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Les territoires de la vigne et du vin. Actes du colloque organisé par le CERVIN
CERVIN
FERET
39,25 €
Épuisé
EAN :9782902416820
Les Territoires de la Vigne et du Vin proposent, au professionnel comme à l'amateur, une réflexion originale sur les A.O.C. et leur devenir dans la mondialisation. Originale, car elle tente de cerner les structures fondamentales qui expliquent la permanence des grands vignobles, confortent leur image et en déterminent les grands axes de défense. Le terroir reste l'un des éléments clefs de l'analyse, mais en tenant compte de toute sa dimension et en premier lieu en valorisant la construction sociale des aires des V.Q.P.R.D. Cette construction sociale prend forme sur un terroir au sens agronomique du terme, mais elle est aussi définie sur le plan juridique et caractérisée par un ensemble de valeurs : valeur d'évocation historique, valeur patrimoniale d'attachement social, valeur esthétique paysagère... Cette démarche conduit tout naturellement les auteurs à répondre aux questions primordiales : comment fonctionnent les grands vignobles ? où sont les fondations, les murs porteurs des A.O.C. ? Trois axes de réflexion sont ainsi abordés : la construction sociale des terroirs, la protection indispensable des territoires constitués, le rôle croissant des représentations dans l'avenir des vignobles. Pour traiter ce sujet qui fait appel à tous les registres des sciences humaines et sociales, le Centre d'Etudes et de Recherches sur la Vigne et le Vin (CERVIN) de l'Université Michel de Montaigne - Bordeaux 3 a organisé les deuxièmes journées de l'Institut des Sciences de la Vigne et du Vin. Cette rencontre a associé des historiens, des économistes, des juristes, des sociologues et des géographes des universités Bordeaux 3, Bordeaux IV et de l'ENITA, auxquels se sont joints des spécialistes du monde viticole.
Résumé : Il nous faut mener double vie dans nos vies, double sang dans nos coeurs, la joie avec la peine, le rire avec les ombres, deux chevaux dans le même attelage, chacun tirant de son côté, à folle allure. Ainsi allons-nous, cavaliers sur un chemin de neige, cherchant la bonne foulée, cherchant la pensée juste, et la beauté parfois nous brûle, comme une branche basse giflant notre visage, et la beauté parfois nous mord, comme un loup merveilleux sautant à notre gorge. C.B.
Cervantès Miguel de ; Allaigre Claude ; Canavaggio
Résumé : Don Quichotte lui-même, au seuil de la "Seconde partie" (1615), n'en croit pas ses oreilles : "Il est donc vrai qu'il y a une histoire sur moi ?" C'est vrai, lui répond le bachelier Samson Carrasco, et cette histoire - la "Première partie" du Quichotte, publiée dix ans plus tôt -, "les enfants la feuillettent, les jeunes gens la lisent, les adultes la comprennent et les vieillards la célèbrent". Bref, en une décennie, le roman de Cervantès est devenu l'objet de son propre récit et commence à envahir le monde réel. Aperçoit-on un cheval trop maigre ? Rossinante ! Quatre cents ans plus tard, cela reste vrai. Rossinante et Dulcinée ont pris place dans la langue française, qui leur a ôté leur majuscule. L'ingénieux hidalgo qui fut le cavalier de l'une et le chevalier de l'autre est un membre éminent du club des personnages de fiction ayant échappé à leur créateur, à leur livre et à leur temps, pour jouir à jamais d'une notoriété propre et universelle. Mais non figée : chaque époque réinvente Don Quichotte. Au XVIIe siècle, le roman est surtout perçu comme le parcours burlesque d'un héros comique. En 1720, une Lettre persane y découvre l'indice de la décadence espagnole. L'Espagne des Lumières se défend. Cervantès devient bientôt l'écrivain par excellence du pays, comme le sont chez eux Dante, Shakespeare et Goethe. Dans ce qui leur apparaît comme une odyssée symbolique, A W Schlegel voit la lutte de la prose (Sancho) et de la poésie (Quichotte), et Schelling celle du réel et de l'idéal. Flaubert - dont l'Emma Bovary sera qualifiée de Quichotte en jupons par Ortega y Gasset - déclare : c'est "le livre que je savais