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Polyphonie pour la Palestine. 102 poètes
Cassir Michel ; Cengiz Metin ; Malhappe Emmanuelle
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782336589213
Quand tu bombardes ma maison Epargne juste un doigt à ma mère Un seul doigt Est tout ce dont elle a besoin pour Ranger mes jouets dispersés Avec les morceaux de mes jambes et chercher Frénétiquement les poumons de son mari... Cent deux poètes, trente-et-un pays et treize langues de tous les continents se sont unis pour créer une Polyphonie pour la Palestine. Sonder l'âme humaine, confrontée à la tragédie palestinienne, sous de multiples facettes. La poésie en est le capteur, cristal unique de civilisation qui concentre les couleurs et le génie de notre planète, ce qu'elle devrait pouvoir être. Notre chant, notre danse sont là pour célébrer la vie, l'élan solidaire et l'amour. Cette flamme éclaire la souffrance et la lutte du peuple palestinien. Contribution fragile, non moins essentielle, pour dire aux Palestiniens qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils sont peut-être le vrai recours pour pacifier le Moyen-Orient et qu'une littérature consistante est créée tant par eux-mêmes qu'en leur nom.
L'écriture monte au chant d'un fleuve où résonne de plus loin que le premier bruissement d'eau, l'urgence d'un pas d'homme à sa soif. Soif d'écrire mais sans impatience pour laisser à l'écriture tout son âge d'accomplissement, depuis l'écho d'un temple disparu, jusqu'à l'épopée de braise que le poète traverse en chaque mot chaque image qui construiront la mémoire future du poème.
La fête plonge dans le labyrinthe des racines, en extrait l'air et le feu. Parlant d'elle c'est de l'innomée qu'il s'agit, ne craignant ni tempête ni blessure, menant le subconscient à sa geste. Emprise subtile et radicale, le poète enfin respire les autres dans leur nature mouvante.
...Les yeux que le temps abreuve, sont-ils le creuset unique des fatigues et du mystère ? Ils renferment, au-delà même des livres lus et des images englouties, le retournement des choses, leur anxiété, leur galop. Ils se ferment tout en s'ouvrant sur une vie épurée. La vraie vie est imaginaire, elle est image indissociable de ce fleuve de sang, de ce ciel de neurones et ces vaisseaux des mers intérieures. C'est ainsi que savent le percevoir les enfants pour qui le conte du soir est le médiateur du grand large, où leurs forces rassemblées en font les créatures et les maîtres de l'univers. Autant la parole et l'écriture sont souvent le privilège de l'âge et de l'expérience, autant les yeux ne connaissent pas les limites conventionnelles. L'enfant y a autant le droit au ravissement, à la conquête et à la connaissance que le vieillard. Le privilège de l'activité n'en n'est plus un, seul résonne ce mélange de curiosité et de rêve. Et le rêve a la peau plus résistante que le corps, il est quelquefois inaltérable et survit à la fatigue, au carcan social...
La mer gorgée de lune et de pleurs/ n'est pas la colline/ la colline est le sein de la mer/ elle permet de voir au delà/ des arabesques du port/ le voyage du crayon à l'infini/ la mer n'est pas la barque/ mais la louve de son image/ la mer n'est pas le thème/ mais l'apothéose trompeuse/ elle n'est pas l'esprit chancelant/ mais l'arc de l'obscurité
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.