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Dans un autre temps
Caubet Philippe
PG DE ROUX
19,00 €
Épuisé
EAN :9782363710123
Les gâteaux étaient disposés sur des étagères de verre. Mlle Morzio avait raison: ils n'avaient pas dû être remplacés depuis longtemps. La poussière avait gagné les étagères, en une pellicule que la faible lumière dorée venue de l'intérieur faisait imprudemment apparaître". Une silhouette solitaire marche dans la neige. Celle d'un homme s'enfonçant, jour après jour, dans l'énigme d'une ville jadis prospère et élégante, désormais si délabrée... C'est en vain qu'il se précipite à tous les rendez-vous inscrits dans un agenda trouvé dans une pâtisserie. Son propriétaire demeure insaisissable, tandis que ceux qu'il devait rejoindre se volatilisent, tour à tour, dans d'étranges conditions. Mais voilà qu'à force de hanter les restaurants, les théâtres, les grands bals ou le quai des gares, le narrateur s'éloigne... Dans l'espace et dans le temps... Atteignant les quartiers les plus déserts. Découvrant, peu à peu, le véritable visage de sa quête. Oublié, lui aussi, derrière des milliers de portes et de jardins intérieurs. Au fond de l'hôtel particulier bleu de l'enfance. L'odyssée fantastique et stylisée d'un arpenteur de la disparition.
Biographie de l'auteur Romancier, homme de théâtre, pianiste amateur et avocat, Philippe Caubet est un impitoyable observateur des petits et grands travers de notre société.
Ancien pensionnaire de l'Ecole nationale des langues orientales vivantes de Paris où il a appris le mandarin, Léon Caubert appartient au Corps des Interprètes du ministère des Affaires étrangères. En 1886, avec son épouse, il est envoyé en mission à Pékin pour renégocier auprès du pouvoir chinois des accords commerciaux. A son retour, sentant que ce monde préservé de toute influence extérieure va bientôt disparaître, il décide de compiler ses souvenirs de ce voyage extraordinaire. Dans ces pages, il livre un tableau singulier du Céleste Empire, son regard s'attachant en un même mouvement aux bibelots et autres antiquités, aux mets consommés comme aux vêtements, aux costumes portés et aux multiples monuments. Souvenirs chinois est ainsi un formidable panorama par lequel ce diplomate français partage avec les lecteurs ses impressions sensibles les plus fines, sans jamais verser dans l'exotisme et négliger l'observation du fonctionnement de cette société et de sa violence.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
Philippe, brillant conseiller politique, est de permanence, cette nuit-là, à l'Elysée. Le standardiste du Palais, un ancien du GIGN, se charge de filtrer les appels importuns. Détournement d'avion, panique boursière en Asie du Sud-Est, prise d'otages à la mairie de Nanterre, frasques nocturnes de personnalités en perdition, etc. aucune situation de crise ne semble résister au savoir-faire de Philippe, modèle de sang-froid et d'habileté. Gérer une liste improbable d'événements sans avoir à réveiller le Président fait partie de sa routine. Mais quand le téléphone sonne à cette minute précise, il est loin de se douter que c'est son propre passé, hanté par la mort et les occasions manquées, qu'il va devoir affronter. Une femme en pleurs est à l'autre bout du fil. Elle est une amie proche du Président. Pas une maîtresse mais une amie. Elle lui doit la vie et s'apprête à la lui rendre. Philippe, bouleversé, poussé dans ses derniers retranchements, écoute cette inconnue, Marie, évoquer son suicide. La carapace de cet homme, rendu cynique et froid à force de servir le pouvoir, cède d'un coup au souvenir d'autres vies brisées, celles des fidèles amis qu'il n'a pas su dissuader de passer à l'acte. Décidé à sauver Marie, il cherche à la faire parler, à l'amener à raconter son histoire. A gagner du temps... Une longue et douloureuse "négociation" à haut risque commence.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
L'inconnu continuait à me fixer. Qu'est-ce qu'il voulait, à la fin ? M'accueillir dans sa propre solitude ? Pas question. Même si la mienne était insupportable. Une engelure tenace. J'ai voulu me protéger à ma façon, et d'une voix narquoise : - A votre avis, quand le type en trench est entré et qu'il a glissé deux mots à l'oreille de l'autre, qu'est-ce qu'il lui a dit ? II est resté impassible, l'air de ne pas comprendre. Ou de s'en foutre éperdument. Peut-être avait-il dormi pendant le film ? - Si on allait prendre un verre ? J'ai secoué la tête énergiquement. Et avec forfanterie, voire provocation : - Non, merci. Je ne bois pas. Je ne fume pas. Je ne me drogue pas. De toute façon, j'attends quelqu'un. - Vous attendez quelqu'un ? a-t-il dit sur un ton de perplexité moqueuse." Michel Lambert nous fait pénétrer à nouveau dans l'univers chancelant des couples ou des compagnons de route improbables, des secrets douloureux à retardement, des derniers pas que promènent, au fil d'un poignant chant du cygne, ceux qui ne pourront plus jamais se retrouver comme avant, dans l'illusion ou le fantasme, soudain surpris par l'éternel lendemain et sa lumière trop forte et trop blanche.