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Braise de galop. Feuille itinérante
Cassir Michel
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782738486578
...Les yeux que le temps abreuve, sont-ils le creuset unique des fatigues et du mystère ? Ils renferment, au-delà même des livres lus et des images englouties, le retournement des choses, leur anxiété, leur galop. Ils se ferment tout en s'ouvrant sur une vie épurée. La vraie vie est imaginaire, elle est image indissociable de ce fleuve de sang, de ce ciel de neurones et ces vaisseaux des mers intérieures. C'est ainsi que savent le percevoir les enfants pour qui le conte du soir est le médiateur du grand large, où leurs forces rassemblées en font les créatures et les maîtres de l'univers. Autant la parole et l'écriture sont souvent le privilège de l'âge et de l'expérience, autant les yeux ne connaissent pas les limites conventionnelles. L'enfant y a autant le droit au ravissement, à la conquête et à la connaissance que le vieillard. Le privilège de l'activité n'en n'est plus un, seul résonne ce mélange de curiosité et de rêve. Et le rêve a la peau plus résistante que le corps, il est quelquefois inaltérable et survit à la fatigue, au carcan social...
J'ai hésité entre deux titres Manifeste oblique et Ne danser que l'inconnu. Manifeste me semblait trop solennel. Puis il s'est créé un vase communicant entre prise de position et liberté de la danse. La danse à l'oeuvre dans sa force créative prend son envol dans le choix de la vitesse angulaire. Je revendique cette danse charnelle et soeur de l'invisible qui est l'arbre de vie dans son ampleur. Ce texte n'est une injonction ni contre la raideur ni contre la droiture, il va dans le sens de la courbure de l'arc imprévisible mais souhaitée déjà dans le subconscient. De l'éblouissement à la cible et vice-versa.
... Dans l'écriture aventureuse et lucide de Michel Cassir, l'éclair est généreux, la vitesse d'expression se confond, et maintes fois, avec la précipitation, au sens laborantin et pacifique du terme. Ce pourquoi, dit-il, en scientifique, donc apprenti connaisseur des limites, "le poète est une sorte de chercheur libéré de tout instrument apparent, de toute institution, de tout fonds privé ou public" (...) extrait de la préface de Ghislain Ripault.
La fête plonge dans le labyrinthe des racines, en extrait l'air et le feu. Parlant d'elle c'est de l'innomée qu'il s'agit, ne craignant ni tempête ni blessure, menant le subconscient à sa geste. Emprise subtile et radicale, le poète enfin respire les autres dans leur nature mouvante.
L'écriture trace son cercle magique autour des choses. Elles viennent s'y disposer en une constellation qui oriente nos plus beaux égarements. Ceux de l'aventurier comme ceux du rêveur. Car Michel Cassir s'aventure dans l'imaginaire et rêve le réel. Fidèle en cela au mot d'ordre surréaliste : "Dormir les yeux ouverts, agir les yeux fermés". Toutefois, ce n'est pas seulement dans cette communication du rêve et de la réalité que la poésie de Michel Cassir s'apparente au surréaliene dont, par ailleurs, il assume le dépassement, mais aussi dans ce qu'on pourrait appeler un instinct magnétique de l'image... C'est un monde nommé que nous rend la poésie. Celle de Michel Cassin se confond avec k mouvement de la marche. Le pas déclenche le chant. Et le vers déborde de distance. L'écorce terrestre sur laquelle marchent les hommes a l'épaisseur du mystère. Métal nocturne dont, par ks moyens analogues de la poésie et de k chimie, Novalis, déjà, entreprit de chercher k formule. Ecrire, ici, est mesurer l'étendue solaire qui nous sépare des dieux et puiser à la nuit sans fond : " ... démesure propre à l'être humain de sonder les abîmes, de dévier la lumière ". Ecrire comme marcher, la peau exaltée, sur les traces encore fraîches du départ. Hervé Bauer
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.