Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le roi stratège. Louis XIV et la direction de la guerre (1661-1715)
Cénat Jean-Philippe ; Dévrillon Hervé
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753510937
Très soucieux de sa gloire, Louis XIV s'intéressa particulièrement aux affaires militaires, en allant sur le front à la tête de ses armées et surtout en prenant de plus en plus en charge la direction de la guerre. A l'aide de ses secrétaires d'Etat de la Guerre, notamment Louvois, il a ainsi mis en place la " stratégie de cabinet ", qui consiste à contrôler étroitement l'action des généraux depuis Versailles. Très critiquée dès le Grand Siècle, cette manière de diriger les opérations est aujourd'hui encore l'objet de controverses, à propos de ses origines, de son évolution, de son efficacité ou du degré d'autonomie laissée aux généraux. Alors que la stratégie de cabinet n'est évoquée que pour l'armée de terre, il semble intéressant d'examiner si elle fut également appliquée sur mer et de comparer la direction de l'armée de terre avec celle de la marine. Cela permet enfin de mieux connaître les idées stratégiques et géopolitiques des dirigeants français, le processus de prise de décision militaire, la conception des plans d'opérations et leur application sur le terrain, sans oublier les contraintes logistiques, financières et géostratégiques qui limitèrent considérablement le champ des possibles.
Pianiste au talent salué par André Gide qui lui demande de collaborer à ses Notes sur Chopin (1948), Maurice Ohana (1913-1992) n'aborde la composition qu'à la trentaine, au bout des cinq années de la Seconde Guerre mondiale passées sous uniforme britannique, de Madagascar jusqu'à Rome où il termine sa formation musicale avec Alfredo Casella. Il s'impose d'entrée de jeu avec un oratorio sur un poème de Federico Garcia Lorca, Llanto por Ignacio Sanchez Mejias (1950), considéré par Alejo Carpentier comme une révélation. Ce premier chef-d'oeuvre affirme une démarche singulière, en marge des courants dominants et antagonistes de l'époque (néoclassicisme et sérialisme), une volonté d'indépendance qui sera la règle pour toute l'oeuvre à venir de son auteur, au risque d'être ignoré ou rejeté par les tenants de ces esthétiques. Cette liberté périlleuse vaut aujourd'hui à Ohana, une douzaine d'années après sa disparition, l'admiration des jeunes générations de musiciens. Ses Préludes et Etudes pour piano sont aujourd'hui estimés à l'égal de ceux de Chopin et Debussy. Mais il fut, de son vivant, un "méconnu célèbre", pourtant sollicité et servi par les plus grands interprètes du moment: Ataulfo Argenta, Eric Ericson, Kent Nagano, Mstislav Rostropovitch, Bruno Maderna, Maurice Béjart, les Percussions de Strasbourg, Seiji Ozawa, Narciso Yepes... Il se définissait lui-même comme un "moderne archaïque", cherchant à retrouver les origines les plus lointaines de l'expression musicale, comme il aimait brasser dans un même "haut fourneau" musiques populaires et savantes, arabo-andalouses, afro-américaines et afro-cubaines, pour offrir cette spécificité musicale inimitable et reconnaissable entre mille: le "son Ohana". Biographie de l'auteur Compositeur, Edith Canat de Chizy a étudié avec Ivo Malec et Maurice Ohana. Son catalogue comporte à ce jour une quarantaine d'oeuvres, distinguées par de nombreuses récompenses, dont le Grand Prix Salem de la musique symphonique en 2004. Elle a été élue en janvier 2005 à l'Académie des beaux-arts. Réalisateur de films, conseiller musical de divers cinéastes dont François Truffaut, auteur de plusieurs ouvrages consacrés aux rapports de la musique et du cinéma, François Porcile a publié chez Fayard La Belle Epoque de la musique française (1871-1940) et Les Conflits de la musique française (1940-1965). Ce dernier essai a été primé par le Syndicat de la Critique et l'Académie Charles Cros.
