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Le défi haïtien. Economie, dynamique sociopolitique et migration
Célius Carlo A. ; Fatton Robert
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782296568686
1986-2011 - de la chute de Jean-Claude Duvalier à aujourd'hui -, 25 ans qu'Haïti tente de bâtir une société moderne et démocratique. Le défi est énorme tant le pays concentre de problèmes. On peut parler d'échec généralisé, celui de la classe politique traditionnelle comme celui de tous les partis politiques alors que, précisément, le phénomène majeur de ces vingt dernières années est l'irruption des masses paysannes et urbaines sur la scène politique. Les questions soulevées par une telle situation sont innombrables et les réponses apportées par cet ouvrage ne peuvent être que partielles. Les neuf contributions qui le composent explorent chacune un thème spécifique, de l'économie à la diaspora en passant par le rôle des élites, l'espace public, le leadership, l'application du droit, la réforme agraire, et la multiplication des bidonvilles. Il ressort de ces articles que la situation du pays résulte d'une série de dynamiques dysfonctionnelles internes. Sans nier le poids des grandes puissances et des institutions internationales, ce livre met l'accent sur la responsabilité des acteurs nationaux dans le démantèlement de l'Etat et la déstructuration de la nation. S'il fait une critique globale et pertinente de la société haïtienne, l'intérêt de cet ouvrage c'est aussi qu'il offre des éléments pour comprendre les obstacles qui se dressent face à l'édification d'une nouvelle Haïti et indique une voie mettant les acteurs haïtiens eux-mêmes au coeur de la reconstruction de leur nation.
Les termes vérité, justice et réconciliation occupent aujourd'hui une place importante dans le vocabulaire mobilisé pour cadrer les rapports entre les Etats des Amériques et les populations qu'ils ont historiquement marginalisées. Enjeu de luttes politiques, la définition de ces mots a une portée juridique et des incidences sur les mesures de réparation envisagées, mais elle soulève aussi, fondamentalement, la question de la manière dont est construit le récit d'une histoire commune capable de dire la violence d'une société. Fruit d'un dialogue entre des chercheurs et chercheuses, des défenseurs et défenseuses des droits de la personne et des membres d'organisations de femmes et d'Autochtones de plusieurs pays des Amériques, cet ouvrage fait état des débats sur les politiques de vérités sur les crimes et violations des droits dans le contexte des dictatures du Cône Sud, des guerres civiles en Amérique latine et des pensionnats autochtones en Amérique du Nord. Les différentes contributions analysent en particulier les enjeux liés aux politiques de mémoire des exactions, la manière dont sont comprises les conditions de non-répétition de ces violences et des mesures visant le rétablissement de la dignité des victimes.
Fondée en 1986, par Michel Leiris et Jean Jamin, GRADHIVA est, à l'origine, l'organe d'expression du Groupe de Recherches et d'Analyses sur l'Histoire et les Variations de l'Anthropologie (d'où, lui est venu son titre), équipe de recherche du Centre national de la Recherche scientifique et de la section histoire de l'ethnologie du musée de l'Homme. Son sous-titre explicitait alors son programme: Revue d'histoire et d'archives de l'anthropologie. En 2005, le musée du quai Branly poursuit la publication de Gradhiva et lance une nouvelle série. Sans que pour autant'Gradhiva change ni de vocation scientifique ni de politique éditoriale, son sous-titre devient: Revue d'anthropologie et de muséologie. Son ambition demeure d'être un lieu de discussion sur l'histoire et les développements actuels de l'anthropologie tant à partir d'études originales que par la publication d'archives ou de témoignages. Surtout, elle continue de privilégier la réflexion à travers l'interaction texte-image, écriture-icône, narration-représentation et prône le croisement des disciplines: anthropologie, esthétique, histoire, musique et littérature.
Pourquoi l'enseignement en Afrique noire est-il gravement en crise ? Pourquoi les étudiants, les élèves et les enseignants y sont-ils en révolte un peu partout, que ce soit au Bénin, au Niger, au Zaïre, ou dans des pays réputés stables, tels que la Côte d'Ivoire ou le Rwanda ? Pourquoi sont-ils aussi peu motivés ? Pourquoi les résultats aux examens sont-ils aussi catastrophiques ? Pourquoi des enseignements aussi différents que ceux du Zaïre, du Kenya ou de la Côte d'Ivoire connaissent-ils des problèmes semblables ? Pourquoi y a-t-il du chômage parmi les intellectuels de pays où le taux de scolarisation ne dépasse pas 20 % ? Pourquoi est-il impensable et surréaliste d'espérer un instant vaincre l'analphabétisme dans ce continent, sous les structures actuelles des systèmes éducatifs en place ? Après une description des problèmes brûlants que connaissent les enseignements africains, ce livre essaie de déterminer, au-delà des poncifs habituellement formulés, les causes profondes — tant sociales qu'économiques — de cette situation. Il examine quelques tentatives de réforme, recherche les explications à leur échec, et propose une alternative aux structures actuelles de l'enseignement. Par cet essai, l'auteur espère susciter une réflexion sur la nature et les objectifs des systèmes éducatifs africains.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.