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Minuit en mon silence
Cendors Pierre
LE TRIPODE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782370551252
J'aimais la pluie, tous les visages de la pluie, avec une sorte d'adoration primitive. La pluie lourde des orages d'étés, gouttes de terre enciellées qui délivrent des senteurs torréfiées ; la pluie nocturne et lente des soirées d'automne, celle de janvier, éteinte et engourdie, qu'un vent mauvais houspille, et ma préférée, celle que l'on hume, la nuit, la fenêtre grande ouverte : la pluie, dense et serrée comme la chaume, la pluie invisible des grands espaces et qui est la voix recluse de notre silence. " Lundi 28 septembre 1914 : un lieutenant allemand, peintre dans la vie civile, est renvoyé au front. C'est en pressentant sa mort imminente qu'il écrit au cours d'une nuit une longue lettre d'amour. Il s'adresse à une femme française dont il préparait un portrait avant le début de la guerre et qu'il est persuadé de ne plus jamais revoir. Dans un texte qui relève autant du roman, de la poésie et du manifeste, Pierre Cendors présente l'expérience amoureuse comme une aventure fondamentale qui habite notre silence le plus intime. Il y a dans Minuit en mon silence une quête qui fait songer aux Lettres à un jeune poète de Rilke ou aux Disciples à Saïs de Novalis. Après Archives du vent, il s'agit de la deuxième oeuvre de Pierre Cendors publiée par Le Tripode.
« De même que le soleil ne cesse de briller quand il se couche, de même une grande nuit se poursuit continuellement en nous. » Ainsi parle Unu alors qu'il fuit Solombros et sa tyrannie pour les terres sauvages de l'inconnu.Qui est-il ? Un barbare ? Un « grand fauve humain », comme le Moravagine de Blaise Cendrars ? Quelque initié ?Ultime témoin d'un monde où l'homme, mortel et immortel, était encore mêlé aux forces originelles, le fugitif embrasse son daimôn, « ce génie dont l'homme peut entendre l'inspirante voix, à la condition qu'il se taise, qu'il sache se faire nuit ».D'une langue magnétique, irriguée par une poésie fiévreuse comme une pulsation, Pierre Cendors explore un territoire où « la nuit est aussi un soleil »."Franco-irlandais, Pierre Cendors est né le 17 décembre 1968 en Haute-Savoie. Après des études d'Art, à Lyon, il se consacre à la littérature, résidant entre l'Irlande et l'Ecosse de nombreuses années. Vit dans le Haut-Diois. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, romans nouvelles et poésie dont chez Quidam éditeur L'Enigmaire (2021), Minuit en mon silence (2021), et en poche Silens Moon.4e de couverture : "« De même que le soleil ne cesse de briller quand il se couche, de même une grande nuit se poursuit continuellement en nous. » Ainsi parle Unu alors qu'il fuit Solombros et sa tyrannie pour les terres sauvages de l'inconnu.Qui est-il ? Un barbare ? Un « grand fauve humain », comme le Moravagine de Blaise Cendrars ? Quelque initié ?Ultime témoin d'un monde où l'homme, mortel et immortel, était encore mêlé aux forces originelles, le fugitif embrasse son daimôn, « ce génie dont l'homme peut entendre l'inspirante voix, à la condition qu'il se taise, qu'il sache se faire nuit ».D'une langue magnétique, irriguée par une poésie fiévreuse comme une pulsation, Pierre Cendors explore un territoire où « la nuit est aussi un soleil »."Franco-irlandais, Pierre Cendors est né le 17 décembre 1968 en Haute-Savoie. Après des études d'Art, à Lyon, il se consacre à la littérature, résidant entre l'Irlande et l'Ecosse de nombreuses années. Vit dans le Haut-Diois. Il est l'auteur d'une quinzaine de livres, romans nouvelles et poésie dont chez Quidam éditeur L'Enigmaire (2021), Minuit en mon silence (2021), et en poche Silens Moon.