par cour avant de savoir lire". Ce livre, Dostoïevski le salue comme le plus grand et le plus triste de tous. Nietzsche trouve bien amères les avanies subies par le héros. Kafka, fasciné, écrit "la vérité sur Sancho Pança". Au moment où Freud l'évoque dans Le Mot d'esprit, le roman est trois fois centenaire, et les érudits continuent de s'interroger sur ce qu'a voulu y "mettre" Cervantès. "Ce qui est vivant, c'est ce que j'y découvre, que Cervantès l'y ait mis ou non", leur répond Unamuno. Puis vient Borges, avec "Pierre Ménard, auteur du Quichotte" : l'identité de l'ouvre, à quoi tient-elle donc ? à la lecture que l'on en fait ? Il est un peu tôt pour dire quelles lectures fera le XXIe siècle de Don Quichotte. Jamais trop tôt, en revanche, pour éprouver la puissance contagieuse de la littérature. Don Quichotte a fait cette expérience à ses dépens. N'ayant pas lu Foucault, il croyait que les livres disaient vrai, que les mots et les choses devaient se ressembler. Nous n'avons plus cette illusion. Mais nous en avons d'autres, et ce sont elles, peut-être - nos moulins à vent à nous -, qui continuent à faire des aventures de l'ingénieux hidalgo une expérience de lecture véritablement inoubliable.
Il est primordial, pour un producteur, de connaître de manière pragmatique les avantages et les inconvénients de l?agriculture biologique afin de pouvoir amorcer une éventuelle reconversion " bio ". Pour mieux appréhender ce phénomène Cyril Delarue resitue rapidement le " bio " dans le contexte socio-historique. Ce bref état des lieux lui permet d?aborder le point épineux de la viticulture biologique : le cahier des charges. Point par point il analyse chaque élément de ce cahier. Une fois le cahier des charges décortiqué, l?auteur en tire conseils et recommandations pour bien préparer sa conversion en viticulture biologique. Ce faisant, il en profite pour examiner l?ensemble des coûts que suscite une conversion à la viticulture " bio " En dernier lieu ce précis adopte un point de vue critique et propose une étude sur l?intérêt réel de ce changement de mode de conduite du vignoble, notamment pour ce qui est des retombées de cette conversion. Tout professionnel du vin pourra trouver des réponses à ses interrogations concernant la conversion biologique. Le précis lui proposera des solutions viables et efficientes élaborées à partir de situations réelles.
Roger Dubrion nous présente ici ses recherches sur plus de trois siècles de conditions climatiques en Bourgogne. Nous y retrouvons les grandes préoccupations du moment sur l'évolution du climat, qui se conjuguent au passé, au présent et au futur. L'auteur plante le décor et rappelle pour mémoire les éléments fondamentaux de la Côte bourguignonne en considérant l'ensemble majeur qui s'étend des Côtes de Nuits au Mâconnais. Cent quarante kilomètres du nord au sud, un ensemble homogène de par sa situation et son unité climatique, pour lequel sont présentés brièvement: la topographie, la géologie, les sols, les cépages... Cette synthèse conduit à une étude originale et actuellement sans équivalent pour la Côte bourguignonne. Au c?ur de l'ouvrage, l'auteur restitue 300 ans de vendanges bourguignonnes (XVIIIe, XIXe et XXe siècles) sans oublier le facteur humain. Il fournit de façon systématique pour chaque millésime, la date de début des vendanges, la qualité de la récolte ainsi que leur rapport avec les conditions climatiques majeures de l'année. Roger Dubrion poursuit ensuite son observation par une prise en compte des relations entre ces données dans l'analyse plus globale de l'évolution climatique. Cette dernière n'est pas sans réserver quelques surprises et nous rappelle qu'aucune modélisation ne permet de cerner intégralement l'alchimie des saisons à laquelle participe le vigneron. Facile à découvrir, cet ouvrage permet d'alimenter la réflexion des acteurs du vignoble dans le cadre de leur démarche qualitative. Il constitue une mémoire incomparable pour tous les vignerons bourguignons, mais également pour tous les grands amateurs de millésimes anciens et récents de cette région.
