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MEMOIRES SECRETS (DIT DE BACHAUMONT)...VOLUME IV-V (TOMES 6 A 7) 2VOLS
CAVE C CORNAND S
CHAMPION
244,00 €
Épuisé
EAN :9782745320117
Ouvrage considéré comme capital pour la connaissance des Lumières, et dans lequel puisent tous les historiens, les Mémoires secrets, faussement attribués à Bachaumont, n’ont bénéficié d’aucune édition critique depuis leur publication entre 1777 et 1789 malgré un succès européen immédiat. Au centre des débats les plus brûlants pendant le quart de siècle précédant la Révolution, lutte contre les jésuites, opposition parlementaire, procès retentissants comme celui du collier de la reine, attentifs à l’émergence de nouvelles esthétiques, drame bourgeois, opéra gluckiste, théâtre de Shakespeare, ils rendent compte, presque au jour le jour, des mouvements éphémères ou profonds d’une opinion publique en train de se constituer. Une édition critique des 36 volumes, fondée sur un texte fiable, vu les nombreuses contrefaçons, s’imposait ; elle s’imposait aussi en raison de la connaissance de plus en plus précise, grâce aux spécialistes de la presse en particulier, de la complexité des réseaux de l’information sous l’Ancien Régime : il était devenu nécessaire de replacer la célèbre chronique à l’intérieur du vaste ensemble constitué de nouvelles manuscrites, de périodiques, d’imprimés visant à informer. La taille de l’ouvrage, l’extrême variété des contenus, nécessitaient la réunion d’une équipe à la fois nombreuse et aux spécialités diverses à l’intérieur du XVIIIe siècle. Elle a été constituée par l’UMR LIRE (CNRS 5611) de l’Université Stendhal-Grenoble 3, sous la direction de Christophe Cave. Ces volumes de la collection « Les dix-huitièmes siècles » proposent l’année 1775 (tomes 7 et 8) des Mémoires secrets.
En France, au cours de la première moitié de la IIIe République (1870-1914), les médecins se sont trouvé une vocation soudaine à conduire des carrières politiques à la Chambre des députés et au Sénat. Ils représentent, sur cette période, la cinquième catégorie sociale des législateurs au Palais-Bourbon après les avocats, les propriétaires, les chefs d'industrie et les agriculteurs. A quoi tend cet engagement médical, dans cette période précise de l'Histoire ? Quelle est la typologie de ce groupe social identitaire politique quand on sait qu'au même moment va se jouer le droit de la santé publique par l'émergence massive des lois sanitaires et l'institutionnalisation des organisations prophylactiques d'hygiène collective au Parlement ? Presque la moitié de ces médecins-législateurs sont membres des comités locaux ou départementaux d'hygiène et de salubrité publiques justement. Quelle coïncidence troublante ! Seront-ils porteurs de «l'hygiénisation» de la société à la fin du XIXe siècle alors que la France est un pays retardataire en matière de juridiction sanitaire comparée aux autres pays européens et que Pasteur a découvert précédemment la microbiologie ? Ces hommes du milieu médical composent-ils un clan hygiéniste au Parlement ?
On connaît en général les Mémoires secrets dits (à tort) « de Bachaumont » comme une source d?informations sur la vie culturelle de la seconde moitié du XVIIIe siècle utile aux historiens, aux spécialistes de la littérature, du théâtre, de l?opéra ou de la musique, de l?esthétique. Ces 36 volumes, publiés de 1777 à 1786, ont proposé sous forme de chronique rétrospective un vaste panorama critique de la République des Lettres en France (de 1762 à 1787). Une de leurs particularités, qui les distingue des autres périodiques littéraires, est d?une part de couvrir un champ culturel plus vaste (théâtres de société, pamphlets religieux et manuscrits clandestins, textes matérialistes), et d?autre part de fournir une information événementielle élargie de plus en plus spécifiquement politique. Une équipe internationale de chercheurs réunis autour de l?UMR LIRE (Littérature, Idéologies, Représentations ? CNRS N° 5611) à l?Université Stendhal Grenoble 3 a entrepris (sous la direction de Christophe Cave et Suzanne Cornand) l?édition critique de ce texte, qui paraît dans la collection «Les dix-huitièmes siècles » des Éditions Champion. Mais les Mémoires secrets sont moins à lire comme un répertoire d?informations que comme un texte qui construit l?information, invitant à s?interroger sur les discours et les logiques événementielles qui y organisent l?espace culturel des Lumières. L?objet du présent volume est de montrer ce par quoi ils se singularisent: leur vis critica est à la fois une force critique qui peut sembler animer les moindres nouvelles, une appartenance manifeste à l? « esprit critique » des Lumières dont les conséquences sont aussi politiques, et un sens du débat qui sans être totalement nouveau est déjà en prise avec la constitution des opinions publiques et de la «médiasphère ». Loin de ne concerner que les spécialistes du discours de presse, ils invitent à une réflexion sur ce qui pouvait intéresser un public de lecteurs durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle et rafraîchit toute l?image qu?on se fait du siècle des Lumières, révélant à la fois des pans cachés de sa futilité, des formes discrètes de son esprit contestataire et des aspects frappants de sa proximité avec notre société de spectacle. L?objet du présent volume est d?évaluer la nature et la spécificité de la critique esthétique des Mémoires secrets. Pour ce faire, nous sommes souvent amenés à comparer les informations, le ton, et les paramètres formels et axiologiques de l?évaluation des Mémoires secrets avec celles d?autres périodiques ou d?autres media. L?enquête, menée ici par des spécialistes de ces disciplines, confirme dans une large mesure la spécificité et l?originalité des Mémoires secrets dans le champ journalistique. La première partie entend définir quelques paramètres de la critique sous différents aspects (Temporalités, énonciation politique, imaginaire social), la seconde dessine quelques uns des « champs» culturels où s?exerce la critique (théâtre, opéra, musique, Poésie, Arts plastiques), la troisième partie examine la fabrication des Mémoires secrets, c?est-à-dire les intertextualités qui permettent d?appréhender ses contours.
Il faudra attendre la première moitié de la IIIe République (1870- 1914) pour que la société française se dote d'une très forte juridiction sanitaire. Les lois de santé publique sont votées, en nombre, peu de temps après les découvertes en microbiologie de Pasteur (entre 1855 et 1870) puis l'action efficace des hygiénistes à diffuser les résultats de leurs enquêtes médicales auprès des autorités concernées. Dans le même temps, les épidémies de peste, de choléra, de variole et de typhoïde terrassent d'effrois morbides les populations humaines. Dans ce livre consacré à l'histoire d'une société qui se médicalise de façon radicale (corpus d'archives originales en main), la loi du 15 février 1902 renvoyant à la protection de santé publique prend une très large part au récit. Il s'agit du tout premier texte du code de la santé qui résume les préoccupations de salubrité visant à venir à bout des épidémies et des maladies contagieuses. De ce vaste chantier de prophylaxie sanitaire, il reste à constater que les organismes et les autorités de l'époque ne s'accordent pas toujours sur les principes d'organisation, ou que la population demeure rétive à appliquer les réglementations lorsque le mal frappe. C'est pourquoi le principe de vaccination et de revaccination est de nouveau imposé à la population. Désormais, les médecins doivent déclarer toute maladie contagieuse constatée chez leur clientèle. L'organisation soudaine des services de santé publique s'impose et l'assainissement des logements insalubres (conférant la loi de 1850 relative aux logements insalubres) reste d'actualité pour lutter contre la tuberculose. Enfin, la loi de 1902, synthèse de cette politique de santé publique nouvelle, impose le raccordement des maisons au tout-à-l'égout dans les villes de plus de 20 000 habitants pour lutter, en particulier, contre la typhoïde.
Darwin Charles ; Tort Patrick ; Bernard Christiane
Patrick Tortavec la collaboration deClaude RouquetteUN VOILIER NOMMÉ DÉSIRUn coeur à marée hauteAu cours de la première quinzaine du mois d'août 1831, tandis que le jeune Charles Darwin, âgé d'un peu plus de 22 ans, fraîchement diplômé de Cambridge et converti à la géologie par son cher et respecté maître et ami John Stevens Henslow (1796-1861), se livrait à des études de terrain dans le nord du pays de Galles en compagnie d'un autre professeur de la même université, Adam Sedgwick (1785-1873) - ou bien l'avait déjà quitté pour rejoindre des camarades à Barmouth -, une lettre, écrite par un certain George Peacock (1791-1858), proche de ce dernier et mathématicien influent, parvint à Henslow. L'offre qu'elle contenait devait jouer dans la vie et la carrière de Darwin un rôle absolument décisif:George Peacock à J.S. Henslow [samedi 6 ou samedi 13 août 1831]Mon cher HenslowLe Capitaine Fitz Roy est sur le point de partir pour effectuer les relevés de la côte méridionale de la Terre de Feu, visiter ensuite de nombreuses îles de la Mer du Sud & revenir par l'Archipel indien: le vaisseau est équipé expressément à des fins scientifiques, combinées avec le relevé [,]: il fournira donc une occasion rare pour un naturaliste et ce serait un grand malheur si elle devait être perdue:On m'a proposé de recommander une personne appropriée pour partir à titre de naturaliste avec cette expédition; elle sera traitée avec tous les égards; le Capitaine est un jeune homme aux manières très avenantes (un neveu du duc de Grafton), d'un grand zèle dans sa profession et dont on parle avec une très haute estime; si Léonard Jenyns pouvait partir, quels trésors il pourrait rapporter avec lui à son retour, étant donné que le navire serait mis à sa disposition chaque fois que ses recherches le rendrait nécessaire ou souhaitable; faute d'un naturaliste aussi accompli, est-il une personne que vous pourriez recommander fortement: une personne d'une qualité telle qu'elle ferait honneur à notre recommandationRéfléchissez-y: ce serait une perte grave pour la cause de la science naturelle si cette belle occasion était perdue Le navire appareille vers la fin de septembre].Pauvre Ramsay! Quelle perte pour nous tous et particulièrement pour vousÉcrivez-moi immédiatement et dites-moi ce que l'on peut faire Croyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre | George Peacock.7, Suffolk Street | Pall Mall East[P.S.]Mon cher HenslowJ'ai écrit cette lettre samedi, mais c'était trop tard pour la Poste: Quelle magnifique occasion ce serait de former des collections pour nos musées: écrivez-moi immédiatement et veillez à ce que cette occasion ne soit pas perdueCroyez-moi | Mon cher Henslow | Très sincèrement vôtre |Geo Peacock 7, Suffolk St. |Lundi