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Poèmes
Celan Paul
MERCURE DE FRAN
13,20 €
Épuisé
EAN :9782715214187
La place de Paul Celan en France aujourd'hui n'a rien de commun avec celle qui était la sienne à sa mort en 1970. Pourtant, malgré l'existence de traductions de plus en plus nombreuses, il m'a semblé qu'un peu à la manière de ce qui se passait pour Hölderlin, le nom de Celan, ou si l'on préfère l'aura qui entoure ce nom tendait à prendre la place d'une connaissance plus précise de sa poésie. C'est pourquoi, outre un choix de textes assez large, j'ai voulu cette fois offrir au lecteur une documentation suffisante pour qu'il puisse comprendre le contexte dans lequel cette ?uvre a vu le jour. De Czernowitz à Paris en passant par Vienne, de l'amour pour l'allemand transmis par la mère à la réappropriation juive de cette langue, devenue entre-temps la langue de ses bourreaux, les poèmes de Celan retracent le chemin de l'une des ?uvres poétiques majeures de l'après-guerre en Europe. John E. Jackson
Commençant et finissant par deux longs poèmes en forme de suite, dont le bouleversant Strette, rendu célèbre par un commentaire de Peter Szondi, Sprachgitter, Grille de parole, appartient à l'oeuvre du centre de Paul Celan. Le titre évoque la grille du langage de Saussure, mais c'est aussi un mot de Jean-Paul, qui désigne la grille du parloir des couvents. D'un lyrisme sans aura, ce livre où s'installe un paysage neigeux et pétrifié jette un pont vers l'oeuvre tardive, c'est la première apparition dans l'oeuvre de Paul Celan de ce qu'Adorno nomme son "caractère anorganique", langage minéral de la douleur, de ce qui est mort dans les étoiles et les pierres.
Daté d'août 1959, l'Entretien dans la montagne, l'un des très rares écrits en prose publiés par Paul Celan, occupe une place centrale dans son oeuvre. Sa rédaction intervient quelques mois après la parution de Grille de parole, son troisième recueil de poèmes ; sa publication l'année suivante précédera de peu l'attribution à Celan du Prix Büchner. L'Entretien dans la montagne est, d'abord, la commémoration d'une rencontre manquée avec Theodor W. Adorno. Celan définit ce texte comme un chemin "de moi vers moi". Et Stéphane Mosès montre comment il accomplit, sur l'horizon de cette absence, "un trajet à travers la forêt des mots, trajet au cours duquel un langage anonyme se transforme peu à peu en parole de sujet, un il en je et tu, un récit en discours." Par-delà cette métamorphose dont le traducteur dégage les enjeux grâce à l'analyse précise du statut linguistique des énoncés qui composent l'Entretien, ce dont il s'agit ici, c'est de répondre à la fameuse formule d'Adorno qui estimait que le poème était devenu impossible après Auschwitz. "Pour Celan au contraire, écrit Stéphane Mosès, le langage frappé au plus intime de ses pouvoirs peut renaître, mais à condition d'assumer jusqu'au bout sa propre culpabilité."
Celui qui marche sur la tête, Mesdames et Messieurs, celui qui marche sur la tête, il a le ciel en abîme sous lui. Mesdames et Messieurs, il est aujourd'hui passé dans les usages de reprocher à la poésie son "obscurité". Permettez-moi, sans transition, - mais quelque chose ne vient-il pas brusquement de s'ouvrir ici ? - permettez-moi de citer un mot de Pascal que j'ai lu il y a quelque temps chez Léon Chestov : "Ne nous reprochez pas le manque de clarté puisque nous en faisons profession !" Sinon congénitale, conjointe au moins et adjointe à la poésie en faveur d'une rencontre à venir depuis un lieu lointain ou étranger - projet de soi-même peut-être -, telle est cette obscurité.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Résumé : Laure avait des mots d'amour mais pas les preuves : Vincent n'évoquait jamais de date pour une prochaine rencontre. Et ce décalage entre les paroles et les actes la perturbait. Les messages maintenaient un lien entre eux, mais ils rendaient aussi la distance plus palpable et transformaient Vincent en une divinité inaccessible. Laure est tombée amoureuse de Vincent en discutant avec lui sur Facebook. Depuis des mois, ils échangent aussi des SMS à longueur de journée. Elle sait tout de lui, de ses goûts, de ses habitudes mais tout reste virtuel. Si Vincent tarde à lui répondre, l'imagination de Laure prend le pouvoir et remplit le vide, elle s'inquiète, s'agace, glisse de l'incertitude à l'obsession. Quand une rencontre réelle se profile, Laure est fébrile : est-ce le début d'une histoire d'amour ou bien une illusion qui se brise ? Subtile analyste du sentiment amoureux, Stéphanie Dupays interroge notre époque et les nouvelles manières d'aimer et signe aussi un roman d'amour intemporel sur l'éveil du désir, l'attente, le doute, le ravissement.
Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. A lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ? Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...