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Mystique public n°1. Jacques Fesch, entre ombres et lumière
Cassin Mireille ; Poirot Dominique
CERF
19,00 €
Épuisé
EAN :9782204105880
Voici l'histoire vraie, au plus intime de l'intime, d'un homme poursuivi par la société comme ennemi public et qui, en prison, rencontre Dieu avant de monter sur l'échafaud et d'être guillotiné. En 1954, Jacques Fesch, âgé de 24 ans est incarcéré à la prison de la Santé à la suite de l'homicide involontaire d'un agent de police lors d'un braquage raté. C'est dans sa cellule que le futur condamné à mort va connaître une soudaine conversion au Christ. Cette redécouverte de la foi le transforme en profondeur, l'enjoint de communiquer l'Evangile au reste du monde, fait de lui un témoin. Au cours de ses trois ans et demi de captivité, jusqu'à l'aube fatale du 1er octobre 1957, Jacques Fesch, promis à la peine capitale, entame un vertigineux chemin spirituel où il dira lui-même avoir reçu grâce sur grâce. De manière sensible et infinie, il expérimente une plénitude telle qu'elle lui fait renoncer, dans le pardon et la paix, à sa courte existence, ainsi que l'indiquent les derniers mots portés dans son journal : "Dans cinq heures je verrai Jésus". En dressant pour la première fois, à partir de ses carnets, des souvenirs de ses proches et des archives judiciaires, le portrait de cet ouvrier de la onzième heure et bon larron dont le Cardinal Lustiger a tenu à ouvrir l'enquête préliminaire à la béatification, Mireille Cassin montre combien la force de l'Esprit l'emportera toujours sur la logique du sang.
Avec le plus petit et le plus inapparent des corps : telle est la manière dont le sophiste Gorgias désigne l'opération du logos, du discours , qui est pour lui un grand tyran, capable d'agir sur les autres en les persuadant, et sur le monde en le fabriquant et le transformant. Barbara Cassin, philosophe et philologue, spécialiste de la Grèce ancienne, a choisi de mettre en récit un certain nombre de ces opérations de discours et d'en montrer les effets, constitutifs d'une vie. Cette série de courts textes dessine ainsi une ligne de vie, en ses points singuliers et pourtant généralisables. Une vie de femme, avec souci de soi et souci du monde, qui n'a d'autre consistance à son tour, réelle et fictive, que le récit qui en est fait. Cette oeuvre littéraire, une prose simple et violente, est le bord même de la philosophie. Elle se lit comme un roman ou comme un conte où l'érotisme a sa place, mais elle est construite pour bousculer les genres littéraires et les disciplines universitaires, plus inclassable encore qu'une femme-philosophe dans un monde encore et toujours platonicien.
Résumé : Qu'est-ce qui d'Aristote émerge face aux questions d'aujourd'hui ? Aristote est le paradigme du Phénoménologiquement Correct. Car correct non seulement dans l'aisance ontologique à dire le monde comme il est phénoménologie où les choses, les affections de l'âme et les sons de la voix coïncident naturellement. Mais correct aussi pratiquement, parce que les hommes qu'il nous dépeint vivent dans un monde commun, et, y compris poétiquement et politiquement, présentable, au sens cette fois de respectable. Le livre interroge cette belle image à partir des inconsistances et des hiatus qu'Aristote, trop honnête, ne cherche jamais à cacher. Dire le monde ? Mais on s'aperçoit qu'il y a un saut entre ce qu'on sent et ce qu'on dit, entre la logique de la sensation et celle de la phrase. Parler en homme ? Mais il y a des hommes, les sophistes, les esclaves, les femmes, pour qui cela ne va pas de soi. En prenant le logos comme fil conducteur, on voit Aristote travailler à la fois avec et contre les sauts et les passages qu'autorise la langue grecque, elle qu'on dit un peu vite toujours déjà phénoménologique. Aristote permet ainsi de s'en laisser moins conter par les contes de la phénoménologie ordinaire.
Nous n'avons pas choisi d'être aristotéliciens. Nous ne le somme pas moins que les autres : nous parlons en signifiant que quelque chose pour nous-même et, nous l'espérons, pour le lecteur. Le livre Gamma de la Métaphysique accomplit la relégation de la sophistique qui n'a jamais été achevée par Platon, en instaurant un régime de discours qui fera loi pour toute l'histoire de la métaphysique. Régime que nous appelons sémantique, en référence au geste décisif d'Aristote qui fait équivaloir dire et signifier quelque chose. Il faut et il suffit qu'un sofiste lui dise "Bonjour ! " pour qu'Aristote démontre que, bon gré mal gré, il se place sous la juridiction de ce qu'on appelle depuis lors le principe de non-contradiction. La mise en demeure de parler fait office d'arme absolue, et la décision du sens est le foyer de la science de l'être en tant qu'être. Pas d'instauration du principe sans adversaire, donc sans stratégie : cela suffit pour jeter le soupçon sur l'impression que donne Gamma d'une évidence définitive.
