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L'énigmaire
Cendors Pierre
QUIDAM
20,00 €
Épuisé
EAN :9782374911632
Orze, un village bombardé en 1916, a été transformé depuis en zone rouge interdite au public. Des fouilles archéologiques y révèlent une activité géomagnétique anormale et les vestiges d'un ancien culte chthonien. Ceux qui s'y rendent en reviennent inexplicablement changés. Trois inconnus - Laszlo Assenzio, surnommé Little Nemo, le premier "spacien" , Adna Szor, une musicienne en deuil, et Sylvia Pan, une femme en quête de racines - se confrontent tour à tour aux mystères d'un territoire marqué par les révolutions croisées du règne naturel et de l'homme. Roman-monde d'un éclat sombre, juxtaposant les époques et les voix, L'Enigmaire explore les arcanes du vivant et nous invite à repenser la violence de la création et celle de l'homme, dans une fresque où figurent également un géologue et poète de Tanka, la mémoire magique d'un peuple, un archéologue spirite, une mission spatiale post-écologique et un certain Severnus, dit l'Enigmariste - grammairien du vide, orateur du silence -, le bibliothécaire du secret. Ecrit en hommage à Andreï Tarkovski, L'Enigmairedonne voix à l'esprit des lieux. Et couronne un travail de réflexion poétique autour du rapport au terrestre dans un esprit s'articulant autour de deux pensées, celle d'Elisée Reclus qui écrivait : "L'homme, c'est la nature prenant conscience d'elle-même" ; et celle de Gary Snyder : "Les profondeurs de l'esprit, l'inconscient, sont nos propres étendues sauvages" .
Résumé : " J'aimais la pluie, tous les visages de la pluie, avec une sorte d'adoration primitive. La pluie lourde des orages d'étés, gouttes de terre enciellées qui délivrent des senteurs torréfiées ; la pluie nocturne et lente des soirées d'automne, celle de janvier, éteinte et engourdie, qu'un vent mauvais houspille, et ma préférée, celle que l'on hume, la nuit, la fenêtre grande ouverte : la pluie, dense et serrée comme la chaume, la pluie invisible des grands espaces et qui est la voix recluse de notre silence. " Lundi 28 septembre 1914 : un lieutenant allemand, peintre dans la vie civile, est renvoyé au front. C'est en pressentant sa mort imminente qu'il écrit au cours d'une nuit une longue lettre d'amour. Il s'adresse à une femme française dont il préparait un portrait avant le début de la guerre et qu'il est persuadé de ne plus jamais revoir. Dans un texte qui relève autant du roman, de la poésie et du manifeste, Pierre Cendors présente l'expérience amoureuse comme une aventure fondamentale qui habite notre silence le plus intime. Il y a dans Minuit en mon silence une quête qui fait songer aux Lettres à un jeune poète de Rilke ou aux Disciples à Saïs de Novalis. Après Archives du vent, il s'agit de la deuxième oeuvre de Pierre Cendors publiée par Le Tripode.
Berlin 1930. Fausta K, une jeune photographe, se lance à la recherche d'un ami d'enfance disparu sans laisser de traces. Par hasard, dans la vitrine d'un galeriste, elle découvre ses traits sur un tableau dont la signature, Engel, sera le point de départ d'une quête dans les milieux de l'avant-garde artistique berlinoise, le point de départ aussi d'un long voyage intérieur qui nourrira son propre travail de photographe, bientôt admiré et reconnu. Fausta traverse le vingtième siècle et ses drames, elle est le pivot d'une intrigue terriblement efficace, au terme de laquelle la survivance de l'espoir, malgré la perte des illusions, donnera un sens à sa vie.
