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Félix Eboué
Castor Elie
L'HARMATTAN
30,50 €
Épuisé
EAN :9782858024261
Le ralliement au Général de Gaulle de Félix Eboué n'eût pas eu ce retentissement et cette incalculable portée, il n'eût pas produit les effets si rapides et si profonds qui en ont découlé si Eboué n'avait pas été Eboué, je veux dire si ce ralliement n'avait pas été un acte posé par un certain Gouverneur des Colonies — et non par un autre — né à Cayenne de parents noirs, imprégné d'humanisme, admirablement équilibré et maître de soi, possédant une intelligence vaste et une volonté tenace. L'indépendance d'esprit, l'intégrité, le désintéressement, toutes ces qualités qu'un peu plus tard, dans sa fameuse circulaire du 8 novembre 1941 sur "la nouvelle politique indigène pour l'A.E.F.", il souhaitait trouver chez les administrateurs des territoires africains, il les possédait à un degré éminent, avec — je cite ses propres termes repris de Lyautey "cette parcelle d'amour sans laquelle ne s'accomplit nulle grande oeuvre humaine". Discours de M. Julien Tardieu, Président du Conseil Municipal de Paris.
Dans ce livre qui relate le bilan de son activité parlementaire, Elie Castor dresse, sur une période d'un siècle, une fresque des principales actions des députés de la Guyane et laisse entrevoir sa conception personnelle des missions futures des parlementaires de l'Outre-Mer.
Résumé : "Ce projet je le trouve beau et j'aime la diversité des images que Ibn voit. Il nous redonne le sourire parce que HELLO ! On est tous différents putain. Ces témoignages nous bouleversent, j'ai été chamboulée par ce projet, j'ai ressenti une foule d'émotions, d'abord la peur de me lancer : Et si ce que j'avais à dire n'intéressait pas ? " Et tu te rends compte, prendre tes seins en photo et les envoyer pour qu'ils soient publiés mais WHAT ? " Ensuite de la fierté, ai fait quelque chose de bien pour moi et peut-être pour une autre personne. Et enfin de l'admiration quand je me suis découverte sous les traits des dessins."
A partir des chants de rites rada et pétro du vaudou haïtien ainsi que des chanté pwen, véhicules incontestables de l'ambiguïté, l'auteur dévoile l'institution d'une éthique individuelle et collective axée sur la volonté d'exercer un plein contrôle sur la marche des choses et de la vie.Dans le rite rada, l'idéal de maîtrise s'oriente vers la volonté de guérir. Guérison qui relève d'une double thérapeutique: celle du corps d'abord et surtout celle de l'esprit. Pour ce qui est du rite pétro, punir, ce n'est point le châtiment aveugle mais l'acte motivé par le rétablissement de l'équilibre, de la justice donc. Et les chanté pwen? Par-delà leur ambiguïté, c'est le tracé de certaines orientations vis-à-vis de la nature, des êtres humains et des mistè.Clin d'oeil à la fois à l'ethnologie et à l'histoire, l'auteur propose une herméneutique soutenue de textes chantés du vaudou tirés d'un corpus imposant et éprouvé. C'est là une démarche qui n'est pas sans rappeler à la fois G. Dumézil et M. Eliade. De plus, à l'instar des travaux des hellénistes M. Detienne et J.-P Vernant, c'est un essai de théorisation des grandes figures de la mythologie vaudou qu'offre cet ouvrage. Etude de vocabulaire certes, il est avant tout une quête des motifs propres à dire la maîtrise.
Je dors profondément quand soudain deux énormes mains se referment sur moi. Elles me tirent de mon lit. Impossible de résister. Je ne comprends rien à ce qui m'arrive. Un inconnu m'emporte. Me maintient contre son torse. Boum boum boum.C'est un soldat. Un soldat qui empeste la bière, l'écurie et la sueur. Pourquoi un soldat voudrait-il m'enlever? Serait-ce un rebelle? Un de ces paysans pouilleux, venus du fin fond de la Cornouailles, avec leurs couteaux de boucher et leurs fourches?- Lâchez-moi, lâchez... hurlé-je.L'homme me plaque son gant puant sur la bouche.- Hé là, messire! Ne vous débattez pas comme ça. Vous n'avez rien à craindre.Il ment, évidemment. Je sais bien que je vais mourir.Je suis le fils du roi. C'est pour ça que les rebelles sont venus me prendre. Ils veulent nous tuer, moi, mon père et mon frère, et mettre un nouveau souverain sur le trône.- De quel droit?! m'écrié-je, ma voix assourdie par ses doigts.- Ordres de votre mère, messire.- Menteur!- Je ne mens pas. Maintenant, faut vous calmer... Aïe! Petite saloperie! Excusez mon langage, messire, mais vous avez les dents pointues!Dans la bataille, j'ai réussi à dégager ma tête de la couverture dans laquelle je suis entortillé. Le soldat me porte en travers de son corps, un bras passé autour de ma taille, l'autre soutenant mes épaules. Il se dirige vers l'extérieur du palais, me bâillonnant plus fermement encore de sa grosse main sale. Je rue de tous les côtés mais mes pieds ne rencontrent que des tapisseries ou, pour ma douleur, des murs, des portes et des piliers. Quand je cesse momentanément de lutter, j'arrive à voir où nous allons. Je suis à Coldharbour, demeure de ma grand-mère à Londres, et nous descendons l'escalier d'honneur. Il fait sombre, mais l'imposante fenêtre diffuse à l'intérieur une lumière bleutée. L'aube doit être proche. En bas des marches, j'aperçois la lueur d'une torche qui se déverse dans l'encadrement de la porte menant à la grande pièce, éclipsée par les silhouettes noires qui traversent le seuil. Des serviteurs, ou bien d'autres soldats venus m'assassiner? Je ne saurais le dire. Où sont ma grand-mère et ma mère? Les a-ton enlevées elles aussi?- On y est presque, dit mon ravisseur en empruntant le corridor qui débouche sur l'arrière de la demeure. Messire, dans un instant nous serons dehors: il faut absolument que vous vous teniez tranquille.J'en profite pour prendre une profonde inspiration par le nez, remplissant mes poumons autant que la panique me le permet. Quand le soldat s'élance dans l'air frais de la cour, je crie aussi fort que je peux à travers sa main:- À l'aide! À l'aide! Aidez-moi!
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.