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Genet
Castanet Hervé ; Rouvière Yves
MAX MILO
14,00 €
Épuisé
EAN :9782315005116
Jean Genet voit le jour en 1910, de père inconnu. Sa mère, Gabrielle, sept mois après, l'abandonne. Très tôt Genet rencontra ainsi l'abjection. Entre 1942 et 1947, il écrit tous ses romans, tous ses poèmes, et deux pièces de théâtre : Haute surveillance, Les Bonnes. Puis, pendant une longue période de six ans, Genet se tait (ou presque). Il traverse une " crise grave ", comme disent ses biographes. C'est seulement en 1955 qu'il retrouve sa créativité. En l'espace de deux ans, il écrit ses trois longues pièces : Le Balcon, Les Nègres, son chef-d'?uvre : Les Paravents et ses deux plus percutants essais : L'Atelier d'Alberto Giacometti et Le funambule. En 1961, seront disponibles pour le public Les Paravents longuement repris et modifiés. Ils seront la dernière ?uvre publiée par Genet de son vivant. Il mourra, vingt-cinq ans plus tard, en avril 1986. De façon posthume sera publié Le Captif amoureux. Le théâtre de Genet n'est pas un ; il y a les pièces d'avant sa crise grave et celles d'après. Tous les biographes et commentateurs de Genet sont d'accord : ce silence des années 1949-1955 est essentiel. C'est la fin du premier Genet ? le Genet des fictions autobiographiques, le Genet esthète et dandy ? et le début d'un autre : le Genet dramaturge et théoricien (de l'art, du théâtre) ? c'est le Genet " clochard supérieur ", le Genet anéanti dans son travail et requérant le strict anonymat, le Genet défenseur des causes perdues. C'est ce Genet multiple que ce livre, voulu bref et vif, a vocation à faire surgir derrière les imageries trop souvent attachées à sa personne.
Le débat sur le mariage pour tous exacerbe les passions. La famille, la filiation, la civilisation seraient en péril. L?homosexualité, car c?est elle dont il s?agit malgré les dénégations des anti, mettrait en cause nos fondements naturels. L?argument est lancé : il y a une Loi naturelle et, sauf à sortir de l?humain, il faut s?y conformer et la défendre. À rebours, la psychanalyse répond, avec Jacques Lacan, que la nature (comme toute réalité pré-discursive) n?existe pas, et fait ce constat : le XXIe siècle voit le Nom-du--Père (et ses corrélats : l?Oedipe, l?Autre, la Loi, le surmoi, la castration) perdre de ses prérogatives pour assurer un ordre amoureux. Si certains s?en désolent, d?autres s?essayent aux bricolages pour y suppléer. Quelles sont les nouvelles formes des rencontres contingentes entre les sexes ? Quels sont les nouveaux partenaires de jouissance ? Ce livre interroge l?homosexualité masculine à partir de la clinique psychanalytique, celle déposée jour après jour dans le cabinet de l?analyste. Aucun des analysants présentés n?est venu en analyse pour se débrouiller avec son homosexualité en tant que telle, autrement dit, pour y renoncer, choisir le sexe féminin, oser la faire savoir? Honte ou gêne ou remords coupables sont dépassés. Le désir, par contre, avec ses embrouilles actuelles, leur fait question, il affole, rend malheureux, angoisse, fait vaciller, hésiter, partir, quitter, revenir, refuser ou multiplier les partenaires? Ils doivent inventer leur vie quant à leurs choix de jouissance. Ces inventions ouvrent à une clinique de la rencontre, toujours contingente. Il questionne également l?homosexualité du poète Jean Genet, en un temps où un tel choix faisait scandale. Dans ses romans (interdits), il glorifie cette homosexualité humiliée et masochiste où il se fait enfant puni. Son oeuvre théâtrale, jouée sur les scènes nationales, y fera réponse par une chute de cet érotisme des mots. Il écrira désormais à partir de cet "objet invisible", cette "blessure", qui décline l?être comme manque. Qu?est-ce qui a rendu ce changement radical, dans sa vie, dans sa création littéraire ? Le Père n?est plus ce qu?il était. Les inventions singulières de ces homoanalysants d?aujourd?hui, nous obligent, comme pour Genet, à repenser notre savoir psychanalytique sur le sexuel et l?homosexualité masculine.
Le mot « S K beau » est inventé en 1975 par Jacques Lacan pour qualifier l?esthétique de l?écrivainJames Joyce. Le mot est réemployé ici, avec sa typographie étonnante, pour masquer et à la foisfaire surgir le réel auquel l?artiste se confronte: au coeur du beau, ce S K énigmatique, hors sens.Cet essai convoque les créateurs. Ils créent des mots ou des images. L?image fait voir, ellemontre en particulier; le mot désigne, il est porteur d?universel. Hervé Castanet indique une autre direction: l?image se construit, nous dit-il, à partir d?une faille, d?une béance, d?une rupture. C?est parce que le visible ne peut être appréhendé dans sa globalité qu?il pousse le peintre, le photographe ou le cinéaste à montrer. Pareillement pour l?écrivain, les mots ne disent pas tout. Ils sont aussi marques, traces, ratures. A ce titre, ils touchent au corps. A travers les exemples d?écrivains, tels Ovide, Poe, Artaud, Klossowski, Genet, Prigent, de peintres comme Picasso, Ayme, Devade, Valensi, Witkin, de théoriciens de l?art, tels Constant, Jorn, Debord, d?un théologien comme Origène, Castanet s?attache à montrer que face à un réel spécifié, un point de réel, nommé ici S K beau, chaque artiste dénoue et renoue l?image ou le mot pour y forger un « trou réel ».
Résumé : Dans cet essai, la psychanalyse ne convoque pas autoritairement les artistes - Poètes, vos papiers ! C'est l'inverse : il y a dans le travail des artistes un savoir - généralement insu d'eux-mêmes - qui implique la psychanalyse. Cette dernière se trouve mise à la question - " l' énigme étant de son côté " (Lacan, 1971). Cette psychanalyse impliquée oblige à une politique des conséquences : semblants et constructions de simulacres ne peuvent faire l'économie d'un réel. Ce réel est cause. Mots, images, concepts en sont des traitements. Quels sont-ils ? Quelle logique y préside? Quels résultats sont obtenus - et quelles impasses, quels ratages? Quels effets écrire ou montrer ont-ils sur les créateurs eux-mêmes? Le savoir de l'artiste touche précisément à ce réel de la cause - il en est sa doublure, son envers, son intime (et son extime !). Une mise en garde pratique : " [...] se rappeler avec Freud qu'en sa matière, l'artiste toujours le précède et qu'il n'a donc pas à faire le psychologue là où l'artiste lui fraie la voie " (Lacan, 1965). Le savoir de l'artiste et la psychanalyse fait suite à Entre mot et image paru chez le même éditeur en 2006.
Un psychanalyste choisit d'exposer précisément quatre cas relevant de la clinique appliquée aux psychoses, plus un, célèbre, celui d'Antonin Artaud. Pourquoi un tel livre aujourd'hui ? Assurément pour casser quelques stéréotypes sur ce que fait, ou ne fait pas, un psychanalyste avec des analysants psychotiques. Trop de balivernes se colportent encore et parfois au nom de Lacan. La conception déficitaire de la psychose comparée à la névrose a la vie dure. Mais ce livre ne se limite pas à cet enjeu. Il se propose de montrer en quoi s'orienter du dernier enseignement de Lacan a des effets radicaux pour la clinique psychanalytique en général, et avec des analysants psychotiques en particulier. " L'inconscient est le témoignage d'un savoir en tant que pour une grande part il échappe à l'être parlant. (Chacun) présente toutes sortes d'affects qui restent énigmatiques. Lalangue nous affecte d'abord par tout ce qu'elle comporte comme effets qui sont affects. " (Lacan) La seule définition freudienne de l'inconscient comme discours de l'Autre scène n'est plus utilisable. Lacan propose d'y substituer la clinique du parlêtre : le signifiant percute le corps, faisant sourdre la jouissance. La psychanalyse change, et la conduite des cures avec elle : " Quand on analyse l'inconscient, le sens de l'interprétation, c'est la vérité. Quand on analyse le parlêtre, le corps parlant, le sens de l'interprétation, c'est la jouissance. Ce déplacement de la vérité à la jouissance donne la mesure de ce que devient la pratique analytique à l'ère du parlêtre. " (Jacques-Alain Miller).
