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La Parole en son Royaume. Une approche liturgique
Cassingena-Trévedy François
AD SOLEM
23,55 €
Épuisé
EAN :9791090819184
Le concile Vatican II a replacé la Parole de Dieu au centre de l'Eglise, et à l'intérieur de l'Eglise, au centre de la célébration liturgique. C'est à partir de la Parole, proclamée dans la lecture de l'Ecriture, actualisée dans l'homélie, puis rendue sacramentelle dans la Prière eucharistique, que l'Eglise se constitue, autour de la Parole, qui n'est autre que le Christ dans sa présence continue. En ce sens, si l'on parle souvent des deux "tablesde la Parole" : Ecriture et Eucharistie, ces deux modes de présense du Christ à son Eglise sont inséparables. La Parole est appel, et la Prière eucharistique est réponse. Ainsi, la Parole est ordonnée au sacrement. La liturgie se découvre comme le lieu de la Parole : son "royaume", comme l'appelle François Cassingena. Le lieu de la transmission de la Parole : la "tradition" elle-même, laquelle coïncide avec l'Eglise, puisque c'est elle qui célèbre. Dans ce nouveau livre, qui fait suite à Liturgie, art et métier, le Père François déploie les différents aspects de cette théologie rénovée de la Parole : liturgiques, théologiques, spirituels et pastoraux. Sans oublier ce qui donne sa note propre à son oeuvre : la dimension poétique de la Parole. "Paroles sur la Parole" : ce livre est un palimpseste théologique, une variation poétique aussi sur cette Ecriture qui est pour tous les chrétiens l'unique source de la Révélation.
Résumé : La personnalité si singulière de l'Auvergne fait d'elle un monde à part depuis des siècles. Avec des paysages parmi les plus beaux de France, elle est habitée par un peuple fier et riche de vie intérieure qui préserve un contact intime avec la terre et les animaux. À l'automne 2015, François Cassingena-Trévedy a arpenté en solitaire les chemins de randonnée du massif sauvage du Cézallier. Il nous livre ici le récit de sa marche. Le vent, la neige et le froid sont vaincus par l'enchantement au contact d'une nature devenue une compagne aimée. Lors des étapes en des gîtes, il cherche à rencontrer les rares habitants de la région. Accueilli dans leur vie familiale, il trace d'eux, paysans ou aventuriers, des portraits truculents d'où se dégage un humour généreux. De courtes citations liées aux événements vécus accompagnent son itinérance et, parfois, d'une langue lyrique, il s'élance en des éloges inspirés sur la marche, les pieds ou le sacré, qui prend alors une dimension inattendue. À travers la sensibilité de l'auteur, l'Auvergne apparaît sous un jour nouveau et le lecteur ne saurait résister à l'envie de découvrir volcans, forêts ou pâturages décrits avec un enthousiasme communicatif.
Les introïts sont les chants d'entrée extraits de la Bible, surtoutdes Psaumes? qui ouvrent la célébration de la messe. Chaquedimanche et grande fête possède son introït propre qui luiconfère sa personnalité. Parole et musique s'y trouvent réuniespour accorder la prière de l'Eglise de la terre à celle du ciel,dans une cantilène qui, par la distance qu'elle instaure entre letemps qui est le nôtre et celui de son élaboration, établit lefidèle du XXIe siècle dans une communion liturgique,poétique et spirituelle avec les chrétiens qui l'ont précédé: lechoix des antiennes s'enracine en effet dans la traditionpatristique, cependant que la vieille mélodie romaine,remodelée à l'époque carolingienne, porte la marque du géniefranc. Chante et marche présente chaque introït des dimancheset grandes fêtes, et les commente d'un point de vue historique(leur origine), liturgique (leur place dans le cycle de l'année),musical et spirituel: la mélodie grégorienne resplendit commeherméneutique du mystère célébré. L'ensemble comprend troisvolumes: I ? Avent, Noël-Epiphanie, Temps ordinaire (I); II? Carême, Temps pascal; III ? Temps ordinaire (II). Eu égardaux documents cités (bien souvent inaccessibles en français), àla reproduction des mélodies grégoriennes et à l'inscription dece projet dans le cadre de la renaissance liturgique voulue parBenoît XVI, avec le souci d'unité et de paix qui la caractérise,cet opus du père François Cassingena-Trévedy s'imposecomme une nouvelle Année liturgique et révèle la richesse dela tradition liturgique occidentale.
Moine bénédictin à l'Abbaye Saint-Martin de Ligugé (86), François Cassingena-Trévedy mêle depuis longtemps prière et écriture. Normalien, poète, professeur de liturgie à l'Institut Catholique de Paris, le grand public l'a découvert grâce notamment à la série d'ouvrages Etincelles (Ad Solem), magnifiques recueils de "pensées" ouvrant, souvent avec fulgurance, à l'intériorité. Le second tome lui notamment valu en 2008 le "Prix du livre de spiritualité Panorama-La Procure". Le frère François est également émailleur sur cuivre. Il a conçu les 14 stations du chemin de croix de la chapelle du Carmel d'Angers dont les reproductions illustrent cet ouvrage. Régulièrement il s'embarque aux côtés des marins pêcheurs du Croisic.
De 1938 (quelques mois avant son départ en Inde) à 1957 (quelques jours avant sa mort), les lettres de l'Abbé Monchanin rassemblées ici et destinées à celles qu'il appelait ses "dirigées" , permettent de découvrir la personnalité et la spiritualité de celui que le Père de Lubac qualifiait de "prêtre génial" . Ce livre révèle les vies cachées de femmes venues d'horizons religieux et culturels divers. Missionnaires partant aux périphéries préfigurer la vocation de leurs peuples, ces femmes demeuraient au coeur de l'Eglise. "Le lien entre amis devrait être la conspiration des vocations" écrivait le P. Monchanin. Les vocations singulières de ses filles spirituelles étaient exactement les vocations chrétiennes de chacun de leur peuple - leur "lieu irremplaçable dans le Corps mystique" . Ainsi, la communion qui les unissait par delà les mers et que soutenaient les échanges épistoliers et la prière, préfigurait le Plérôme du Christ, signe lui-même de la circumincession du Père, du Fils et du Saint-Esprit, source et consommation de toute communion humaine et ecclésiale. A travers l'amitié, c'est d'une expérience de la vie trinitaire dont parlent toutes ces pages. Chacun se découvre un don fait à l'autre dans le mystère de l'Eglise et le mystère de la Trinité. De l'amitié à la Trinité : c'est ainsi écrit le P. Monchanin que "nous avons à vivre en circumincession avec tous nos frères. Et ce sera la gloire intarissable, lorsque nous sentirons que nous sommes tous intérieurs les uns aux autres" . L'abbé Jules Monchanin (1895-1957) a été prêtre (à Lyon) et ermite en Inde. C'est un acteur important d'un dialogue oecuménique et interreligieux fondé sur l'idée du "plérôme du Christ" . Ami très proche du P. Henri de Lubac, attentif à la culture - il fréquente notamment Picasso, Cocteau, Max Jacob à Paris -, c'est aussi un mystique, dont la pensée trinitaire s'accompagne d'intuitions fulgurantes dont on commence à mesurer aujourd'hui la richesse.
La manière dont on conçoit l'éducation varie du tout au tout selon que l'on défend la possibilité de l'erreur et de la vérité du jugement moral, et l'universalité de la raison pratique - ce que C. S. Lewis désigne par le terme de voie, ou "Tao", dans ce livre de 1943. Pour ceux qui sont à l'intérieur de la voie, l'éducation consiste à favoriser la naissance de ces réactions au monde qui sont justes en elles-mêmes, indépendamment du fait qu'on les éprouve ou non - ces réactions dont la possibilité définit l'humanité même. Ceux qui sont étrangers au Tao doivent par contre, s'ils sont logiques, regarder tous les sentiments comme également irrationnels, comme des sortes de buées qui nous cachent la réalité. Ce n'est pas que ce soient des hommes mauvais : ce ne sont plus des hommes du tout. En sortant du Tao, ils sont entrés dans le vide. Quant à ceux qu'ils dominent, ils ne sont pas forcément malheureux ; ce ne sont pas des hommes non plus : ce sont des produits fabriqués. La victoire finale de l'homme ce n'est pas un affranchissement de I'"ordre naturel" ; c'est au contraire un retour à la nature, mais qui s'affranchit de toute médiation culturelle. Aujourd'hui, cette libération s'appelle "écologisme" et "transhumanisme n. Ce sont les autres noms de l'abolition de l'homme.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.