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Revoir Kaboul. Chemins d'été, chemins d'hiver entre l'Oxus et l'Indus 1972-2005
Centlivres Pierre ; Centlivres-Demont Micheline
ZOE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782881825859
Dans ces chroniques, rédigées à partir de leurs journaux de terrain, Pierre et Micheline Cent livres couvrent deux périodes distinctes, presque opposées : celle "d'avant" le coup d'Etat d'avril 1978 à Kaboul, et celle "d'après", marquée par une crise prolongée. Dans celle d'avant, vue à partir des villages, du nord-est du pays dont ils ont partagé la vie, les auteurs montrent les déséquilibres des rapports ethniques et sociaux. Dans celle d'après, ils décrivent une "nation" afghane exilée dans les pays voisins. Les retours à Kaboul, dont le visage change à mesure que le conflit s'aggrave, ponctuent le déroulement d'un récit dans lequel apparaissent la complexité, les lignes de fracture mais aussi l'extraordinaire dynamisme, qui sont au coeur de la société afghane. "Revoir Kaboul" est le motif récurrent de ces chroniques, comme un miroir dans lequel se dévoile le destin de ce pays au coeur de l'Asie.
Résumé : Qu'apprend-t-on du monde à travers un trou de serrure, le grillage d'une burga ou lors d'une rencontre de hasard ? Des fragments d'existence peut-être. Ces fragments peuvent être des cartes postales, des menus de fêtes, des notes manuscrites en marge d'un livre... Ils peuvent nous mettre sur la voie d'une parcelle de vie, être une ouverture sur un ailleurs. Ils nous donnent accès à l'intelligence de trajectoires différentes des nôtres et leur étude est l'occasion d'excursions hors de nos chemins battus. Alors le hors programme se mue en producteur de sens, à la fois inattendu et essentiel.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)
Jenna et Joanna, deux écrivaines à succès, mènent une vie tranquille entre leurs familles et les plateaux de télévision. Dans le monde simplifié qui est le leur, les livres sont devenus de banals objets, dont la valeur et l'intérêt s'arrêtent à la couverture. Présentateur, acheteur ou écrivain, plus personne ne songe à les ouvrir. Le geste est tombé dans l'oubli. Mais cette simplification va plus loin et s'étend à tous les domaines de la vie. La musique est un objet. Les enfants peuvent être des autocollants. Les amis ne sont plus qu'un mot. Il n'y a plus de for intérieur. Satire du monde du livre ou fable hyperréaliste, ce roman est avant tout une réflexion sur les façons que nous avons de vivre aujourd'hui. Dans cet univers confiné aux accents futuristes on progresse entre inquiétude et rire, pour s'apercevoir enfin que c'est de notre quotidien qu'il s'agit.
Tout commence lorsque David Chariandy est victime, dans un restaurant éthique de Vancouver, d'un acte de racisme ordinaire en présence de sa fille de trois ans. Dix ans plus tard, l'élection de Donald Trump lui donne l'occasion d'adresser à sa fille désormais adolescente une lettre pour évoquer les questions universelles de l'identité et de la race. Chariandy puise dans son propre passé, dans celui de ses ancêtres afro-asiatiques et dans des épisodes concrets vécus en famille une réflexion sur l'héritage de l'esclavage, le statut de " minorité visible " et d'immigré de deuxième génération : que ressent-on lorsqu'on est considéré comme un étranger alors que l'on est né au Canada ? Lorsqu'on nous demande, inlassablement, " non, mais d'où viens-tu vraiment ? "
Résumé : Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. A tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. A travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.