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Le Parlement européen, pour faire quoi ?
Cassen Bernard ; Michel Hélène ; Weber Louis
CROQUANT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782365120456
Le Parlement européen est élu au suffrage universel direct dans les Etats membres de l'Union européenne (UE) depuis 1979. Trente-cinq ans après, les enquêtes d'opinion montrent toujours une méconnaissance générale de la signification de ce scrutin, comme d'ailleurs de l'ensemble des institutions européennes. L'abstention, considérable, traduit-elle cette ignorance, comme le croient nombre d'observateurs de l'UE ? Ou le rejet des politiques européennes mises en oeuvre dans chaque Etat membre ? Ou les deux ? Dans ce livre, écrit dans une perspective d'éducation populaire, les auteurs présentent cette assemblée dont les pouvoirs sont loin d'être négligeables. Ils décrivent un fonctionnement où la recherche permanente du consensus et le partage des postes entre les deux groupes politiques dominants conservateur et social-démocrate conduisent le plus souvent à dépolitiser la prise de décision. Ils plaident pour une refondation démocratique de la construction européenne dans laquelle les pouvoirs du Parlement européen s'articuleraient avec ceux des parlements nationaux et avec les forces politiques ancrées dans les sociétés des Etats membres. Une telle démarche implique une rupture radicale avec le carcan néolibéral des traités actuels et avec les partis politiques qui s'en accommodent.
L intercompréhension entre langues voisines, c est la capacité des locuteurs à comprendre, en s appuyant sur les ressemblances avec leur propre langue maternelle, les personnes qui parlent ou écrivent une langue apparentée.Depuis l aube du langage, l intercompréhension est une réalité quotidienne et une stratégie de communication pour des millions de gens. Pourtant, son potentiel reste encore largement inexploité. En effet, une mise en uvre plus générale de l intercompréhension est porteuse d enjeux qui ne touchent pas qu à la langue, mais aussi à la pédagogie et à la politique.Ce livre propose un panorama d ensemble de ces différents enjeux. Il aborde la portée sociale, politique et économique de l intercompréhension, notamment dans les contextes de la francophonie et de l Europe. Il traite ensuite des questions, souvent fondamentales, que l intercompréhension soulève du point de vue des sciences du langage, avant d examiner comment on peut enseigner l intercompréhension et l intégrer dans les programmes éducatifs.Les expériences d enseignement de l intercompréhension réalisées jusqu à présent, en particulier entre les langues romanes, montrent qu il s agit d une stratégie permettant, avec un investissement modeste, d accéder à un vaste éventail de textes, et de productions orales, dans des langues voisines de la sienne, et qu elle peut renouveler en profondeur la pratique du multilinguisme. Biographie de l'auteur Virginie Conti est collaboratrice scientifique à la Délégation à la langue française (DLF) de Suisse romande. François Grin est professeur d économie à l Ecole de traduction et d interprétation (ETI) de l Université de Genève.
En traversant la vie, Jean-Claude Cassen en a saisi la douceur parfois piquante et souvent drôle au cours de ses rencontres et de ses voyages. Son oeuvre : des instantanés, des images, des scènes de vie traduites dans la musique de ses mots choisis, inventés, mis en rythme.
La thérapie familiale systémique vise à mobiliser les ressources de la famille et à améliorer la communication entre ses membres en vue d'apaiser des symptômes ou difficultés relationnelles. Les pionniers de la thérapie familiale ont appliqué la théorie des systèmes (la famille est un "système") et de la communication à la famille, de manière à mieux comprendre des phénomènes observés dans les groupes familiaux en difficulté (renforcement des troubles par le comportement des proches, tendance du groupe familial à résister au changement, importance de la crise dans le processus de changement, interdépendance des rôles, etc.). Les réponses thérapeutiques actuelles cloisonnent souvent le traitement individuel et le traitement familial. De plus, les thérapies mises en place sont généralement réalisées avec des thérapeutes différents. Une telle approche compartimentée ajoute de la complexité à un système familial déjà fragilisé. C'est ce qu'a pu observer l'équipe de psychothérapeutes de l'Institut Michel Montaigne, qui propose, dans cet ouvrage, une approche novatrice de la psychothérapie familiale. Elle intègre la complexité de plusieurs troubles, de différentes techniques et psychothérapies (EMDR, thérapie des schémas, approches corporelles, génogramme...), ainsi que les connaissances récentes en neurosciences sociales et affectives. Cette approche clinique intégrative permet une prise en charge plus efficiente et globale du trauma et de ses impacts sur la dynamique familiale et le fonctionnement individuel.
La question de l'identité est omniprésente dans notre pays et un peu partout en Europe, que ce soit dans le champ social, économique ou politique. Elle est parfois l'expression de replis d'ordre communautariste. Pourtant il y a des communautés qui échappent à cette déviance. C'est le cas des professionnels de la santé en général, car ils ne sont pas centrés sur eux-mêmes, mais davantage concernés par les autres, l'ensemble de la population, sans distinction de classe, de race ou de culture. Les infirmières prennent leur part dans cette mission citoyenne au service des personnes qu'elles soignent. Et la population a une façon de les voir, tantôt appréciées ou critiquées, ce qui rend compte de leur identité perçue. Mais que sont réellement ces infirmières (et infirmiers) aujourd'hui, alors qu'elles viennent d'être secouées parla réforme 2009 dite des études universitaires, leur accordant le grade de licence professionnelle ? Sont-elles à l'aise dans cette nouvelle posture ou sont-elles encore nostalgiques d'un passé récent ? Des infirmières regroupées au sein du Collectif de Recherche infirmière Qualitative en Santé (CRIQS), formées avant et après cette réforme, ont réalisé une démarche introspective à l'intérieur de leur corps professionnel, pour dire qui elles sont, examiner les convergences, le cas échéant certaines divergences difficilement avouables et définir leur identité professionnelle, telle qu'elles peuvent la revendiquer dans la modernité sociale ambiante. Chacun pourra apprécier, s'il ya lieu, l'écart entre l'identité attribuée parles personnes que nous soignons et celle que nous revendiquons pour nous-mêmes. Cette clarification de l'identité infirmière en phase avec une reconnaissance réclamée doit servir à l'évolution des pratiques professionnelle pour mieux soigner. Ce livre s'adresse par conséquent à celles et ceux qui s'intéressent à la profession infirmière pour ses enjeux sociétaux et pédagogiques : les étudiants infirmiers, les nouveaux diplômés, les formateurs, mais aussi les décideurs qui pourront se rendre compte du niveau de responsabilisation du corps infirmier, ainsi que de l'évolution de leurs modes d'investissement. Et surtout les patients, curieux de découvrir ce que leurs infirmières disent d'elles-mêmes.
A travers la construction de divers objets anthropologiques relatifs à la ville, les contributeurs à cet ouvrage développent une réflexion épistémologique sur les spécificités méthodologiques et heuristiques de leur discipline, et ce, presque vingt-cinq ans après la publication de Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques (CTHS, 1987), sous la direct ion de J. Gutwirth et de C. Pétonnet. Sans être un bilan à proprement parler, ce livre fait état, à travers la diversités des objets traités, des multiples regards ethnologiques portés su r un monde qui, en un quart de siècle, a considérablement changé. La pratique disciplinaire y est interrogée, tout comme la place de l'ethnologue dans sa propre société à l'heure où les sciences humaines et sociales sont politiquement ostracisées plus au nom de leur rentabilité économique hypothétique que de leur pertinence scientifique véritable. Les étudiants et les jeunes chercheurs y trouveront les échos des multiples difficultés qu'ils rencontrent sur leurs terrains respectifs, tout comme les lecteurs attentifs aux gestations de la globalisation du monde actuel feront leur miel des diverses connaissances dont témoignent ces recherches.
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.