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Philosophie 107, Automne 2010
Cavaillès Jean ; Godani Paolo ; Geach Peter Thomas
MINUIT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782707321312
Ce numéro s'ouvre par un document exceptionnel, ici édité pour la première fois de manière complète, dans une présentation où Hourya Benis Sinaceur en explicite le contexte, les figures et les enjeux : les lettres adressées de juin 1930 à septembre 1931 par Jean Cavaillès à Etienne Borne. De Cavaillès, on connaît l'ultime écrit intitulé, post mortem, Sur la logique et la théorie de la science, où il se livre notamment à une critique approfondie des philosophies kantienne et husserlienne des mathématiques, et les ouvrages ardus que sont Méthode axiomatique et formalisme et le recueil Philosophie mathématique, que leur technicité réserve à des lecteurs rompus aux abstractions mathématiques ; on connaît aussi sa stature intimidante de héros de la Résistance, documentée dans l'ouvrage collectif Jean Cavaillès résistant ou la Pensée en actes. Entre les deux, le spinozisme revendiqué par le penseur a tissé un lien apparemment évident : dans les actes doit régner la même nécessité que dans la pensée mathématique. où toute situation conceptuelle implique ses problèmes spécifiques et trace, pour l'élucidation rétrospective, la voie de leur résolution. Ce groupe de lettres offre un autre visage de Cavaillès, occulté par son image de philosophe anti-subjectiviste et son idée programmatique de philosophie du concept : sa dimension existentielle et charnelle, ses interrogations, doutes et quêtes, mais aussi l'inscription de sa pensée dans un champ problématique multiple - celui de la sensibilité, du corps, de l'histoire vécue et pensée, de l'éthique et de la spiritualité religieuse. Dans " Corrélation et immanence chez Bergson et Husserl ", Paolo Godani confronte les méthodes respectives de Bergson et Husserl en analysant quelques questions fondamentales - notamment la temporalité et la synthèse passive du sensible. L'objet de l'article est de montrer que ce qui sépare Bergson de Husserl ne tient pas au fait que le premier nierait l'a priori universel de corrélation que thématise le second, car Bergson semble au contraire vouloir en élargir la fonction de manière hyperbolique ; mais que là où Husserl maintient cet a priori dans les limites de la subjectivité transcendantale, Bergson tente de l'étendre à une multiplicité de niveaux transcendantaux, qui correspondent à la multiplicité intensive qu'est l'être lui-même. Penser à soi, est-ce penser à quelqu'un qui se trouve être soi-même, à savoir le sujet qui pense ainsi ? Cette manière de poser la question a été l'ouvre d'un court article fondateur rédigé en 1957 par Peter Thomas Geach, " Sur les croyances à propos de soi ". Analysant le discours indirect qui rapporte les pensées ou propos d'une personne à son propre sujet - du type " Philippe pense que lui-même est P " -, l'auteur montre que le pronom réfléchi " lui-même " n'a pas le rôle qu'on lui assigne traditionnellement, à savoir celui d'un substitut de nom propre - lequel constitue le paradigme de l'expression référentielle. Ce pronom réfléchi étant l'équivalent in oratione obliqua du " je " in oratione recta, la réflexion de Geach invitait ainsi à une réflexion approfondie sur la nature de la subjectivité. S'attaquant à cette même question dans " Penser à soi ", Bruno Gnassounou tente de réfuter les arguments généralement avancés à l'appui de la thèse courante selon laquelle, dans les pensées en première personne, le pronom " je " serait référentiel au même titre qu'un nom propre. D P.
Il est des matières qui puisent leur vie et leur contenu dans l'actualité. Ainsi, quoi de plus évident qu'une matière comme les "Questions sociales", dont le périmètre et la définition se construisent directement à partir de l'action de l'Homme, individuellement et collectivement, s'inscrive dans cette perspective? A ce titre, cet ouvrage cherche à donner une vision globale des défis auxquels les acteurs publics et privés sont et seront confrontés dans les années qui viennent en matière de politiques sociales, au travers des pistes de réformes, des projets, des débats en cours... Chacun pourra s'intéresser à ces développements en tant qu'étudiant, mais également en tant que citoyen désireux d'en savoir plus.
