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L'art du Sud. De la création à l'identité (XIème-XXème siècle)
CAZES QUITERIE
CTHS EDITION
30,00 €
Épuisé
EAN :9782735505401
Les contributions rassemblées dans ce volume sont autant de fenêtres ouvertes sur l'art du Sud entre le XIe et le XXe siècle qui, au-delà des cas concrets étudiés, suscitent des remises en perspective. La création, dans tous les domaines, est d'abord l'expression d'un projet intellectuel : manuscrits du XIe siècle issus du scriptorium ou réalisation en 1100 du cloître de la puissante abbaye de Moissac, construction de la cathédrale gothique de Toulouse ou de la collégiale de Montréal dans l'Aude. Mais les formes architecturales peuvent aussi résulter des confrontations de théoriciens lorsqu'il s'agit de décider dans quel style construire les églises du Midi au XIXe siècle. Les formes artistiques manifestent le respect pour des modèles prestigieux comme à Saint-Front de Périgueux, traduisent les attentes d'une communauté, ainsi l'adoption de l'art roman dans les Pyrénées, ou répondent aux exigences de grands prélats comme en Gascogne à l'époque gothique. Les références septentrionales sont parfois discrètes, dans les peintures murales de Montpezat-deQuercy, d'un XIVe siècle dominé par l'italianisme ; elles sont parfois revendiquées comme dans les constructions civiles ou les aménagements urbains des XVIIe et XVIIIe siècles de Toulouse ou Montpellier. À Perpignan au XVIIe siècle, on se tourne aussi vers Rome. Les ressorts de ces créations sont multiples : expression d'une pensée théologique, affirmation d'un goût, affiliation à un courant, recherche de la modernité. Mais les constructions des ordres mendiants de Carcassonne visent aussi à un partage territorial des âmes, et l'image peut avoir valeur d'affiche et donc de propagande : c'est le cas d'une gravure du XVIe siècle, François Ier offrant son c?ur à Éléonore d'Autriche. Toutefois, ce n'est vraiment qu'aux XIXe et XXe siècles que l'art et les prises de position qu'il suscite deviennent porteurs de préoccupations identitaires.
Résumé : La façade que Toulouse développe sur la Garonne donne, au soleil couchant, l'image d'une cité sereine, chaude et puissante. Ici plus qu'ailleurs, le temps s'immobilise, et on l'imagine volontiers pendant l'Antiquité ou le Moyen Age : ces époques ont tellement marqué le paysage urbain qu'il suffit de peu pour les faire surgir à nouveau. Grande ville antique, capitale des Wisigoths puis du Languedoc, elle est dominée par un matériau, la brique, qui la rend si particulière. Son patrimoine monumental est d'une richesse qui n'a rien à envier aux sites les plus touristiques d'Italie : Saint-Sernin, la plus grande église romane d'Europe, les Jacobins et l'admirable "palmier", la cathédrale Saint-Etienne à l'architecture composite, les couvents gothiques, les hôtels de la Renaissance, forment le cadre d'une vie bien méridionale qui ne demande qu'à se laisser partager.
Résumé : Avec une rigueur méticuleuse et un humour subtil, Juliette Cazes nous embarque dans une expédition pleine de rebondissements à travers le monde et ses traditions funéraires. Des cercueils en cage en Ecosse, des têtes momifiées en Nouvelle-Zélande, des funérailles musicales à La Nouvelle-Orléans ou encore des inhumations célestes au Tibet? A ses côtés, découvrez dans la joie et la bonne humeur comment on cohabite avec les morts, ailleurs !
Si Toulouse a pratiqué tous les arts, aux XIe et XIIe siècles, elle a manifesté un amour immodéré pour la sculpture. In situ, à Saint-Sernin ou à Saint-Etienne, elle se trouve aussi - et surtout - au musée des Augustins dont elle constitue indéniablement l'un des points forts. Que peuvent bien nous raconter, neuf siècles après leur création, ces sculptures qui furent faites pour un autre temps, une autre façon de penser le monde, un tout autre rapport à la société et au divin ? Cet ouvrage veut jeter un pont à travers le temps, pour mieux comprendre la singularité de cette Toulouse médiévale qui, d'une certaine façon, a façonné la ville actuelle.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.