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Nous avons quelque chose a vous dire... Paroles des jeunes des quartiers
Castel Robert ; Reiffers Jean-Louis ; Menu Stéphan
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296128095
En 2008 et 2009, l'Ecole de la 2e Chance (E2C) de Marseille et Robert Castel ont imaginé et mis en oeuvre un cycle de forums ouvert au public : Chances & Quartiers. Sept conférences se sont tenues au total, balayant les problématiques contemporaines des zones urbaines dites sensibles : rapport au religieux, à l'éducation, à l'emploi, à l'insécurité... Pour l'E2C, l'objectif était d'abord de donner la parole à ses jeunes, de les installer sur les mêmes tribunes que les responsables politiques et les acteurs techniques qui influencent les conditions de vie des quartiers nord de Marseille. Sur toutes les thématiques abordées, le " cadrage " du sociologue a permis, à partir de données brutes, une analyse économique, sociale et politique de la situation actuelle des " quartiers ", à Marseille comme ailleurs en France, et l'ouverture d'un large débat sur leur avenir. C'est un exercice de démocratie participative qui est tenté là, dont l'une des leçons pourrait être la nécessité de l'ajustement permanent des dispositifs en place. Robert Castel, l'Ecole de la 2e Chance, ses stagiaires, les élus, les acteurs, les représentants associatifs donnent le la. Au législateur d'écrire la partition...
Robert Castel (1933-2013): Sociologue, il est l'auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels La Gestion des risques (Minuit, 1981), Les Métamorphoses de la question sociale (Fayard, 1995), L'Insécurité sociale (Seuil / La République des idées, 2003) et La Discrimination négative (Seuil / La République des idées, 2007).
Au cours des années soixante-dix, deux systèmes de représentations ont paru dominer le champmédico-psychologique: celui d?une psychiatrie sociale qui, s?arrachant au ghetto asilaire, allaitépouser enfin son siècle; celui d?une psychanalyse qui proposait un modèle indépassabled?exploration du sujet. Pendant que ces débats bruyants occupaient le devant de la scène, de nouvelles technologies s?installaient et prenaient date. Que nous entrions, d?une certaine manière, dans l?après-psychiatrie et dans l?après-psychanalyse ne signifie évidemment pas que les pratiques qu?elles inspirent encore soient périmées ou dépassées. Mais elles sont entrées en crise, leur systématicité se fissure, l?imaginaire qui les supportait s?affaisse, et leur apport est désormais banalisé au sein d?une nouvelle configuration qu?elles ont cessé de maîtriser. La psychiatrie rentre dans le giron de la médecine et la psychanalyse se noie au sein d?une culture psychologique généralisée qu?elle a contribué à promouvoir. Un réseau beaucoup plus complexe d?activités d?expertises, d?évaluations, d?assignations et de distribution des populations, mais aussi de travail sur la normalité est maintenant à décrire. Il représente une nouvelle formule de gestion du social organisé autour d?un pôle centralisé de prévention des risques et d?un pôle apparemment convivial de prise en charge des fragilités. A la limite, un couple fonctionnel informatisation-psychologisation. L?ordre post-disciplinaire qu?il dessine passe moins par l?imposition des contraintes que par la programmation de l?efficience. Une subjectivité travaillée par les nouvelles psycho-technologies n?a plus d?autre objectif que sa propre culture et se trouve de ce fait disponible pour toutes les planifications technocratiques. C?est sans doute le nouveau plan de gouvernementalité néo-libéral qui se dessine ainsi.
La discrimination négative n'est pas le fait de sociétés qui instituent en droit des différences de traitement entre les individus en raison de leur origine, de leur rang ou de leur religion. Elle est au contraire le fait de sociétés qui proscrivent formellement ce type de différenciations, mais les pratiquent massivement. Telle est la contradiction que donne à comprendre la situation des "jeunes de banlieue" aujourd'hui en France, singulièrement lorsqu'ils sont "issus de l'immigration". Revenant sur les émeutes de l'automne 2005, Robert Castel analyse ici les mécanismes de stigmatisation et de relégation qui tiennent ces populations en marge d'une citoyenneté pleine et entière, au mépris des principes fondamentaux de la République. Si l'on veut appeler les choses par leur nom, c'est bien à un retour de la race sur la scène politique et sociale que l'on assiste aujourd'hui.
Les mutations du travail ont des effets sociaux et anthropologiques très profonds. Elles bouleversent l'identité des individus et fragilisent la cohésion sociale. Comment doit se redéployer, dans ces conditions, l'État social? Réformes libérales ou réformes de gauche? Comme toujours, dans ses analyses de la question sociale, l'auteur croise les regards et les interrogations. Il montre les conséquences diverses et multiples des transformations du travail, à la fois pour la vie des individus menacés de désaffiliation et pour la vie collective, la reconfiguration des rapports de classe, l'effritement de la propriété sociale. Partout naît et se renforce une insécurité sociale aux visages multiples, parfois contradictoires. Il faut donc repenser la protection sociale dans une "société des individus', ce qui contraint l'État à redéfinir son rôle et le droit du travail à redéfinir ses principes. Autrement dit, forcément intervient le politique. Mais dans quel sens? Et d'abord, pourquoi choisir encore l'" État social'? Le parcours proposé par Robert Castel allie, comme toujours, limpidité et acuité du regard. Il s'apparente à un véritable "traité du social", repensé et actualisé pour répondre aux défis posés par la crise du travail et celle de l'État social qui en est la conséquence, dans une société de plus en plus individualisée. Biographie de l'auteur Robert Castel est sociologue. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont, parmi les derniers, Les Métamorphoses de la question sociale (Fayard, 1995), Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi (avec Claudine Haroche, Fayard, 2001), L'Insécurité sociale (Seuil/La République des Idées, 2003) et La Discrimination négative (Seuil/La République des Idées, 2007).
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.