Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Agamel ; D'abandonnure
Castan Bruno
THEATRALES
9,90 €
Épuisé
EAN :9782842608156
Naître, c'est le premier abandon, le premier arrachement, celui du ventre-cocon de la mère. Vivre, c'est enchaîner les renoncements, les départs et les pertes. Pessimistes, ces deux textes de Bruno Castan ? Non, lucides et empreints d'un joyeux désespoir qui cache une furieuse envie de dévorer la vie malgré les embûches. Dans Agamel, un "enfant du placard", ensauvagé par la réclusion, retrouvera la lumière pour un nouveau départ. Dans D'abandonnure, sous la forme d'une conférence burlesque, le théâtre dans le théâtre n'est pas loin pour évoquer, exemples à l'appui, l'abandon maternel ou amoureux. Le tout est de savoir si celui-ci est volontaire ou subi. Ecrites pour un comédien et deux camarades de jeu, ces deux partitions sont traversées de voix intérieures, métaphoriques, telluriques, bref, théâtrales. Vingt d'ju !
Comme il l'a fait avec La Belle et la Bête (Belle des eaux) et Barbe Bleue (Coup de bleu), Bruno Castan revisite dans La Fille aux oiseaux le célèbre conte Cendrillon, celui des frères Grimm, le plus cruel. Ma Chérie est une jeune fille très heureuse, choyée par ses parents. Un jour, tout bascule. Elle doit faire face à la mort de sa mère et au remariage soudain de son père avec une horrible femme, flanquée de deux filles tout aussi méchantes. Elle devient le souffre-douleur de la famille, tout juste bonne à vider la cendre... Les oiseaux et la nature lui apporteront le soutien que ses proches lui refusent. L'auteur, avec son écriture percutante et ciselée, fait de cette pièce une oeuvre unique, qui dépasse la simple adaptation et invite les enfants à regarder toute la complexité du monde.
De temps en temps, Monsieur Barbe-Bleue sort de son conte où se rejoue indéfiniment la scène bien connue du meurtre de sa belle qui a ouvert la porte qu'il ne fallait pas ouvrir, et part en voyage. Ses voyages le mènent dans le monde d'aujourd'hui. Il y rencontre des personnages qui ont un coup de bleu: deux jeunes filles qui, après avoir volé une paire de chaussures, vont se noyer de honte, une vieille dame désespérée de ne plus habiter au bord de l'eau et qui va s'y laisser glisser... Dans le conte, soeur Anne ne voit jamais rien venir et le frère de la belle arrive toujours trop tard. Le grand K, ordonnateur des événements, suit Barbe-Bleue, du conte au monde d'aujourd'hui et finit par le tuer. Bruno Castan poursuit avec Coup de bleu sa confrontation des contes avec la réalité.
L'Enfant sauvage raconte une histoire vraie, celle de Victor de l'Aveyron. Au début du XIXe siècle, un enfant sauvage, capturé dans une forêt, est examiné et déclaré idiot. Le docteur Villeneuve réfute ce diagnostic et accueille dans sa maison le jeune sauvage. Il veut en faire l'éducation et démontrer que l'enfant n'est pas simplet mais a besoin du contact des autres pour s'épanouir. Des relations fragiles et précieuses se tissent entre l'enfant, le docteur et sa gouvernante, au rythme de menus événements: le premier bain, l'orage, les promenades... jusqu'au dénouement doux-amer.Ce récit célèbre à sa manière la naissance de la pédagogie moderne, mais c'est surtout un magnifique conte sur la tendresse, une variation sur la pudeur des sentiments.
Grosse patate est le surnom qu?on lui donne à l?école parce qu?elle mange tout le temps surtout quand elle s?ennuie. Elle, elle sait qu?elle est ronde et douce. Dans sa classe il y a Rosemarie la timide, sa meilleure amie, Rémi son souffre-douleur trouillard comme une fille, Hubert qui est très beau et très bête et dont tout le monde est amoureux. La maîtresse se fâche quand elle s?aperçoit qu?on maltraite Rémi, elle se fâche aussi lorsque Rémi, qui ne se laisse plus faire, devient général d?une armée secrète pas si secrète que ça. Grosse patate essaie de comprendre le monde à travers des exercices de maths où il ne faut pas multiplier les tomates et les bananes et en regardant Rémi qui a une ombre de petite fille. Dans ses rêves elle rencontre l?Homme en noir qui l?aide aussi à mieux comprendre. Grosse patate raconte tout cela dans son journal, la tristesse, le bonheur, les interrogations, les adultes qui répondent toujours n?importe quoi. Elle préfère être Arakis le chat qui parcourt le monde que Narcisse qui reste collé à son miroir. Elle sait qu?elle va devenir grande. Ce texte, le premier de Dominique Richard, est drôle, cruel comme l?enfance et traite, sans avoir l?air de rien, de sujets graves comme l?amitié, l?amour, le deuil, la différence, dans une langue vive et inventive.
Maxime a hérité de son père, le Renard du Nord, l'habitude de cavaler sous les étoiles, harcelé par sa mère, tandis que se rejouent les intrigues de famille entre mari, femme et amant. La pièce interroge le statut de la parole; une parole triomphante qui séduit et qui tue. À tous ceux qui! scandent successivement, comme des toasts collectifs, les trois générations d'une même famille réunies en ce dimanche d'été. Ils ont tourné le dos au gouffre et guettent la vie qui vient. Une forme d'oratorio macabre. Dans La Comédie de Saint-Étienne, dix figures questionnent le corps de l'acteur. Au bout d'un chassé-croisé agité, elles assistent désemparées à la prise de pouvoir de ceux que l'on peut nommer « les personnages ». Question de théâtre Des humains piégés dans leurs tics de langage, des marionnettes en morceaux, un humour glacé. Trois pièces vives à l'écriture ciselée. Un des auteurs les plus novateurs de ce siècle. À lire, à jouer, à rire!
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Karl Valentin est un grand enfant faussement naïf qui jette un regard féroce sur le monde des adultes. Chez ce malicieux, la vie quotidienne devient une bataille avec les mots et les choses, que l'on cherche ses lunettes, achète un médicament au nom imprononçable ou fasse cuire un rôti. Ce volume propose un choix de sketches courts du grand comique munichois : un grand éclat de rire sur les petites sottises de l'existence, un vrai plaisir de jeu.