Ce travail s'attache à vérifier la pertinence de la question posée par A. Mandouze en 1954 et demeurée en suspens : Augustin at-il été lui-même un mystique ? Il ne s'agit donc pas de traiter de la mystique Augustinienne, mais d'Augustin mystique. Il est impossible alors de dissocier la vie d'Augustin et ses oeuvres qui offrent de multiples témoignages, explicites ou plus voilés, de l'expérience concrète d'une relation ontologique à son Dieu, entrée dans la vie trinitaire. Les Confessions et le De Trinitate sont naturellement de la première importance, mais l'Augustin mystique peut aussi se révéler au détour d'écrits aussi divers que ses commentaires scripturaires, ses lettres, ses sermons et autres oeuvres dites mineures, qui débordent tout corpus posé à priori. L'auteur Psychanalyste et docteur en théologie, Mireille Cassin est auteur d'un ouvrage sur la conversion mystique de Jacques Fesch : Mystique public n° 1, Jacques Fesch, Entre ombres et lumière, publié aux éditions du Cerf en octobre 2015. Elle a également contribué, entre autres, aux Mélanges carmélitains
Carnet de l'âme et chronique de l'actualité, voici le journal de bord, puissant et impétueux, prophétique surtout, qu'a tenu Véronique Lévy de l'été 2016 à l'automne 2018. La ferveur de la prière y illumine les drames et les conflits ravageant le monde. La convocation de l'Evangile et des saints y dévoile les affres du nihilisme contemporain. Le visage du Christ y recouvre l'abîme d'une humanité livrée aux maîtres de la robotique, aux sorciers de la génétique et aux idolâtres de la nouvelle Babel. Mais ce décryptage sans tabou et sans concession, où l'aphorisme alterne avec le commentaire, est aussi une épreuve incarnée de la compassion. Paradoxe de la foi vivante, c'est en toute liberté que Véronique Lévy entre en dialogue avec les Femen, les rappeurs ou les djihadistes, en interrogeant la signification ultime de leurs provocations ou de leurs dérives. Sommes-nous condamnés au narcissisme d'une autodéification qui tuera l'amour ? Le Dieu qui s'est fait chair n'a-t-il pas visité les enfers ? L'éclipse que nous traversons est-elle définitive ? Révélant les signes cachés de la transcendance, réveillant l'espérance d'une authentique délivrance, Véronique Lévy s'inscrit ici dans la tradition de la littérature catholique portée par un Bloy, un Claudel, un Bernanos, un Mauriac. Un ouvrage d'adoration et de combat. Un traité de révolution mystique.
Comment comprendre le message de l'Eglise sur le sacrement du mariage, sur la sexualité et la fécondité, sur l'action pastorale du couple, sur la morale comme exigence d'amour ? Et quels sont, sur ces sujets, les apports fondamentaux du père Henri Caffarel ? Partant du mariage tel qu'il est vécu aujourd'hui, une équipe internationale, au sein des Equipes Notre-Dame et en lien avec les "Amis du Père Caffarel" — l'Atelier Mariage — a été constituée pour effectuer un travail d'observation, de recherche et de réflexion. Ce sont leurs conclusions qui sont ici présentées et qui montrent combien le père Henri Caffarel a renouvelé la pensée de l'Eglise sur le couple et le mariage.
Livrant sa propre expérience, le patron de La Vie éclaire la déchristianisation de la France. Se racontant et nous racontant, il en appelle à un catholicisme sans peur et sans arrogance à même de réenchanter le monde. Un manifeste qui va faire du bruit. On aurait pu croire éteintes les grandes voix catholiques. En voici une qui sort des décombres pour tonner que Dieu est Dieu dans ce livre qui répond enfin à la crise spirituelle que traversent l'Eglise, la France et l'Europe. Rompant avec la logique de l'excuse, récusant la dissolution comme la crispation, révoquant les tentations de la naïveté et de la médiocrité, Jean-Pierre Denis dresse le plus lucide et le plus implacable des constats sur la déchristianisation. Et y voit une chance pour l'Evangile qui jamais ne s'impose et qu'il faut sans cesse apprendre à recevoir. C'est à une foi attestataire, tissée dans le témoignage intime de sa vie, qu'il en appelle ici. Une attestation qui fait fi des préjugés établis, qui se nourrit des rencontres improbables, qui sait être attentive aux signes prophétiques. Et qui, sans être donneuse de leçons, en revient immanquablement à l'unique testament du Golgotha et de Pâque, source de la seule contre-culture qui soit réellement subversive.
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.