Résumé : Faire la différence lors d'un concours, qu'est-ce que cela signifie ? Cela signifie qu'être bon ne suffit pas, il faut être meilleur que les autres. Dans la définition de ce "faire mieux" réside toute la valeur ajoutée des candidats qui ont bien cerné le fonctionnement du concours et peuvent donc fournir ce qui est demandé. Trop souvent la préparation aux concours se limite à assimiler des connaissances et passer des épreuves blanches. C'est évidemment nécessaire, mais ce n'est pas cela qui permet de réussir, en d'autres termes de faire la différence avec les autres. La préparation psychologique et pratique, la méthodologie de travail, la manière de considérer le concours, les clés informelles permettant de se différencier positivement aux yeux des jurés, à l'oral comme à l'écrit, conditionnent la réussite. Réussir un concours relève avant tout d'un état d'esprit et de la façon dont le candidat se représente les épreuves, dont il en comprend les codes et les rouages. Cet ouvrage propose de détailler ces clés indispensables de réussite, complémentaires à la préparation académique.
Au-delà d'une technique juridique dense et évolutive, qui repose notamment sur un corpus prétorien important, le droit public est une matière résolument ancrée dans le contexte socio-économique du pays. L'actualité se charge de placer chacun des thèmes abordés dans cet ouvrage au confluent de problématiques transversales, dont la richesse est représentative des nouvelles attentes des administrés et des justiciables vis-à-vis de l'Etat, de ses fonctions publiques et de ses juges de droit public.
Cavaillès Jean ; Desanti Jean-Toussaint ; Cartan H
Préfaces de d'Henri Cartan et de J. -T Desanti. Jeune philosophe, martyr de la Résistance dont l'action et le rôle furent liés à ceux de Jean Moulin, Cavaillès est l'un des penseurs qui ont marqué la génération de Sartre et de Camus et qui continue à influencer profondément la philosophie contemporaine. Le problème posé par la crise de la théorie des ensembles. Axiomatisation et formalisation au dix-neuvième siècle. La méthode axiomatique. Défintion d'un système formel en général. Le formalisme hilbertien et l'analyse. Les démonstrations de non-contradiction.
Il y a le stigmate d'infamie, tel la fleur de lys gravée au fer rouge sur l'épaule des galériens. Il y a les stigmates sacrés qui frappent les mystiques. Il y a les stigmates que laissent la maladie ou l'accident. Il y a les stigmates de l'alcoolisme et ceux qu'inflige l'emploi des drogues. Il y a la peau du Noir, l'étoile du Juif, les façons de l'homosexuel. Il y a enfin le dossier de police du militant et, plus généralement, ce que l'on sait de quelqu'un qui a fait ou été quelque chose, et "ces gens-là, vous savez..." Le point commun de tout cela ? Marquer une différence et assigner une place : une différence entre ceux qui se disent "normaux" et les hommes qui ne le sont pas tout à fait (ou, plus exactement, les anormaux qui ne sont pas tout à fait des hommes) ; une place dans un jeu qui, mené selon les règles, permet aux uns de se sentir à bon compte supérieurs devant le Noir, virils devant l'homosexuel, etc., et donne aux autres l'assurance, fragile, qu'à tout le moins on ne les lynchera pas, et aussi l'espoir tranquillisant que, peut-être, un jour, ils passeront de l'autre côté de la barrière.
Dès la première phrase, vous entrez dans le livre, ce livre que vous écrivez en le lisant et que vous finirez par ramasser sur la banquette du train qui vous a conduit de Paris à Rome, non sans de multiples arrêts et détours. Le troisième roman de Michel Butor, paru en 1957, la même année que La jalousie d'Alain Robbe-Grillet, Le vent de Claude Simon et Tropismes de Nathalie Sarraute, reçut d'emblée un excellent accueil de la critique. Couronné par le prix Renaudot, traduit dans vingt langues, c'est encore aujourd'hui le plus lu des ouvrages du Nouveau Roman.