Résumé : "L'impossibilité d'être élu quand on a un casier judiciaire B2 est aujourd'hui promulguée" Devant des millions de spectateurs, Le président Macron assène son premier gros mensonge. C'était en mai 2017. Depuis il yen a eu beaucoup d'autres ! Dans cet essai précis et sourcé, Philippe Pascot révèle comment le gouvernement Macron, le système, manipule l'information, fait voter des lois en catimini, accélère les réformes liberticides pour construire une société de moins en moins démocratique. Après les avantages illicites (Délits d'élus, 15 000 ex - Du Goudron et des Plumes, 25 000 ex) et licites (Pilleurs d'Etat, 120 000 ex - Allez presque tous vous faire, 20 000 ex et Pilleurs de vies, 20 000 ex), Philippe Pascot recense (une petite partie) des mensonges d'Etat du président et consorts. "Les mots... leurs mots sont de plus en plus vidés de leur essence pour mieux nous diriger dans un seul sens. Le mensonge devient la règle et la vérité l'exception."
Résumé : Les faux sont partout dans l'art, dans les musées, les salles d'exposition, les galeries, et cela pour une raison simplissime : ces chefs-d'oeuvre sont réalisés avec la complicité des maîtres eux-mêmes (parfois), de la famille des artistes quand ils sont décédés (très souvent), des experts et des galeristes du monde entier (tout le temps). " L'empereur " a réalisé des dizaines de milliers de faux, qui ont permis d'enrichir un grand nombre de marchands d'art. " Tout le monde savait ce que nous fabriquions à Nice, Copenhague, New York, Anvers, Shanghaï... mais tout le monde la fermait, car il y avait beaucoup d'argent à gagner ".
Résumé : Prête à tout accepter pour avoir amour et reconnaissance de l'être aimé. Pourquoi ? Quelles ont été les bases de construction, les carences affectives façonnant ce genre d'individus, ce genre de femmes ensevelies dans la spirale infernale de la violence conjugale ? Et comment un homme arrive-t-il si facilement à intégrer ce rôle de bourreau ? " Tout ce que je voulais c'était fonder une famille harmonieuse - celle que je n'avais pas eue et dont je rêvais depuis toujours - et je me suis retrouvée dans un foyer désuni. Les silences de mon mari étaient un supplice, seules ses colères me ranimaient. Engagée dans une spirale infernale, j'ai supporté le mépris, l'enfermement, les injures, les coups, la torture... Pourquoi suis-je restée ? De l'extérieur, la situation est incompréhensible, mais aussi incohérent que cela puisse paraître, j'étais incapable de quitter mon bourreau... La seule idée de le perdre provoquait en moi une angoisse. Je me raccrochais éperdument à notre couple et à Esther, l'enfant que nous avions eu ensemble. Il m'a fallu plusieurs années avant de me résoudre à fuir le foyer conjugal avec ma fille et retrouver ainsi notre liberté. " Une femme sous influence est le récit mûr et réfléchi de ce que sont les mécanismes de la perversité narcissique. Avec beaucoup de sincérité, Sarah Bernard raconte les étapes qui lui ont permis de vaincre ses peurs et le chemin que parcourent, enfin, de nombreuses femmes aujourd'hui pour ne plus se taire.
Résumé : C'est l'histoire héroïque d'un éducateur auprès des sans abris, qui dénonce la mainmise des barons politiques sur les associations pour détourner de l'argent et corrompre les élus. Dans ce récit haletant, l'auteur raconte son combat, les menaces de mort, les gardes à vue qu'il a subi pour le faire taire. Il en sort aujourd'hui en héros en faisant tomber le maire de la ville.