio, qui se rattache à un héritage indirect du paradoxe sur le comédien défini par Diderot. Hepburn est aussi plus métaphoriquement un paradoxe culturel, pointant les tensions entre la culture savante et la culture de masse autant qu'elle les réconcilie : comédienne au cinéma et star au théâtre, elle est aussi déplacée dans chaque média qu'elle est une figure de passeur. A partir d'un examen des archives de l'actrice, cet ouvrage envisage l'invention de son style et les étapes historiques du dialogue qu'elle a noué entre théâtre et cinéma, de ses stratégies de carrière à des prises de position politiques. Il s'intéresse en particulier aux liens artistiques et symboliques entretenus par Hepburn avec Shakespeare ou les grandes actrices de Broadway et à l'écriture de soi par le jeu des médias.
Cet ouvrage collectif propose sept regards sur Lola Montés, dernier film de Max Ophuls (1955), par des spécialistes du réalisateur et des chercheurs en études cinématographiques dont la lecture est guidée par différents champs disciplinaires: starstudies, étude des genres, histoire des techniques, relations du cinéma avec les autres arts, approches génétiques... Il s'agit de remettre en perspective les scandales et débats autour de ce "chef-d'oeuvre maudit", de confronter les points de vue et de revoir de manière détaillée les informations livrées par les archives ophulsiennes et la réception du film. La comparaison avec d'autres corpus montre comment ce film s'inscrit au coeur des enjeux du cinéma français des années 1950. Très analysé ailleurs sous un angle auteuriste, Lola Montés prend néanmoins d'autres visages et révèle ses ambiguïtés quand on revient sur son histoire et son contexte, et que l'on envisage son rapport aux modèles internationaux.
De la misère noire aux honneurs de l'Académie française, en passant par le sanatorium, la prison, la Résistance et le cinéma, sa vie fut le meilleur de ses romans. Vingt ans après sa disparition, voici la biographie définitive d'un prince de l'argot, du braquage et du roman noir, enrichie de documents et de photos inédits. ALPHONSE BOUDARD, une vie à crédit Alphonse Boudard (1925-2000) n'était pas un auteur " convenable ". Né de père inconnu, confié dès sa naissance à un couple de paysans, il a connu la misère sous l'Occupation, avant de rejoindre la Résistance et de participer à la libération de Paris. Il fera tout pour échapper à l'usine, et ses mauvaises fréquentations le conduiront une première fois en prison, d'où il sortira gravement malade. Pendant près de dix ans, il alterne les séjours dans des cellules putrides et les salles communes de sanatoriums. Il y connaîtra la plus noire débine et les mauvais traitements. Mais il y croise aussi les vedettes des faits divers de l'après-guerre et y lit les meilleurs auteurs. Au fond du trou, entre deux hostos, deux condamnations, il trouvera la force de devenir écrivain en publiant La Métamorphose des cloportes (1962), futur classique du film policier. Deux romans autobiographiques, La Cerise (1963) et L'Hôpital (1970), feront de Boudard un auteur populaire, salué par la critique et distingué enfin par l'Académie franc ? aise avec Mourir d'enfance (1995). Ce maître de l'argot et du bitume parisien y tire de l'ombre toute une galerie de laissés-pour-compte, de tueurs et de demi-fous, avec un parti pris : faire sourire des plus terribles histoires. Démêlant le vrai du faux de cette existence soigneusement romancée, Dominique Chabrol retrace le parcours d'un gamin de Paris devenu l'inventeur de sa propre vie - dont quelques-uns des personnages se nommaient Céline, Paraz, Gabin, Ventura, Simenon, Brassens, Audiard ou Nucéra.
Enjolras Viel, employé subalterne à la Comédie-Française, a dans sa vie une passion : le fauteuil authentique de Molière. C'est pourquoi l'administrateur le chargera d'accompagner le précieux meuble au cours d'un voyage à Tokyo où la troupe des comédiens doit jouer Le Malade imaginaire. L'autre "envoyé spécial" est un jeunes diplomate, le marquis de Verguelon. Les deux Français découvriront le Japon au cours d'extraordinaires péripéties, où le fauteuil se perdra et se retrouvera. L'inexprimable est fait de coups de théâtre, de situations insolites, délicates ou picaresques que Chabrol sait nous conter avec son écriture drue, rapide et violente. D'autres récits (Le Voleur de noces, Briardises, Le Dossier "Désir", Un Lâche, L'Imbécile heureux) complètent ce recueil du grand romancier satirique, l'un des plus forts et des plus originaux de notre temps.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour