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Les distances magnétiques
Cassir Michel ; Boulad Antoine
L'HARMATTAN
11,00 €
Épuisé
EAN :9782747587563
A quelle distance s'exerce le magnétisme sur la phrase poétique, l'exacte coïncidence des mains, des mots et du souffle. Les distances magnétiques n'apportent aucune réponse, elles montrent toute l'étendue de ce champ d'expérimentation. Au coin du feu, allongés sur l'herbe, ou à des milliers de kilomètres, les deux auteurs renouvellent la magie de la rencontre poétique à trente ans d'intervalle. La distance prend de nouveaux tournants, elle concentre le secret unique de l'espace et du temps. Ce mouvement de corps et de langues projetés dans l'exploration et l'aventure absolue de l'esprit peut s'apparenter à l'écriture automatique, puisque la pulsion de l'un répond à celle de l'autre dans un va-et-vient permanent qui est toujours ce saut périlleux dans le vide. Les poètes qui ont fondu leur ego embrassent l'univers avec des bras de Bouddha, leurs poèmes-flèches-de-tout bois créent des traits d'union entre les éléments. En 2003 et 2004, entre Paris et Beyrouth, les lapins agiles de la vie courent dans leurs textes comme des eaux souterraines et sont rattrapés par la guerre en Irak. ... Une seule lettre suffit pour passer de l'élégance des mots à celle des morts, alors que les balles sifflent à nos oreilles comme des puces et que des obus s'ouvrent comme des éventails qui font de l'air nouveau. Les âmes montent en parachute telle la tristesse du blues... Dans le mouchoir de poche aux fines dentelles qu'il garde secrètement sur lui, le soldat américain enfoui dans les sables de Babylone retrouve un nuage de sa Virginie natale et une larme de sa bien-aimée. Sans la guerre de l'âge cybernétique, il n'aurait connu ni les pays étrangers où les anges se promènent à vélo sur les arcs-en-ciel ni les émotions essentielles qui retiennent la peau sur les os !
L'écriture monte au chant d'un fleuve où résonne de plus loin que le premier bruissement d'eau, l'urgence d'un pas d'homme à sa soif. Soif d'écrire mais sans impatience pour laisser à l'écriture tout son âge d'accomplissement, depuis l'écho d'un temple disparu, jusqu'à l'épopée de braise que le poète traverse en chaque mot chaque image qui construiront la mémoire future du poème.
L'écriture trace son cercle magique autour des choses. Elles viennent s'y disposer en une constellation qui oriente nos plus beaux égarements. Ceux de l'aventurier comme ceux du rêveur. Car Michel Cassir s'aventure dans l'imaginaire et rêve le réel. Fidèle en cela au mot d'ordre surréaliste : "Dormir les yeux ouverts, agir les yeux fermés". Toutefois, ce n'est pas seulement dans cette communication du rêve et de la réalité que la poésie de Michel Cassir s'apparente au surréaliene dont, par ailleurs, il assume le dépassement, mais aussi dans ce qu'on pourrait appeler un instinct magnétique de l'image... C'est un monde nommé que nous rend la poésie. Celle de Michel Cassin se confond avec k mouvement de la marche. Le pas déclenche le chant. Et le vers déborde de distance. L'écorce terrestre sur laquelle marchent les hommes a l'épaisseur du mystère. Métal nocturne dont, par ks moyens analogues de la poésie et de k chimie, Novalis, déjà, entreprit de chercher k formule. Ecrire, ici, est mesurer l'étendue solaire qui nous sépare des dieux et puiser à la nuit sans fond : " ... démesure propre à l'être humain de sonder les abîmes, de dévier la lumière ". Ecrire comme marcher, la peau exaltée, sur les traces encore fraîches du départ. Hervé Bauer
...Les yeux que le temps abreuve, sont-ils le creuset unique des fatigues et du mystère ? Ils renferment, au-delà même des livres lus et des images englouties, le retournement des choses, leur anxiété, leur galop. Ils se ferment tout en s'ouvrant sur une vie épurée. La vraie vie est imaginaire, elle est image indissociable de ce fleuve de sang, de ce ciel de neurones et ces vaisseaux des mers intérieures. C'est ainsi que savent le percevoir les enfants pour qui le conte du soir est le médiateur du grand large, où leurs forces rassemblées en font les créatures et les maîtres de l'univers. Autant la parole et l'écriture sont souvent le privilège de l'âge et de l'expérience, autant les yeux ne connaissent pas les limites conventionnelles. L'enfant y a autant le droit au ravissement, à la conquête et à la connaissance que le vieillard. Le privilège de l'activité n'en n'est plus un, seul résonne ce mélange de curiosité et de rêve. Et le rêve a la peau plus résistante que le corps, il est quelquefois inaltérable et survit à la fatigue, au carcan social...
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !