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Le Coran décrypté. Figures bibliques en Arabie
Chabbi Jacqueline
CERF
12,00 €
Épuisé
EAN :9782204103220
Présentation de l'éditeur Comment faut-il lire, au regard du monde où il est apparu, le livre sacré de ce qui est devenu une des grandes religions planétaires ? Que nous dit le Coran, non pas du point de vue de la théologie, mais de l'histoire ? Quel rôle jouent dans l'itinéraire de Mahomet les figures de Noé, Abraham ou Moïse, prophètes de la Bible ? Qu'en a-t-il été du premier islam dans son milieu d'origine ? Jamais sans doute ce texte fondamental n'avait été lu de la sorte, dans son contexte. Mettant à profit tout son immense savoir des civilisations et des langues anciennes, Jacqueline Chabbi jette ici un éclairage saisissant et inédit, dont les lumières ne portent pas que sur le passé mais nous permettent aussi de comprendre le présent.
Révisée dans sa meilleure version devenue inaccessible, la traduction de Kazimirski s'impose comme un classique. (Re)découvrez le texte sacré de l'islam dans l'une de ses premières traductions, toujours actuelle. Savant du XIXe siècle ouvert au monde, le franco-polonais qu'était Albert Kazimirski en a donné quatre versions. Voici ici enfin rendue accessible au public la meilleure d'entre elles.
Résumé : Alors que les courants salafistes et djihadistes imposent une lecture atemporelle du Coran, ce livre passionnant analyse le discours du Prophète à la lumière du contexte historique et anthropologique où vivait Mahomet : l'Arabie tribale et désertique du début du VIIe siècle. Jacqueline Chabbi montre ainsi que les trois caractéristiques du divin correspondent aux trois piliers de la société tribale : Dieu est représenté avant tout comme celui dont l'alliance, la guidance et le don répondent aux nécessités vitales imposées par l'environnement. Cet éclairage inédit permet d'élucider un grand nombre de notions et renouvelle le sens de celles qui ont été figées par une certaine doctrine musulmane (djihâd, charia, etc.), tout en faisant apparaître combien elles ont pu évoluer au fil du temps et des transformations sociales.
Lire le Coran non pas du point de vue de la religion, de la théologie ou d'une recherche de dialogue, mais tout simplement du point de vue de l'anthropologie et de l'histoire, soulève de difficiles problèmes. La lecture que propose ce livre est celle du premier islam dans son milieu d'origine, l'Arabie des steppes et des déserts. Comment les récits bibliques, auxquels se réfère si souvent le Coran, se sont-ils adaptés à ce contexte si particulier pour pouvoir être entendus par les hommes des tribus? Les figures de Noé, Moïse et Abraham y sont en quelque sorte reconfigurées - pour ne pas dire transfigurées - d'une manière tout à fait inattendue, faisant écho à l'itinéraire tourmenté de Mahomet au milieu des siens: simple "avertisseur" tribal inspiré, il se découvre lui-même peu à peu prophète, à l'instar de ceux dont le Coran fait ses grands devanciers. C'est ainsi que l'islam gagnera, d'une façon que rien ne laissait présumer, sa qualification de religion abrahamique. Armée d'une excellente connaissance historique de l'univers proche et moyen-oriental, arabisante hors de pair, Jacqueline Chabbi développe ici nombre d'hypothèses aussi ingénieuses que passionnantes. Cet essai permet de mieux comprendre le texte sacré d'une des trois grandes religions du monde.
L'islam contemporain, religion mondiale, présente sur les cinq continents, se revendique souvent de son passé. Mais quels furent ses débuts? Comment est apparu le Coran? Dans quel monde? A qui s'est-il d'abord adressé? C'est à ces questions que répond Jacqueline Chabbi dans une enquête à la fois anthropologique et linguistique, historique et sociale sans précédent. Pour la première fois, le texte est replacé dans son contexte. Il est lu en regard des sources arabes qui font représenté. Il est lu en regard des territoires, paysages, peuples, institutions, pratiques religieuses, politiques, culturelles, au sein desquels il a émergé. Il est lu en regard de la façon dont il a été initialement perçu et reçu. C'est donc à découvrir, à travers l'anthropologie et l'histoire, un islam premier, singulièrement méconnu, que s'attache le présent ouvrage. Treize ans ont passé depuis l'édition initiale de ce livre sans que les hypothèses qui y sont formulées sur "l'islam de Mahomet" aient été démenties.
Le Livre sacré des musulmans est réputé difficile à lire pour un Occidental. Il est vrai que son style prophétique et incantatoire, l'ordonnancement de ses 114 sourates qui ne suit aucune logique thématique ou narrative (elles sont simplement classées de la plus longue à la plus courte), ses multiples allusions à un contexte historique qui nous est mal connu, rendent sa lecture impossible au profane sans une représentation et un appareil critique fouillé. C'est précisément ce travail ? monumental ? qu'a réalisé en plus de quinze ans le professeur Jacques Berque, s'appuyant sur une pénétration de l'Islam « de l'intérieur », et une érudition sans pareille. Son premier « essai de traduction » (expression significative de l'humilité du traducteur par rapport à la Parole de Dieu), paru aux éditions Sindbad en 1990, avait déjà reçu les éloges des spécialistes et des docteurs musulmans du monde entier. Rédigé délibérément dans un langage simple, il se veut très proche du texte arabe qu'il restitue dans son contexte, et est suivi d'un essai explicatif de cent pages, d'un index détaillé et d'annexes. Cependant, le courrier abondant reçu par le professeur Berque après cette publication l'amena à réviser certains de ses choix de traducteur, à ajouter des notes et des variantes, à confronter ses points de vue avec ceux des docteurs de l'Islam. D'où cette nouvelle traduction entièrement revue et corrigée, qui est en soi un événement, puisqu'elle fait la synthèse des différentes traditions érudites du monde musulman.
Anthropologue, docteur habilité à la direction de recherche à la Sorbonne et grand spécialiste de l?Islam, Malek Chebel, d?origine algérienne, est connu pour ses prises de position tranchées à l?égard de cette religion.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
L'authenticité d'un canon est une question essentielle pour toutes les religions où un écrit tient une place centrale. Mais alors que, pour d'autres confessions, la vérité du message s'accommode de variations dans la formulation, telle n'est pas la position du dogme musulman, qui considère que le texte canonique du Coran, qu'il soit récité par les fidèles ou consigné sur les exemplaires d'abord manuscrits et par la suite imprimés, reflète très scrupuleusement la parole divine conservée sur un original céleste. A rebours de cette conviction, qui s'est peu à peu affirmée dans les premiers siècles de l'islam avant de s'imposer complètement, des données empruntées à la tradition musulmane permettent, par recoupement avec les indications tirées de l'examen des plus anciens manuscrits coraniques, de constater que la pluralité a caractérisé la genèse du Coran et sa transmission initiale, tant écrite qu'orale. En analysant différentes strates de la version qui s'est imposée, mais aussi les fragments de recensions qui ont progressivement été écartées, François Déroche montre que le Coran est resté longtemps ouvert à une pluralité de " lectures " et révèle un rapport originel de la communauté des fidèles à son égard très différent du littéralisme absolu vers lequel l'orthodoxie musulmane a évolué. Cette histoire riche et complexe fait également apparaître un Mu?ammad plus soucieux du sens du message qu'il annonçait que de sa lettre.