La baisse de consommation du vin en France est une réalité qui interpelle. L'augmentation de celle-ci dans d'autres parties du globe n'en reste pas moins vraie. La filière vitivinicole doit donc réfléchir à la place et au goût du vin aujourd'hui. Doit-on produire un vin de raison, en accord avec la demande, ou un vin de coeur, reflet du terroir ? Ce précis ne donne pas de solutions miracles pour vendre le vin, mais des pistes de réflexions sur le management technique de l'exploitation en lien avec les marchés qu'elle fournit. Il s'adresse à tous ceux, acteurs ou "on de la filière, qui souhaitent dépasser l'image d'Epinal du vin pour y porter un regard contemporain en phase avec l'époque, les contraintes et les opportunités de chacun.
Le Vin et le Cigare est un grand voyage dans un monde de plaisir, de volupté et de générosité. Les mots de Jean-Pierre Maux, auteur épicurien et hédoniste, conjugués aux photos chaleureuses et feutrées de David Nakache mettent en éveil nos cinq sens. Vins et cigares sont proches, leurs terminologies sont similaires, voire identiques. Si néophyte vous êtes, ne craignez rien, amateur vous serez à la lecture de l'abécédaire concocté spécialement pour vous! Que dire de la dégustation d'un cigare comparée à celle d'un grand vin! Il n'y est question que d'arômes, de perception olfactive puis gustative, de longueur en bouche. Comme si l'art de boire et celui de fumer empruntaient les mêmes sentiers. De ses différents reportages à Cuba, à Saint-Domingue ou au Honduras, mais aussi dans les vignobles de France et du monde, Jean-Pierre Alaux a acquis une maîtrise exceptionnelle des alliances entre le vin et le cigare. Suivons-le! Il sait nous mettre en garde contre les mariages forcés, sélectionnant les vins rouges tanniques, bien charpentés, aux arômes virils et longs en bouche, qui dégustés avec des puros de caractère, gagneront à être provoqués en duel. Pour les blancs, il privilégie les liquoreux, Sauternes, Jurançons et autres Tokajs, tant ces alliances sont le fruit d'accords bien particuliers. Les arômes développés par ces nectars trouvent un écho singulier auprès des grands havanes, opulents et rassasiants. A chacun ses goûts, ses préférences. Une chose est sûre: la cour de récréation est grande! Il n'oublie ni les vins doux du Roussillon, ni le Rivesaltes ni le Maury qui accompagnent tout bon puro. Servi à peine frais, le Champagne fait équipe avec un havane de fort caractère. Bu plus frais, on lui prête volontiers la compagnie d'un cigare dominicain. Dans la gamme des eaux-de-vie, l'Armagnac et le Cognac demeurent les meilleurs alliés du cigare à condition de savoir unir pour le meilleur leurs subtilités respectives. L'auteur conclut et promet de grandes émotions de palais avec de vieux Portos et des Madères pour peu que l'on y associe un cigare qui corresponde à leur palette aromatique. Maintenant, imaginez-vous assis dans un fauteuil confortable, face à un feu de cheminée crépitant, un cigare dans une main et un verre de vin dans l'autre. Savourez cet instant et ouvrez ce livre. Winston Churchill, grand fumeur de cigares devant l'Eternel, murmure à votre oreille: "Carpe Diem. Ceci est un traité de savoir-vivre qui fera de vous un homme libre et éclairé."