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Supplément aux Cahiers Evangile N°136, juin 2006 : Melchisédech prêtre du Dieu très haut
Cerbelaud Dominique ; Barc Bernard ; Dahan Gilbert
CERF
15,00 €
Épuisé
EAN :9772204371354
Melchisédech, prêtre du Dieu très-haut. Un météore! Melchisédech surgit abruptement dans la Genèse, le temps d'une brève rencontre avec Abraham; on ne sait rien de lui, et il disparaît aussitôt. Son nom resurgit dans un verset de psaume. C'est bien peu. La question surgit aussitôt: comment l'auteur de l'Épître aux Hébreux, pour parler du sacerdoce du Christ ressuscité, peut-il faire longuement référence à cette figure énigmatique, le déclarer sans père, sans mère, sans généalogie, suggérer son éternité et y reconnaître au minimum une préfiguration de Jésus Christ? Le présent Supplément dégage tout à la fois les spéculations juives qui ont mené ainsi de l'Ancien au Nouveau Testament, ainsi que les relectures postérieures, juive, gnostique et chrétienne, qui courent jusqu'au XXe siècle. Iconographie et liturgie opèrent, elles-aussi, des relectures de la figure de Melchisédech et de son sacerdoce. Riche de l'ensemble des dossiers, une réflexion théologique montre enfin comment Melchisédech a été un personnage providentiel pour l'Église.
Présentation de l'éditeur Quelque trente ans après la mort de Georges Remi, dit Hergé, la littérature secondaire le concernant s avère prolifique. Les aventures de Tintin, qui représentent son uvre essentielle, ont notamment suscité un engouement qui ne se dément pas : commentaires et analyses de toutes sortes, études spécialisées, prolongements ludiques, réécritures, parodies et pastiches, mais aussi investigations sur la vie intime de l auteur, reconstitution de ses méthodes de travail, témoignages, hommages, critiques... On n en finirait plus d énumérer les genres littéraires qu illustre cette bibliothèque tintinophile. Comment s orienter dans un tel raz-de-marée éditorial ? Dominique Cerbelaud et Olivier Roche en ont établi une bibliographie raisonnée et critique, où l érudition rivalise avec l humour. Chacun des titres (pas loin de 400 au total...) fait l objet d une notice précise qui en indique le contenu, la valeur et, le cas échéant, les limites. Une petite vignette en couleurs en reproduit la couverture. On donne également une description physique de l ouvrage (taille, nombre de pages, et éventuellement indications sur les éditions successives, les tirages de tête, etc.).Voilà donc une publication qui sait joindre l utile à l agréable, et qui séduira tous les jeunes de 7 à 77 ans !Dominique Cerbelaud, né en 1952, a pour passion la tintinologie. Il a écrit plusieurs articles dans ce domaine et a organisé au couvent dominicain de la Tourette le colloque qui a donné lieu à l ouvrage collectif L Archipel Tintin. Durant ses heures de loisir, il s intéresse aussi à la théologie et à d autres sujets littéraires et religieux.Olivier Roche, né en 1961, est chargé de communication. Observateur attentif de la tintinologie et collaborateur régulier de plusieurs revues tintinophiles, il a posé les bases de ce qu il a nommé la « métatintinologie » dans un article publié en 2009 dans la revue L Equinoxe : « Tintin, de la collection à l encyclopédie ».
Le diable... pur produit de l'imagination d'esprits troublés ou créature symbolique agissante? A l'heure de la "post-modernité", le diable continue de fasciner, d'inquiéter ou de séduire: jamais la demande d'exorcismes n'a été aussi forte, ni les pratiques sataniques aussi développées. Les chrétiens peuvent-ils ignorer ce phénomène? Comme le rappelle l'auteur, Satan reste le grand absent du discours chrétien "officiel". Sa place a toujours été soigneusement circonscrite par les théologiens. Après avoir recueilli l'enseignement des Ecritures sur le sujet, l'ouvrage parcourt ensuite vingt siècles d'histoire du christianisme: la figure du diable y prend toujours plus d'importance... mais sous des formes toujours plus marginales ou dissidentes. Dense mais toujours limpide et sobre, ce livre s'achève sur une méditation théologique sur l'amour et le pouvoir du mal.
Un livre photo réalisé par deux anciennes élèves des Maisons d éducation de la Légion d honneurUne immersion dans ces établissements entre tradition et modernitéUn ouvrage loin des clichés attendus sur les internats de jeunes fillesDes filles, et seulement des filles, en uniforme et en internat... On parle d un autre temps? Non, d un établissement scolaire d aujourd hui qui a maintenant deux cents ans d existence: les Maisons d éducation de la Légion d honneur. Le collège est à Saint-Germain-en-Laye, le lycée à Saint-Denis. Au-delà de l uniforme, de la devise « Honneur et Patrie », des conditions d admission: avoir un ascendant direct décoré de la Légion d honneur, de l Ordre du Mérite ou de la Médaille Militaire, les centaines de jeunes filles qui y étudient sont semblables aux autres adolescentes de France. Heureuses de vivre, appliquées à réussir, elles viennent de tous les milieux et ont chacune un parcours bien à elles. Qui sont-elles? Grâce à qui sont-elles entrées dans l école? Comment des adolescentes vivent les contraintes d un internat de traditions? Comment s adapte-t-il lui-même à la modernité? Ce livre de photographies montre de l intérieur la vie des demoiselles de la Légion d honneur sur deux années scolaires: en cours, au réfectoire, au dortoir, à la chorale... Il présente également des portraits de jeunes filles et des personnes grâce à qui elles ont intégré l établissement. Le tout, en évitant les clichés grâce au regard des auteurs, toutes deux anciennes élèves.
La transfiguration est peu connue des chrétiens occidentaux, bien qu'elle soit fêtée le 6 août au sein de l'Eglise catholique. Dans cette méditation concise et limpide, reprenant le récit des synoptiques et celui de l'Evangile de Jean, Dominique Cerbelaud nous fait entrer dans l'élucidation de cet événement singulier. Il en fait ressentir les échos dans le Nouveau Testament et dans l'ensemble de la Bible. On pourrait penser qu'il s'agit d'un prodige inutile car il n'a pas d'efficacité immédiate, et consiste en un pur et simple dévoilement. En réalité, la gloire du Transfiguré incarne et manifeste le royaume de Dieu qui vient non seulement pour le peuple élu, Israël, mais aussi pour l'Eglise des nations. A Pierre qui suggère de dresser trois tentes, une pour Moise, une pour Elie - qui représentent la Loi et les Prophètes de l'Ancien Testament -et une pour jésus, il est demandé de passer des tentes à la nuée: de renoncer à toute forme d'égoïsme pour demeurer dans l'Esprit de Dieu, d'entrer dans le clair-obscur de la foi. Tel est le chemin proposé pour que nous soyons conformés à la lumière du Transfiguré. Biographie: Dominique Cerbelaud est dominicain et théologien. Il travaille sur les fondements bibliques et patristiques du dogme chrétien, et a publié des traductions d'écrits des Pères de l'Eglise. Il a enseigné à l'Institut catholique de Toulouse, à l'Université catholique de Lyon, et aujourd'hui à l'Institut ?cuménique de Bari (Italie). Il est engagé dans le dialogue ?cuménique (Groupe des Dombes) et dans les relations judéo-chrétiennes.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...