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Ecrire entre les murs. Trilogy de HD
Cazé Antoine
PUF
19,50 €
Épuisé
EAN :9782130625414
Hilda Doolittle (1886-1961), qui adopta très tôt ses seules initiales, HD, pour nom de plume, est l'auteur d'une oeuvre poétique, romanesque et autobiographique parmi les plus riches et les plus foisonnantes du Modernisme littéraire anglo-américain. Longtemps négligée ou mal comprise, cette oeuvre est devenue au fil des années l'une des plus emblématiques de l'écriture féminine, perçue comme offrant un contrepoint à l'esthétique moderniste canonique d'écrivains tels qu'Ezra Pound, TS Eliot ou James Joyce. Trilogy est l'oeuvre majeure de la maturité de son auteur, combinant un lyrisme exacerbé à une volonté épique de témoigner de l'expérience de la guerre. Rédigées pendant le Blitz de Londres entre 1941 et 1944, les trois parties du recueil tentent de rendre compte du traumatisme, et de le surmonter. En mettant au jour le triple arrière-plan historique, religieux et psychanalytique qui informe l'écriture de HD, le présent ouvrage expose comment celle-ci parvient à sublimer (dans tous les sens du terme) son expérience pour atteindre une réconciliation, voire une rédemption, aussi inédite que puissante. Par le biais d'analyses de textes précises, l'auteur montre comment l'écriture poétique elle-même se fait réparation.
Antoine CazéIntroductionFrançois Specq "God's Alphabet" : le transcendantalisme musical de John Sullivan DwightJean SzlamowiczYou Can't Be Serious ! Gershwin et l'entre-deux américainAntonia SoulezLa musique indéterminée : une philosophie informelle pour CageAntoine CazéL'esthétique mécaniste dans la musique américaine "Les Américains chantent et font de la musique spontanément" : conversation avec Betsy JolasIsabelle GuillaumeL'image de la France et de l'Angleterre dans les travelogue storybooks américains (Hezekiah Butterworth, Elizabeth Williams Champney)Comptes rendusAdam MarksAmerican Piano Music. Program Notes
Ashbery est sans doute le plus grand poète américain de sa génération, un écrivain dont la poésie s'impose avec la clarté et l'évidence d'un grand oeuvre, au sens fort du terme.
Prenez un rédacteur médical de quarante-quatre ans en pleine crise existentielle, placez-le tous les matins, « à l?heure où l?aube noircit la campagne », face à ses pensées et à l?âtre de sa petite maison perdue dans les frimas de l?hiver, ajoutez-y l?évocation tendrement triste de sa famille, les mille et un objets domestiques qui encombrent son esprit et son intérieur bourgeois, les souvenirs pseudo-nostalgiques de sa jeunesse sans relief, un chat, une cane domestique, et même quelques ratons-laveurs? ne reste plus alors qu?à craquer une allumette au début de chacun des trente-trois chapitres pour voir s?animer à la lueur incertaine de la flamme tout le drôle de petit monde ainsi créé par Nicholson Baker pour son anti-héros. Un monde miniature, qui tiendrait dans une boîte d?allumettes, qui serait comme le négatif de l?immense fresque de Proust: Brièvement, je me suis levé de bonne heure! Un monde aux profondeurs insoupçonnées, où ouvrir le lave-vaisselle équivaut à découvrir les manuscrits de la Mer Morte, où regarder un canard battre des ailes revient à méditer sur la condition humaine, et où partir en promenade c?est s?exposer à une chute vertigineuse en atteignant l?horizon. Le monde d?un magicien de l?ordinaire, qui initie son lecteur aux mystères de la petite lampe vert du détecteur de fumée, aux beautés de la goutte d?eau qui glisse sur la paroi d?un gobelet, aux délices de l?achat d?un frigo miniature pour la chambre d?amis. Ce monde, si familier et surréel, c?est le nôtre. Et si nous sommes invités à en parcourir les replis les plus insignifiants et les plus drôles, c?est pour mieux apprivoiser le désespoir et la mort qui le hante, qui nous hante.
« Ma collaboration avec Itsik Malpesh est peut-être l?une des alliances littéraires les plusimprobables qui soient de mémoire récente. Lors de notre première rencontre, à l?automne 1996, ilavait déjà plus de quatre-vingt-dix ans et moi tout juste vingt-et-un. Lui était un Juif russe ayantgrandi à une époque où les jours du tsar étaient comptés; moi j?étais un jeune catholique deBoston né à la fin du règne de Nixon ». Ainsi débute Chansons pour la fille du boucher, roman centré sur l?autobiographie fictive d?Itsik Malpesh, juif russo-moldave, qui se définit en toute modestie comme le plus grand poète yiddish vivant d?Amérique. Ce texte, écrit à l?origine en yiddish, est entrecoupé de notes du traducteur. Ce dernier raconte comment lui-même, jeune homme d?origine irlandaise qui se destinait à la prêtrise, s?est retrouvé à apprendre le yiddish par amour et les circonstances qui l?ont amené à rencontrer Itsik Malpesh, puis à traduire son livre. L?histoire d?Itsik Malpesh est celle du XXe siècle. Il naît à Kichinev à l?époque où débutent les premiers pogroms, assiste à la montée de l?antisémitisme avec la Première Guerre mondiale puis à la Révolution russe. Jeune homme se rêvant poète de la langue yiddish, Itsik est obligé de s?exilerà Odessa après avoir fait publier un article couvrant de ridicule le patron chrétien de son père. Ilespère y retrouver Sasha Bimko, la fille du boucher, de quatre ans son aînée, qu?il n?a jamaisconnue mais dont la légende raconte que, par sa seule détermination, elle aurait empêché desémeutiers chrétiens de violer Mme Malpesh le jour de la naissance d?Itsik. Après maintespéripéties, Itsik parvient à Odessa où la veuve Bimko lui révèle que Sasha est partie en Palestine.Itsik demeure cependant à Odessa où il apprend le métier d?imprimeur. Quelques années plus tard,son patron, pressentant l?imminence d?un danger, l?envoie en Amérique. Là encore, les aventuress?enchaînent et le hasard va conduire les pas de Sasha Bimko vers Itsik. Les deux jeunes gensvivront une grande histoire d?amour, avant que les rêves de poète d?Itsik ne prennent, une fois deplus, le pas sur la réalité?
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.