Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le refus de la guerre sainte. Josué, Juges et Ruth
Cazeaux Jacques
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204060226
Un soleil qui arrête sa course. Ce miracle, le plus spectaculaire de la Bible, se produit au bénéfice d'étrangers qui se sont frauduleusement insinués sur la terre d'Israël - c'est dans le livre de Josué contre Benjamin, une tribu majeure d'Israël - c'est dans le livre des Juges. Booz qui sauve l'héritage de femmes sans hommes, assure le bornage, le Cadastre, qui est le sacrement d'un Israël fédéral et fraternel - c'est dans le petit livre de Ruth. Pourtant, ces textes, et d'autres, ont été lus dans le sens d'un nationalisme, terrestre ou mystique. Ils embarrassent la conscience morale des modernes. Or, nous pouvons les lire comme des prophéties, liées, comme on dit en cuisine, hors du fourneau de l'Histoire. Ils sont antinationalistes, antimonarchiques, plus précisément, et ils disent à Israël que sa terre, c'est la Loi. Il n'y a aucune apologétique à inventer pour lire les guerres de la Bible parce qu'elles sont barrées : à peine sorti d'Egypte, Israël sera déclaré pire que les Egyptiens, puisque menacé des mêmes plaies. Sa grandeur est d'avoir dénoncé le crime de la volonté de la puissance. La lecture ici proposée est de critique littéraire, au sens français du terme. Elle montre que ces livres ne sont pas seulement des archives, mais des thèses issues de l'échec de la royauté, ou plutôt de hautes prophéties, des drames superbes et poignants, une anti-épopée.
Biographie de l'auteur Jacques Cazeaux, docteur ès lettres, membre au CNRS de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée, propose des essais, décidément littéraires (voir Histoire, utopie, mystique. Ouvrir la Bible comme un livre, Éd. du Cerf, 2003), point sur Proust, Philon, Platon et, surtout, la Bible.
Un premier roi, Saül, élu contre la volonté de Dieu, et fou à l'évidence; un deuxième, David, usurpateur, partagé entre sagesse et folie, qui préfère Jérusalem à Bethléem, et dont tout le règne est occupé de luttes intestines; un troisième, Salomon, le roi des rois, dont la chronique se confond avec celle du Temple qu'il édifie; mais soudain la Corvée royale qui a permis ce grand ?uvre d'apparente piété se solde par le schisme qui éloigne dix Tribus sur les douze constituant le véritable Israël: le roi présumé le plus sage a commis une folie meurtrière et sans retour. La Bible hébraïque a intitulé ces chroniques « Premiers prophètes », titre qui dit mieux que celui de nos bibles modernes (« Livres historiques ») l'intention de ces textes largement indépendants de l'histoire. L'analyse de Jacques Cazeaux montre par le détail comment, en mettant en page à sa manière des légendes et sans doute des pans d'archives, le rédacteur de Samuel-Rois s'est livré à une sévère critique, transformant le tout en une « moralité » anti-monarchiste. Brossée en ses trois tableaux, elle met en scène les trois rois, Saül, David et Salomon.
Biographie de l'auteur Docteur ès lettres, directeur de recherche au CNRS, Jacques Cazeaux a publié aux Editions du Cerf dans la collection Lectio divina la trilogie : Le Refus de la guerre sainte. Josué, juges et Ruth (1998), La Guerre sainte n'aura pas lieu. Maccabées, Judith, Esther (2001), Saül, David, Salomon. La royauté et le destin d'Israël (2003). En relation avec ces ouvrages, Jacques Cazeaux présente ici une sorte de discours de sa méthode
Comment le Nouveau Testament a-t-il été constitué ? Pourquoi et comment les évangélistes ont-ils écrit ? Que s'est-il passé dans l'Eglise du ier siècle qui a vu l'apparition progressive des textes témoignant d'une foi nouvelle ? En moins de trois générations, le Nouveau Testament est passé du stade oral (30-50) au stade épistolaire (50-70) puis au stade narratif (70-100). "Plus tard tu comprendras" : ce mot qu'adresse Jésus à Pierre au moment de lui laver les pieds annonce une foi en devenir, assimilant graduellement le sens de ce qui a été reçu durant la vie terrestre du Christ. Ainsi ces étapes sont révélatrices d'une maturation et d'un approfondissement du mystère. De l'une à l'autre, quelle part de continuité et de dépassement peut-on observer ? En expert de ces questions, Michel Gourgues s'attache à la transmission des points fondamentaux du noyau de la foi : la considération apportée à la croix de Jésus, la mort de Jésus comme événement de salut et le mystère pascal de Jésus. Une rencontre avec la foi des tout premiers chrétiens. Dominicain, Michel Gourgues enseigne le Nouveau Testament au Collège universitaire dominicain (Carleton University) à Ottawa et Montréal. Directeur de la revue Science et Esprit et membre du comité de rédaction de la Revue Biblique, il est également professeur invité à l'Ecole Biblique de Jérusalem.
