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Les carrefours du labyrinthe. Tome 1
Castoriadis Cornelius
POINTS
11,40 €
Épuisé
EAN :9782757868362
Les carrefours du labyrinthe 1 Dans L'Institution imaginaire de la société, Cornelius Castoriadis expose ses " idées mères " ? l'être comme création, l'imagination comme spécificité de la psyché, à laquelle répond l'imaginaire social des collectivités humaines, le projet d'autonomie... Ce premier volume des Carrefours du labyrinthe, qu'il a élaboré parallèlement, entreprend de mettre à l'épreuve la fécondité de ses idées et s'oppose par là même à la prétention scientiste là où elle s'est installée : psychanalyse, linguistique, économie politique. Cornelius Castoriadis (1922-1997) Co-fondateur du groupe et de la revue Socialisme ou Barbarie, ses écrits de cette période sont réédités depuis 2012 aux Editions du Sandre. Il a été économiste à l'OCDE (1948-1970), psychanalyste (1973-1997), directeur d'étude à l'EHESS (1980-1995). Ses séminaires font l'objet d'une publication posthume au Seuil, où ont aussi été publiés L'Institution imaginaire de la société (1975) et cinq autres volumes des Carrefours du labyrinthe.
Fait et à faire. Les carrefours du labyrinthe 5. "Ni fait ni à faire", disaient autrefois les dames bourgeoises du travail de leurs bonnes quand elles en étaient mécontentes. Fait et à faire pourrait être le sous-titre de tout travail philosophique digne de ce nom. Nous ne philosophons pas pour sauver la révolution, mais notre pensée et notre cohérence. La philosophie est la prise en charge de la totalité du pensable - et il nous faut penser ce que nous faisons. La voie de la philosophie s'ouvre nécessairement lorsqu'on réfléchit aux sciences et à leur histoire. Mais, plus encore, la réflexion du social-historique et du psychique est philosophiquement privilégiée. Société, histoire, psyché ne sont pas des conditions extérieures et triviales de la philosophie. Elles lui fournissent l'élément de son existence et, surtout, elles s'expriment dans la philosophie. Car la philosophie, création de significations, est ?uvre de l'imaginaire des sociétés et de l'imagination des êtres humains singuliers
Les séminaires de Cornelius Castoriadis à l?EHESS (1980 - 1995), dont le contenu a nourri quelques-uns des textes les plus importants de la série des Carrefours du labyrinthe, devaient servir de matériau à son dernier grand ouvrage, La Création humaine, qu?il n?a malheureusement pu mener à son terme. On trouvera dans le présent volume, qui inaugure la publication intégrale de ses séminaires, la transcription - effectuée par Castoriadis lui-même - de ceux de l?année 1986-1987. Il y aborde deux questions pour lui indissociables : qu?en est-il du sujet aujourd?hui ? Dans quelle mesure y a-t-il création social-historique de la vérité ? Sujet et vérité dans le monde social-historique est un nouveau témoignage d?une pensée puissamment originale, pour laquelle la société, l?histoire et la psyché humaine sont les objets privilégiés de la réflexion philosophique.
Résumé : " On connaissant en la personne de Cornelius Castoriadis (1922-1997) le cofondateur de Socialisme ou Barbarie, la revue qui, contre tous les stalinismes, a maintenu l'idée d'autogestion ouvrière et la critique de la société bureaucratique. On connaissait le philosophe de L'Institution imaginaire de la société, le théoricien de la psyché, l'auteur de la série des Carrefours du labyrinthe. On savait que, grec de naissance, il était familier des grands textes de la Grèce ancienne, d'Homère à Aristote. On ne l'avait jamais vu affronter le plus grand des penseurs grecs, avec le plus lucide des ennemis de la démocratie : Platon. Cornelius Castoriadis a consacré l'essentiel de son séminaire en 1985-1986 à un texte moins connu que La République ou Les Lois : Le Politique, dialogue où Platon fait la théorie du terrorisme idéologique et confronte à l'idéal du philosophe-roi les différents régimes existants. En Cornelius Castoriadis, Platon a trouvé un adversaire à sa hauteur. " Pierre Vidal-Naquet. Cet ouvrage inaugure un ensemble qui, sous le titre La Création humaine, regroupera les séminaires de Castoriadis à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, dont le décryptage est en cours. Le présent volume a été vu par l'auteur peu avant sa disparition.
L'individu moderne vit dans une course éperdue pour oublier à la fois qu'il va mourir et que tout ce qu'il fait n'a strictement pas le moindre sens." Les intellectuels ont tellement parlé depuis plus d'un siècle de la crise du sens qu'on a fini par ne plus y croire - par oublier que cela pourrait concerner un jour la société tout entière. La montée de l'insignifiance, c'est l'entrée dans une société qui n'a plus d'image d'elle-même, à laquelle les individus ne peuvent plus s'identifier, où les mécanismes de direction se décomposent. Mais une société qui refuse l'autolimitation et l'acceptation de la mortalité est vouée à l'échec. Des deux grandes significations constitutives du monde moderne, celle qui avait fini par s'imposer sans partage - l'expansion illimitée - est aujourd'hui en crise. L'éclipse de l'autre - l'autonomie individuelle et collective - sera-t-elle durable? Saurons-nous créer de nouvelles façons d'être ensemble? Les questions soulevées dans ces textes de 1982-1995 se posent à nous de façon toujours plus pressante.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Résumé : Les légendes et récits traditionnels de l'Iran antique racontent les combats entre le Bien et le Mal, les victoires des dieux, tel Mithra, le dieu du soleil, les exploits des héros et des créatures surnaturelles, comme le Simourgh, l'oiseau magique, les méfaits des démons. Une grande partie de ce que nous savons du passé préislamique de l'Iran vient du livre saint de la religion Zoroastre et aux récits évoquant Ahura Mazda, le Seigneur Sage, l'Avesta intègre aussi des mythes païens, le Livre des rois, splendide épopée en vers achevée vers 1010 après J.C. par le poète Firdousi qui chante en particulier le héros Rustam. L'auteur s'appuie sur toutes ses sources pour réécrire à l'intention du lecteur moderne ces légendes captivantes de l'Iran antique, qui ont inspiré pendant des siècles l'art de la miniature sur manuscrit.