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Saül, David, Salomon. La Royauté et le destin d'Israël
Cazeaux Jacques
CERF
36,00 €
Épuisé
EAN :9782204071697
Un premier roi, Saül, élu contre la volonté de Dieu, et fou à l'évidence; un deuxième, David, usurpateur, partagé entre sagesse et folie, qui préfère Jérusalem à Bethléem, et dont tout le règne est occupé de luttes intestines; un troisième, Salomon, le roi des rois, dont la chronique se confond avec celle du Temple qu'il édifie; mais soudain la Corvée royale qui a permis ce grand ?uvre d'apparente piété se solde par le schisme qui éloigne dix Tribus sur les douze constituant le véritable Israël: le roi présumé le plus sage a commis une folie meurtrière et sans retour. La Bible hébraïque a intitulé ces chroniques « Premiers prophètes », titre qui dit mieux que celui de nos bibles modernes (« Livres historiques ») l'intention de ces textes largement indépendants de l'histoire. L'analyse de Jacques Cazeaux montre par le détail comment, en mettant en page à sa manière des légendes et sans doute des pans d'archives, le rédacteur de Samuel-Rois s'est livré à une sévère critique, transformant le tout en une « moralité » anti-monarchiste. Brossée en ses trois tableaux, elle met en scène les trois rois, Saül, David et Salomon.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, membre au CNRS de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, propose des essais, décidément littéraires (voir Histoire, utopie, mystique. Ouvrir la Bible comme un livre, Éd. du Cerf, 2003), point sur Proust, Philon, Platon et, surtout, la Bible.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Ses derniers livres, publiés aux Editions du Cerf, sont Histoire, utopie, mystique. Ouvrir la Bible comme un livre et Le Partage de minuit : essai sur la Genèse.
Résumé : Le livre des Actes des Apôtres est lu avec nostalgie par tous les réformateurs comme l'histoire édifiante de l'Église primitive, et surtout le journal exaltant des voyages de Paul, le plus grand missionnaire. Mais son but est peut-être initialement autre Entre le témoignage du sang et celui de la mission, les Actes montrent la difficulté de l'Evangile. Autant qu'une histoire des origines, le livre tisse une prophétie destinée à réformer les communautés déjà déviées. Ces dernières, négligeant la Passion, célébraient la liberté qu'avait ouverte la Résurrection ; elles tendaient à faire des Nations un nouveau peuple élu en rejetant l'héritage d'Israël, avec un penchant pour les signes et le culte des personnalités, dont celle de Paul, précisément. Les Actes des Apôtres pourraient bien être moins une histoire qu'un montage à base d'histoire pour démystifier'l'image de Paul - non pas Paul, mais ce qu'on en faisait, c'est-à-dire le champion d'une volonté de puissance. L'auteur rappelle que la première moitié des Actes insiste lourdement sur la Passion et, avec: Étienne, sur le martyre comme mission de l'Église, sur le centre inaliénable de Jérusalem, c'est-à-dire Israël, sur le rôle de Pierre, premier messager de l'Evangile aux Nations, avec le Romain Cornélius. La seconde partie des Actes raconte les voyages de Paul, mais de telle sorte que l'inflation, l'inutilité et l'erreur y sont mêlées. Le fameux appel à César était quasi blasphématoire et inutile, Paul pouvant prendre le bateau de n'importe où et n'importe quand. Et pourquoi Rome, alors que la Pentecôte prévoyait aussi la Perse ? Tout à la fin du livre, Paul, enfin vrai, immobile, enchaîné à Rome, parle enfin du royaume de Dieu et délivre le message du Serviteur, annoncé par le Baptiste et Jésus.
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, chercheur au CNRS (MOM de Lyon), a mis sa méthode d'analyse proprement littéraire au service de la Bible. Son oeuvre, publiée aux Éditions du Cerf, s'étend de la Genèse jusqu'aux livres des Rois et au Cantique des Cantiques. Son commentaire des Actes des apôtres a paru en 2008.
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes archéologiques les plus récentes, entreprises en Israël, en Jordanie, en Égypte, au Liban et en Syrie. Loin de sortir désenchanté de cette mise à plat historique du Livre des livres, le lecteur est d'autant plus fasciné par ces nomades et ces agriculteurs d'il y a trois mille ans, qui ont su fabriquer, en des temps de détresse ou de gloire, un récit dont la fécondité n'a cessé d'essaimer au-delà de ce peuple.