Résumé : Que savez-vous de moi ? Ce qu'on en a dit à votre mort, un peu partout : poète visionnaire, homme caché, secret ; solitaire, dont la disparition accidentelle à Prague, a façonné une légende, fixé l'élan romantique pour les jeunes générations. Je crois que c'est à peu près tout. Vous pouvez me poser une question. Pourquoi êtes-vous mort au juste ? J'ai oublié. Endsen, romancier et poète, a disparu à Prague dans de troubles circonstances, en 1984 pour les uns, en 1991 pour les autres. A-t-il été un opposant au régime communiste ? A-t-il simplement disparu pour protéger ses proches ? Est-il mort, d'ailleurs, ou a-t-il secrètement pris le train pour une ville inconnue ? Pierre Cendors part sur les traces d'Endsen et nous plonge, grâce à une construction aussi habile qu'intelligente, dans un univers où se mêlent réalité et fiction, doutes et certitudes.
Berlin 1930. Fausta K, une jeune photographe, se lance à la recherche d'un ami d'enfance disparu sans laisser de traces. Par hasard, dans la vitrine d'un galeriste, elle découvre ses traits sur un tableau dont la signature, Engel, sera le point de départ d'une quête dans les milieux de l'avant-garde artistique berlinoise, le point de départ aussi d'un long voyage intérieur qui nourrira son propre travail de photographe, bientôt admiré et reconnu. Fausta traverse le vingtième siècle et ses drames, elle est le pivot d'une intrigue terriblement efficace, au terme de laquelle la survivance de l'espoir, malgré la perte des illusions, donnera un sens à sa vie.
Au printemps 2011, je suis parti en Islande. J'ignorais ce qui m'attendait là-bas. Comme Martin Buber, je pourrais écrire aujourd'hui : Tous les voyages ont des destinations secrètes dont le voyageur n'a pas conscience. Car, dès mon premier regard par le hublot de l'avion, j'ai été tout à coup emporté... ailleurs. C'est là, durant un mois, que j'ai marché, vécu et écrit les pages de ce carnet : dans une région islandaise de l'ailleurs, au nord-ouest de l'ailleurs, là-haut, dans l'invisible dehors, à la frontière boréale de l'esprit.
Résumé : A Pointe-Noire, dans le quartier Voungou, la vie suit son cours. Autour de la parcelle familiale où il habite avec Maman Pauline et Papa Roger, le jeune collégien Michel a une réputation de rêveur. Mais les tracas du quotidien (argent égaré, retards et distractions, humeur variable des parents, mesquineries des voisins) vont bientôt être emportés par le vent de l'Histoire. En ce mois de mars 1977 qui devrait marquer l'arrivée de la petite saison des pluies, le camarade président Marien Ngouabi est brutalement assassiné à Brazzaville. Et cela ne sera pas sans conséquences pour le jeune Michel, qui fera alors, entre autres, l'apprentissage du mensonge. Partant d'un univers familial, Alain Mabanckou élargit vite le cercle et nous fait entrer dans la grande fresque du colonialisme, de la décolonisation et des impasses du continent africain, dont le Congo est ici la métaphore puissante et douloureuse. Mêlant l'intimisme et la tragédie politique, il explore les nuances de l'âme humaine à travers le regard naïf d'un adolescent qui, d'un coup, apprend la vie et son prix.
Résumé : Les histoires d'amour ne se ressemblent pas. Cependant elles entretiennent des correspondances secrètes à travers le temps et l'espace. Alice et Vincent s'aiment, aujourd'hui, à Paris : ils ont l'art et l'érotisme en partage. Leur passion entre mystérieusement en résonance avec d'autres amours, des collines de Rome aux rivages du Brésil, et jusque dans la Grèce antique. Dans cette chasse éperdue où l'on ne sait plus qui fuit et qui assaille, on croise Piero di Cosimo, l'énigmatique peintre de la Renaissance, Diane et Actéon, chasseurs illustres, Ariccia et Philippe, égarés en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale, et bien d'autres amants pris dans les tumultes de l'Histoire.
Biographie de l'auteur Edouard Louis a 21 ans. Il a déjà publié Pierre Bourdieu : l'insoumission en héritage (PUF, 2013). En finir avec Eddy Bellegueule est son premier roman.