Résumé : Ce que les chrétiens appellent "Ancien Testament" correspond en partie - mais en partie seulement - au texte de la Bible hébraïque. Quelles sont les différences entre les deux textes ? Comment expliquer la formation du canon biblique, cette composition dans laquelle la tradition a consacré le texte sacré ? En archéologue des mots, le professeur Thomas Römer mène l'enquête et met au jour, sous les strates accumulées par les multiples compilateurs et rédacteurs, les origines diverses d'un livre pas comme les autres. Appliquant la méthode historico-critique, il retrace la formation des trois parties de la Bible en les situant dans leurs contextes socio-historiques respectifs. Une plongée fascinante qui vous fera lire la Bible d'un oeil neuf !
4e de couverture : Tout l'enseignement de Jésus se résume à ceci : nous sommes infiniment aimés. Alors, pourquoi souffrons-nous ? Parce que cet amour, nous ne le recevons pas pleinement - et c'est pourquoi nous manquons tant d'amour. Impasse existentielle ? Non ! Paradoxe vivifiant : pour recevoir l'amour, il nous faut le donner. C'est à une méditation sur le sens profond de l'amour que nous convie ce nouvel essai de Denis Marquet. Pourquoi est-il si compliqué d'aimer ? Pourquoi portons-nous des fêlures qui ne guérissent pas ? Pourquoi blessons-nous sans le vouloir ceux qui nous entourent ? Quel sens peut encore avoir pour nous cette phrase de l'évangéliste Jean, si souvent entendue qu'elle en a perdu sa vigueur : « Dieu est amour » ? En philosophe et lecteur assidu des Écritures, l'auteur éclaire ces questions vitales, ouvrant un chemin de compréhension de nos existences ainsi qu'une voie vers la simplification et la guérison.Notes Biographiques : Denis Marquet est écrivain, philosophe et thérapeute. Il est notamment l'auteur du Testament du Roc (Flammarion, 2013) et de Osez désirer tout (Flammarion 2018).
Geoltrain Pierre ; Kaestli Jean-Daniel ; Roessli J
Les textes recueillis dans ces deux volumes sont des apocryphes, ce qui signifie qu'en dépit d'un contenu comparable à celui des Écritures ils n'appartiennent pas au canon. En effet, soit ils s'écartent de la doctrine officielle de l'Église en véhiculant des idées hétérodoxes, soit ils font trop appel au merveilleux, aspect dont l'Église s'est toujours méfiée. Mais rappelons que le canon des Écritures n'a pas été fixé tout de suite, son histoire court jusqu'à la quatrième session du Concile de Trente (1546). Ajoutons aussi qu'il y a toujours désaccord en la matière entre l'Église catholique et les Églises protestantes pour certains livres. Les textes réunis dans le premier tome relèvent de l'Antiquité chrétienne et recoupent différents genres bibliques : évangiles (auquel il convient d'adjoindre des écrits relatant la vie et la dormition de Marie, mère de Jésus), épîtres, Actes des apôtres, apocalypses (sur les derniers temps et l'au-delà). Ces pièces sont précieuses. Elles permettent une connaissance plus approfondie des premiers temps de l'Église et la compréhension de traditions - dans le domaine de la piété, de la liturgie ou de l'art - dont nous n'avons pas trace dans les textes canoniques. Les textes réunis dans le second tome sont, dans leur majorité, plus tardifs. Ce volume accorde, d'autre part, une place plus grande que le premier à des livres qui circulèrent dans des aires religieuses et linguistiques autres que le monde byzantin et l'Occident latin ; les traditions copte, arabe, éthiopienne, arménienne y sont bien représentées. Pour la plupart, ces écrits n'avaient encore jamais été publiés en langue française. Les écrits chrétiens que l'on dit " apocryphes " n'ont cessé d'être diffusés, récrits, adaptés. Ils furent le terreau de l'imaginaire chrétien, et une source d'inspiration pour les sculpteurs, les peintres, les écrivains, les musiciens et les cinéastes : le Bunuel de La Voie lactée se souvient des Actes de Jean. C'est que, face au discours régnant, institutionnel, ces textes ouvrent un espace à l'imagination. Ils se développent en quelque sorte dans les interstices des livres canoniques. Ils comblent des vides, inscrivent une parole dans les silences, donnent une voix aux personnages muets, un nom et un visage à ceux qui n'étaient que des ombres. Comme toute littérature, ils rusent avec le discours clos.