Dans Fin de partie il y a déjà cette notion d'immobilité, cette notion d'enfouissement. Le personnage principal est dans un fauteuil, il est infirme et aveugle, et tous les mouvements qu'il peut faire c'est sur son fauteuil roulant, poussé par un domestique, peut-être un fils adoptif, qui est lui-même assez malade, mal en point, qui marche difficilement. Et ce vieillard a ses parents encore, qui sont dans des poubelles, son père et sa mère qu'on voit de temps en temps apparaître et qui ont un très charmant dialogue d'amour. Nous voyons deux êtres qui se déchirent, qui jouent une partie comme une partie d'échecs et ils marquent des points, l'un après l'autre, mais celui qui peut bouger a peut-être une plus grande chance de s'en tirer, seulement ils sont liés, organiquement, par une espèce de tendresse qui s'exprime avec beaucoup de haine, de sarcasme, et par tout un jeu. Par conséquent, il y a dans cette pièce - qui est à un niveau théâtral absolument direct, où il n'y a pas d'immense symbole à cher-cher, où le style est d'une absolue simplicité -, il y a cette espèce de jeu qu'ils se font l'un à l'autre, et qui se termine aussi d'une façon ambiguë parce que le suspense dérisoire de la pièce, s'il y a suspense, c'est ce fils Clov, partira-t-il ou non? Et on ne le sait pas jusqu'à la fin. Je dois dire aussi que c'est une pièce comique. Les exégètes de Beckett parlent d'un "message", d'une espèce de chose comme ça. Ils oublient de dire le principal, c'est que c'est une chose qui est une découverte du langage, de faire exploser un langage très quotidien. Il n'y a pas de littérature plaquée, absolument pas. Faire exploser un langage quotidien où chaque chose est à la fois comique et tragique.
Un des pionniers du Théâtre de l'Absurde, Samuel Becket, offre un spectacle qui fait rire jaune à plus d'une reprise. Deux personnages en attendent un troisième et pendant cette attente, ils refont le monde à leur manière. Jamais ce que l'on nomme l'absurde n'aura été si visionnaire et réellement vrai.
Découvrez ou redécouvrez les oeuvres clés de la philosophie, des Dialogues de Platon à l'Histoire de la folie à l'âge classique de Michel Foucault. Les oeuvres majeures de chaque philosophe sont résumées, et leur apport dans l'histoire de la pensée est mis en avant et explicité. Ce petit livre donne les clés nécessaires pour construire une dissertation ou un commentaire de texte, mais se veut aussi une invitation à lire de la philosophie...
Découvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.
Les citations sont regroupées autour des 25 grandes notions philosophiques étudiées pendant l'année de terminale dans la perspective du baccalauréat. Chaque notion est précédée d'un texte introductif. Le classement des citations se fait dans l'ordre alphabétique des notions et à l'intérieur de ces ensembles dans l'ordre chronologique des citations. Chaque citation est numérotée, ce qui permet d'y accéder par un index des auteurs en fin d'ouvrage. En bonus : des dossiers sur tous les philosophes du programme et une méthode et des conseils pour savoir utiliser les citations à bon escient dans ses dissertations.
O'Donoghue Brendan ; McGlain Paula ; Rojinsky Math
Une excellente introduction à la philosophie pour tous ceux que cette discipline attire mais qui n'osent pas s'y plonger. Un ouvrage accessible, illustré et poétique qui initie en douceur aux grands questionnements et aux grandes doctrines philosophiques. Aventurez-vous dans l'étrange contrée qu'est la philosophie, en lisant d'étonnants contes et récits folkloriques et en découvrant les idées pionnières des grands penseurs. Laissez-vous guider vers la sagesse et laissez-nous changer la manière dont vous voyez autrui, le monde qui nous entoure ou encore la façon dont nous vivons sur Terre. A travers d'innombrables récits, contes et questionnements, Aventurez-vous en philosophie va développer votre curiosité, votre capacité à questionner le monde, votre aptitude à vous questionner et à penser par vous-même. Une invitation à la philosophie, dans l'esprit du Monde de Sophie.