La culture générale est-elle indispensable à la formation des médecins ? L'introduction récente d'un enseignement d'épistémologie dès le premier cycle des études médicales est une réponse. L'épistémologie est " l'étude critique des sciences, destinée à déterminer leur origine logique, leur valeur et leur portée ". Les auteurs l'enseignent à la Faculté de Médecine de Brest. Les réactions de leurs étudiants les ont encouragés à rédiger ce livre contenant l'essentiel, de taille raisonnable. Dans une première partie, le lecteur est invité à un parcours initiatique au sein des grandes civilisations, de l'Antiquité à la période actuelle : égyptienne, mésopotamienne, grecque, chinoise, indienne, arabe, puis occidentale avec l'extrême richesse de sa science. Dans une deuxième partie, l'histoire des grands fléaux infectieux est abordée : peste, variole, choléra, fièvre jaune, syphilis, lèpre, tuberculose, sida, paludisme. Ces maladies, par leur ampleur passée ou récente, ont influencé présence et activité humaines. Les combats menés contre elles ont mobilisé courage et passion. L'éradication, tant espérée, en a parfois marqué le terme (cas de la variole).
Duret-Robert François - Canat Jean-François - Hans
Le droit du marché de l'art existe. Au confluent du droit d'auteur, du droit de la vente, du droit de la responsabilité ou du droit public, l'achat-vente d'oeuvres d'art répond à un ensemble de règles devenues très spécifiques de nature, notamment, à assurer l'authenticité des oeuvres d'art proposées et à permettre un recours effectif contre les vendeurs, experts, opérateurs de ventes et commissaires-priseurs en cas de doute sérieux sur l'origine. Cette 6e édition, à jour de la loi du 6 août 2015, dite Macron, traite de façon approfondie de la réglementation des ventes publiques aux enchères, profondément modifiée, d'abord par la loi du 10 juillet 2000 puis par la loi du 20 juillet 2011 et son décret d'application du 30 janvier 2012 qui sont venus transposer en droit français la directive européenne "services" du 12 décembre 2006. Historiquement détenteurs d'un monopole des ventes publiques depuis un édit d'Henri II de 1556, les commissaires-priseurs ont cédé la place à des opérateurs de ventes, du moins quand il s'agit de ventes volontaires. Ces derniers peuvent adopter la forme juridique de leur choix et sont désormais autorisés à effectuer des ventes de gré à gré. Une large place est consacrée à la jurisprudence qui, depuis quelques années, protège plus efficacement acheteurs et vendeurs selon les cas. Aussi, l'obligation de moyens communément attachée à la profession d'expert tend-elle à laisser place à une véritable obligation de résultat. L'ouvrage présente l'ensemble des activités du marché de l'art : ventes en galerie, expertises, catalogues raisonnés des oeuvres des artistes. Il décrit le statut des professionnels qui achètent et vendent ou authentifient des biens culturels : antiquaires, marchands de tableaux, experts, et précise les règles légales et jurisprudentielles qui leur sont applicables. Il traite des droits des artistes : qualité d'auteur, liberté créatrice, respect dû à l'oeuvre d'art, relations contractuelles avec les marchands, droits moraux et patrimoniaux, comme de ceux de leurs héritiers, dont l'intervention, fréquente sur le marché, vise à garantir ou à contester l'authenticité des oeuvres. Des développements portent également sur les dations, les assurances et la fiscalité des artistes. Les deux derniers livres sont consacrés au rôle de l'Etat et des collectivités locales et à la participation des personnes privées au soutien public du marché de l'art.
Résumé : De la Renaissance aux Lumières, la trajectoire historique semble rectiligne. Pourtant, l'Europe moderne est agitée par nombre de conflits, guerres de Religion, révoltes... Faisant le point sur cette période grâce à trois grandes parties chronologiques, ce livre s'adresse aux étudiants de L1 comme à ceux de CPGE ou à ceux qui préparent les concours de l'enseignement. Les différents aspects (politiques, socio-économiques, culturels...) de la période sont traités de façon claire et synthétique, en tenant compte des apports récents de l'historiographie.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?