Résumé : Que savez-vous de moi ? Ce qu'on en a dit à votre mort, un peu partout : poète visionnaire, homme caché, secret ; solitaire, dont la disparition accidentelle à Prague, a façonné une légende, fixé l'élan romantique pour les jeunes générations. Je crois que c'est à peu près tout. Vous pouvez me poser une question. Pourquoi êtes-vous mort au juste ? J'ai oublié. Endsen, romancier et poète, a disparu à Prague dans de troubles circonstances, en 1984 pour les uns, en 1991 pour les autres. A-t-il été un opposant au régime communiste ? A-t-il simplement disparu pour protéger ses proches ? Est-il mort, d'ailleurs, ou a-t-il secrètement pris le train pour une ville inconnue ? Pierre Cendors part sur les traces d'Endsen et nous plonge, grâce à une construction aussi habile qu'intelligente, dans un univers où se mêlent réalité et fiction, doutes et certitudes.
Résumé : Ce livre - celui qui y parle l'annonce - ne se veut ni "une énième poétique" ni "un renouveau lyrique de l'Utopie" . Il dédaigne de définir et plus encore de tenir la moindre position : "Un positionnement, uniquement. Un positionnement sans volonté d'occuper une position, d'asseoir un pouvoir sur autrui, d'exercer une influence sur une audience, de cultiver une quelconque dépendance ni d'augmenter sa propre importance". Dès lors, comment qualifier cet ensemble de fragments, entrecoupé du récit d'une marche de plusieurs jours sur l'île de Skye, au nord de l'Ecosse ? Poétique, aphoristique, didactique, c'est un vade-mecum qui semble exiger du lecteur de délaisser le livre sitôt lu, une initiation pas à pas qui ne demande rien tant qu'à être dépassée, un traité de pensée sans maître.
D'Athènes et d'autres villes de Grèce, ils ont fui l'enfer urbain qu'impose la crise économique pour fonder, sur une île de l'Egée, une micro société plus humaine et plus heureuse, l'espoir d'un nouveau monde. Mais leur refuge est un piège et le rêve ne tarde pas à virer au cauchemar. Confrontés à des îliens inhospitaliers, corrompus et violents, les nouveaux arrivants se retrouvent avec ce qu'ils croyaient laisser derrière eux : les forces maléfiques du pouvoir et de l'argent, et la méfiance et la haine de l'autochtone pour l'immigré. Dans l'attente du salut, il reste à endurer les épreuves. Après Ca va aller, tu vas voir, Christos Ikonomou atteint les mêmes sommets. Maîtrise narrative que porte une écriture d'une force rare, solennité biblique de la langue parlée, richesse et profondeur de la vision : Le salut viendra de la mer est un récit apocalyptique au souffle visionnaire, qui brasse puissamment passé, présent et avenir.
Ici, on a tous du sang indien et quand ce n'est pas dans les veines, c'est sur les mains." Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s'emparer des filets des Indiens mig'maq. Emeutes, répression et crise d'ampleur : le pays découvre son angle mort. Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l'immensité d'un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu tagawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source... Histoire de luttes et de pêche, d'amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d'un peuple millénaire bafoué dans ses droits.
Jean-Pierre contemple le petit empire qu'il s'est construit à force de manigances. Laurence regarde son ventre tomber toujours plus bas. Virginie rêve de la petite graine qui viendrait "meubler" son intérieur. Toi, Thierry, tu éructes et trépignes dans le vide jusqu'à te perdre. La médiocrité est partout, le marché de dupes a de beaux jours devant lui et, sous les masques de façade, le délitement est à l'oeuvre. La Disparition de la chasse est à l'image de ses personnages avides, bouffons ou pathétiques : comique et grotesque, désespérément.
C'est le dernier soir à L'Helvezia, le bistrot du village racheté par des investisseurs. Tous les habitués sont là : la Tante, hôtesse de tout son monde, la Silvia, l'Otto, le Luis, l'Alexi, et les autres aussi, encore vivants ou déjà morts. L'alcool coule à flots et ça fume à tout-va. On est en janvier et il ne neige pas. Il pleut comme vache qui pisse. C'est quoi cette bizarrerie climatique ? Le déluge ? On cause de ça, de tout, sans discontinuer. Ressurgissent alors les histoires enfouies de ce village qui pourrait bien être le centre du monde. La fin est proche, mais tant qu'il y a quelqu'un pour raconter, on reprend un verre. Ce Prix suisse de littérature 2012 s'avale cul sec !