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1915 le génocide Arménien
Cemal Hasan ; Pandelé Pierre
AMSTERDAM
23,00 €
Épuisé
EAN :9782350961064
La déportation et le massacre des Arméniens en 1915, la question de leur reconnaissance et les débats relatifs à l'effondrement de l'Empire ottoman, cette période de la Première Guerre mondiale où les terres impériales ont subi des attaques conjointes de la part des Alliés et de la Russie tsariste n'ont cessé d'agiter la Turquie depuis sa fondation. En 2005, des versions antinomiques de l'Histoire se font face lorsqu'un groupe d'intellectuels turcs se prononce pour la reconnaissance du génocide. Parmi eux, Hasan Cemal, petit-fils du dernier ministre de la Marine et gouverneur de Syrie en 1916-1918, Djemal Pacha (1872-1922), considéré comme l'un des instigateurs du génocide. Il a choisi de raconter ici son expérience individuelle et familiale. Ce livre, qui a fait grand bruit en Turquie, retrace aussi le parcours d'un homme de gauche qui, d'Erevan aux Etats-Unis en passant par la France, dans la diaspora arménienne, désire tendre la main et rendre hommage à son ami Hrant Dink, le journaliste à l'origine de ce processus, qui fut assassiné en 2007. Un essai essentiel dans une démarche inaugurée il y a dix ans et qui entend prendre en compte la part arménienne du peuple de Turquie.
La grande distribution est traditionnellement considérée comme un secteur peu innovateur et ce n'est que très rarement que les travaux d'économie ou de gestion associent distribution et innovation. Cet ouvrage cherche à montrer que ces deux dernières notions ne sont pourtant pas antinomiques et que c'est sans doute dans la grande distribution que l'on devrait observer dans les toutes prochaines années les transformations économiques et les innovations les plus radicales... La grande distribution est, dans beaucoup de cas, nettement plus innovante que la plupart des secteurs industriels traditionnels. Les formes d'innovation qui sont observées dans ce secteur sont multiples et variées (nouvelles méthodes de vente, nouveaux concepts ou formats de magasins, nouveaux produits ou services, nouveaux process ou formes d'organisation...), technologiques et non technologiques. A partir de ce constat, l'auteur construit une grille d'analyse à vocation à la fois descriptive et prospective, qui permet de décrypter les multiples formes d'innovation observables dans la grande distribution, mais aussi de définir des trajectoires possibles ou souhaitables d'innovation dans ce même secteur. Cet ouvrage intéressera à la fois le public des universitaires (gestionnaires, économistes ou sociologues) mais également les cadres et praticiens de la grande distribution. Plus généralement, il s'adresse à tous ceux qui cherchent à comprendre les dynamiques de croissance et d'innovation d'une des activités économiques les plus importantes de notre monde contemporain.
Gallouj Camal ; Gallouj Faïz ; Gallouj Nizar ; Cli
Cet ouvrage dresse un panorama général du commerce traditionnel et de la distribution moderne dans les pays du Maghreb. Sa portée est cependant plus générale, tirant des leçons pour l'ensemble des pays émergents. Ecrit par des spécialistes du domaine, il s'adresse aux enseignants et étudiants mais intéressera également les praticiens du commerce et de la grande distribution ainsi que les acteurs politiques. Plus généralement il sera utile à tous ceux qui souhaitent comprendre les logiques d'acteurs, les enjeux et stratégies du commerce et de la grande distribution dans les pays émergents.
Le concept d'économie circulaire connaît un succès remarquable. De l'industrie aux services, en passant par le BTP, il n'est pas un domaine économique où l'on n'évoque la causalité circulaire et la mise en oeuvre nécessaire d'une approche circulaire. Pourtant, bien que remplissant un rôle majeur dans l'économie circulaire (et en particulier dans le bouclage des cycles), le secteur agricole est régulièrement négligé. On constate ainsi un manque criant de travaux et recherches sur l'économie circulaire appliquée à l'agriculture, ou plus précisément sur l'agriculture circulaire. C'est ce gap de réflexions et de recherches que souhaite combler cet ouvrage, le premier du genre sur la question. Les auteurs adoptent une approche originale, qui cherche d'abord à situer l'agriculture circulaire au regard de propositions alternatives et parfois concurrentes. Ils proposent ainsi une relecture de l'économie circulaire, de ses piliers et domaines d'action du point de vue de ses implications pour les univers ruraux et agricoles. En multipliant les exemples, les auteurs montrent que l'agriculture circulaire est diverse, et qu'il convient de ne pas la réduire comme le font certains à l'état de simple agent de recyclage et de traitement des déchets. Plus encore, les auteurs mettent en avant les dynamiques entrepreneuriales et d'innovation qui sont aujourd'hui à l'oeuvre dans l'agriculture circulaire, et appellent à une implication collective pour la diffusion d'une culture circulaire dans les univers agricoles et au-delà.
La grande distribution alimentaire moderne a fait ses premiers pas au Maroc au tout début des années 1990. Depuis lors, elle continue sa progression, mais à un rythme beaucoup moins soutenu qu'initialement prévu. Pour autant, on connaît encore bien peu de choses sur le monde de la grande distribution au Maroc, ses logiques de fonctionnement, ses acteurs et les stratégies qui se jouent en son sein. Cet ouvrage dresse un panorama détaillé de la grande distribution alimentaire au Maroc. Il propose une description et une analyse des principaux acteurs en place ainsi que des nouveaux entrants. A un niveau plus large, il met en avant les déterminants sous-jacents au développement et à la diffusion de cette grande distribution moderne. Mais, son originalité réside aussi dans le fait qu'il met en lumière les principales stratégies mises en oeuvre par la distribution moderne afin d'assurer son intégration dans le paysage commercial marocain. L'ouvrage s'adresse aux enseignants et étudiants des universités, écoles de commerce, ENCG et IAE. Il intéressera également les praticiens, marketeurs et stratèges du commerce, de la grande distribution et de la grande consommation, ainsi que les acteurs politiques en charge. Plus généralement, il sera utile à tous ceux qui souhaitent comprendre les logiques de fonctionnement d'un des secteurs économiques les plus importants de l'économie nationale au Maroc et dans les pays émergents.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
La Révolution française a été taraudée par une question : comment transmettre l'événement inouï aux générations qui ne l'auront pas vécu ? Les révolutionnaires ont alors cherché à inventer des institutions civiles qui permettraient d'entretenir le souvenir, mais surtout une tenue, une manière révolutionnaire d'être au monde. Cette question, ces institutions, les lieux et les pratiques qu'elles ont fait surgir, sont autant de laboratoires sociaux sensibles pour comprendre comment l'événement depuis 1789 a été régulièrement réinvesti mais aussi dénié, renié, travesti, désinvesti, au point de devenir une sorte de "trésor perdu" pour des héritiers sans testament. La Restauration, les années 1830-1848, le Second Empire, la Commune de Paris, la Troisième République, le début du XXe siècle socialiste, les années sombres, ont métabolisé cette séquence brève dans de grandes discontinuités. Et les affrontements mortifères ont perduré de la Seconde Guerre mondiale à aujourd'hui. Loin d'une signalétique ambiguë faite de bonnets phrygiens, de bastilles à prendre et autres constituantes, ce livre invite à ne rien imiter mais aussi à ne rien négliger d'une histoire qui n'a pas été seulement libérale, d'une transmission qui n'a pas été seulement historiographique. Il invite, plus simplement, à retrouver la Révolution comme référence émancipatrice.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.