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Une société à la dérive. Entretiens et débats (1974-1997)
Castoriadis Cornelius
POINTS
11,95 €
Épuisé
EAN :9782757821510
Une société à la dérive? Dans ce volume sont rassemblés des entretiens et des débats auxquels participa, entre 1974 et 1997, Cornelius Castoriadis, militant politique, économiste, psychanalyste et philosophe. On y verra comment deux questions pour lui « interminables », celle de la vérité et celle de la vie en société, se sont trouvées mêlées dans sa propre histoire. Après des entretiens où sont retracées les grandes étapes de sa carrière, en particulier l?expérience de Socialisme ou Barbarie et l?élaboration de la notion de signification imaginaire, Castoriadis revient sur la question de la démocratie, son caractère inachevé, son passé et son avenir dans le monde occidental. Il s?interroge sur les chances de la liberté et du projet d?autonomie dans un monde caractérisé par la destruction des significations, la décomposition des mécanismes de direction, le retrait de la population de lasphère politique, dans une société de hobbies et de lobbies: une « société à la dérive ».
Avec les Figures du pensable, dont la publication avait été prévue par Cornelius Castoriadis, s'achève la série Carrefours du labyrinthe inaugurée en 1978. Sur les limites de la "rationalité" du capitalisme, la démocratie comme auto-institution explicite de la société, l'interrogation philosophique sur la science et la psyché. Il approfondit dans les textes regroupés ici quelques-uns des thèmes déjà travaillés auparavant. Sous la rubrique "Poièsis', il aborde plus franchement des aspects de la création humaine - les moyens d'expression de la poésie, l'anthropogenèse chez les tragiques grecs du Ve siècle - qui, pour ne pas être entièrement nouveaux chez Castoriadis, avaient rarement été affrontés par lui sous ce jour. Biographie de l'auteur Cornelius Castoriadis (1922-1997). Arrivé en France en 1945. Cofondateur et animateur du groupe et de la revue Socialisme ou Barbarie (1949-1965), ses écrits de cette période ont été réédités dans la collection" 10/18"(1973-1979). Économiste à l'OCDE (1948-1970), psychanalyste (1973-1997), directeur d'études à l'EHESS (1980-1995), il a publié au Seuil L'Institution imaginaire de la société (1975), six volumes des Carrefours du labyrinthe (1978-1999) ainsi que les recueils Une société à la dérive (2005) et Fenêtre sur le chaos (2007). Ses séminaires de l'EHESS sont en cours de publication au Seuil."
Résumé : " On connaissant en la personne de Cornelius Castoriadis (1922-1997) le cofondateur de Socialisme ou Barbarie, la revue qui, contre tous les stalinismes, a maintenu l'idée d'autogestion ouvrière et la critique de la société bureaucratique. On connaissait le philosophe de L'Institution imaginaire de la société, le théoricien de la psyché, l'auteur de la série des Carrefours du labyrinthe. On savait que, grec de naissance, il était familier des grands textes de la Grèce ancienne, d'Homère à Aristote. On ne l'avait jamais vu affronter le plus grand des penseurs grecs, avec le plus lucide des ennemis de la démocratie : Platon. Cornelius Castoriadis a consacré l'essentiel de son séminaire en 1985-1986 à un texte moins connu que La République ou Les Lois : Le Politique, dialogue où Platon fait la théorie du terrorisme idéologique et confronte à l'idéal du philosophe-roi les différents régimes existants. En Cornelius Castoriadis, Platon a trouvé un adversaire à sa hauteur. " Pierre Vidal-Naquet. Cet ouvrage inaugure un ensemble qui, sous le titre La Création humaine, regroupera les séminaires de Castoriadis à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, dont le décryptage est en cours. Le présent volume a été vu par l'auteur peu avant sa disparition.
L'individu moderne vit dans une course éperdue pour oublier à la fois qu'il va mourir et que tout ce qu'il fait n'a strictement pas le moindre sens." Les intellectuels ont tellement parlé depuis plus d'un siècle de la crise du sens qu'on a fini par ne plus y croire - par oublier que cela pourrait concerner un jour la société tout entière. La montée de l'insignifiance, c'est l'entrée dans une société qui n'a plus d'image d'elle-même, à laquelle les individus ne peuvent plus s'identifier, où les mécanismes de direction se décomposent. Mais une société qui refuse l'autolimitation et l'acceptation de la mortalité est vouée à l'échec. Des deux grandes significations constitutives du monde moderne, celle qui avait fini par s'imposer sans partage - l'expansion illimitée - est aujourd'hui en crise. L'éclipse de l'autre - l'autonomie individuelle et collective - sera-t-elle durable? Saurons-nous créer de nouvelles façons d'être ensemble? Les questions soulevées dans ces textes de 1982-1995 se posent à nous de façon toujours plus pressante.
Résumé : Les carrefours du labyrinthe 1 Dans L'Institution imaginaire de la société, Cornelius Castoriadis expose ses " idées mères " ? l'être comme création, l'imagination comme spécificité de la psyché, à laquelle répond l'imaginaire social des collectivités humaines, le projet d'autonomie... Ce premier volume des Carrefours du labyrinthe, qu'il a élaboré parallèlement, entreprend de mettre à l'épreuve la fécondité de ses idées et s'oppose par là même à la prétention scientiste là où elle s'est installée : psychanalyse, linguistique, économie politique. Cornelius Castoriadis (1922-1997) Co-fondateur du groupe et de la revue Socialisme ou Barbarie, ses écrits de cette période sont réédités depuis 2012 aux Editions du Sandre. Il a été économiste à l'OCDE (1948-1970), psychanalyste (1973-1997), directeur d'étude à l'EHESS (1980-1995). Ses séminaires font l'objet d'une publication posthume au Seuil, où ont aussi été publiés L'Institution imaginaire de la société (1975) et cinq autres volumes des Carrefours du labyrinthe.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Edward T. Hall a montré, dans La Dimension cachée, que l'espace interpersonnel est une dimension de la culture. Le Langage silencieux avait conduit cette réflexion sur d'autres systèmes du même genre, et notamment le temps. Qu'est-ce qu'être en retard? qu'est-ce qu'attendre? par exemple. Le message exprimé là est différent selon qu'il vient d'un Européen, d'un Américain ou d'un Japonais. Ainsi le temps et, plus largement, la culture, sont-ils communication, autant que la communication est culturelle. Communication qui cache plus de choses qu'à première vue elle n'en révèle. A travers de nombreux exemples aussi précis que souvent cocasses, Edward T. Hall développe ainsi la théorie des systèmes de communication non verbaux.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.