Si, pendant longtemps, les médias ont porté sur Marseille un regard négatif, ils donnent désormais de la cité phocéenne une image plus nuancée et beaucoup plus positive. C'est qu'aujourd'hui, en comparaison avec d'autres grandes agglomérations de France, l'alchimie sociale de la ville intrigue et suscite de nombreuses questions. Pourquoi, avec un taux de chômage proche du double de la moyenne nationale, et des milliers de familles sous le seuil de pauvreté, la ville n'a-t-elle jamais explosé ? Comment se fait-il qu'elle n'ait pas de banlieues ? Pourquoi l'intégration des immigrés semble s'y passer plutôt bien ? Comment expliquer l'absence d'affaire de foulard médiatisée ? Comment les différentes communautés parviennent-elles à vivre ensemble ? Pourquoi les jeunes d'origine maghrébine sont-ils fiers d'être marseillais ? Comment finalement se résolvent les tensions sociales ? A partir de plusieurs enquêtes de terrain, et en prenant comme fil d'analyse l'étude de l'intégration des immigrés, les auteurs, universitaires et chercheurs, tentent de répondre à ces questions. Pas à pas, ils dégagent les caractéristiques de la communauté marseillaise et de sa culture locale, pour nous en révéler la spécificité.
Si tu voulais dresser la carte de ce pays plus étrange que familier si tu voulais qu'elle soit un itinéraire de la gauche à la droite comme un livre tu laisserais pousser depuis le noir tous les mots qui viennent d'aujourd'hui et d'autres temps, tu te servirais d'outils pour la saison nouvelle, pour écrire et tracer, surtout de tes yeux avant de demander au corps, pour voir ce qui demeure, de l'énigme des lieux, qui se répète sans cesse et se transforme, depuis le paysage, qu'un cavalier traverse. Quel peuple vivrait là, que tu voulais connaître ? Sa rencontre après l'épreuve, elle tiendra pour toi d'un rêve, d'une intime affection.
L'amour est éternel tant que... l'on communique et que l'on a envie de nourrir la relation. Le couple d'amoureux le plus célèbre de tous les temps, Roméo et Juliette, nous le démontre dans cet essai "romancé". L'auteur a imaginé une fin différente au tragique épilogue que nous connaissons tous: nos héros ne meurent pas, mais vivent de longues années ensemble. Ils sont ainsi appelés à affronter tous les défis (ou presque tous) auxquels les couples et les familles modernes sont confrontés: le passage du feu de la passion à l'amour conjugal, la gestion de la routine quotidienne, le laborieux processus d'ajustement réciproque, les relations avec les beaux-parents, les joies et les soucis de la parentalité, le contraste entre les exigences individuelles et l'équilibre du couple, la tentation de nouvelles expériences sentimentales, la perte d'un être cher, etc. Chacun de ces défis constitue un moment critique, qui mène potentiellement à deux issues opposées la rupture ou l'amélioration de la qualité de la relation, en fonction des ressources auxquelles on voudra ou l'on pourra faire appel. Un ouvrage original, divertissant et captivant auquel les lecteurs, jeunes et moins jeunes, pourront s'identifier émotionnellement et dont ils pourront s'inspirer pour une gestion plus "écologique" des relations familiales.
Ce colloque est le pendant, organisé par les historiens de l'université d'Artois, du recueil: Christian Morzewski et al., Les écrivains français et la Chine (Arras, Artois Presses Université, 2001). Puissances moyennes géographiquement éloignées l'une de l'autre, la Chine et la France n'ont pas entretenu de relations privilégiées au XXe siècle. Le commerce entre les deux États est demeuré modeste, et quels que soient les régimes, leur collaboration politique, jamais exempte d'arrière-pensées de part et d'autres, se limite à quelques épisodes. Néanmoins, dans certains domaines et dans quelques conjonctures précises, les relations franco-chinoises ont acquis une véritable consistance. Divisé en trois parties thématiques (Contacts culturels et sociaux aux époques moderne et contemporaine; Approches économiques; Relations inter-étatiques), le recueil aborde les questions suivantes: transmission des sciences et des techniques entre Chine et Europe à l'époque moderne, "interprétation de la Chine" à l'intention du public français aux époques moderne et contemporaine; l'impérialisme français en Chine et en Indochine, conçue comme porte d'entrée en Chine; entreprises françaises en Chine (Banque de l'Indochine, soierie lyonnaise, Électricité de France); impact des guerres du XXe sur les relations franco-chinoises (Guerres mondiales, guerre d'Indochine); relations économiques et politiques franco-chinoises depuis la reconnaissance diplomatique de la RPC par la France en 1954.
Est-ce toi ? ce corps en retard et pénétrant, la voix sans prières pour trancher, qui s'avance à dessiner quelque part entre tous un signe lisible et qui demeure, dans toute sa fraîcheur, un visage ressemblant." Ce livre naît de la contemplation d'une fresque, dans une chapelle reculée de Corse. La silhouette d'un homme s'en détache, entièrement peinte de la couleur de son sang. C'est là le début d'un voyage, en une terre ancienne, où l'on marche longtemps après ceux qui ont y vécu et se sont perdus, à la recherche d'une couleur ou d'un visage, sur les traces dune enfance, à la poursuite d'un souvenir ou d'une illumination. Le dépouillement et la nudité du corps, comme rendu à son origine, inaccessible, la langue corse les dira ainsi : in cristu.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.