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« Bien entendu... c'est off ». Ce que les journalistes politiques ne racontent jamais
Carton Daniel
ALBIN MICHEL
17,90 €
Épuisé
EAN :9782226463074
Dans un avion qui le ramène de La Réunion, Jospin confie ce qu'il pense réellement de Chirac. Rapporté, le propos suscite la stupeur de celui qui vient de le proférer : "C'était off". Les qualificatifs désobligeants appartenaient à cette litanie de confidences que les journalistes écoutent mais ne doivent pas répéter. "Off" les guérillas entre ministres, Ferry contre Darcos, Mer contre Lambert. "Off" Michel Rocard, l'homme du "parler vrai" caché dans le jardin de l'Elysée. "Off" aussi les journalistes qui prêtent leur plume à l'un ou à l'autre, qui cornaquaient Noir ou Tapie. Au fil de sa carrière Daniel Carton a relevé nombre d'exemples de cette connivence intéressée qui voit le silence des uns payé par les services rendus par les autres : un logement, des voyages, des places à l'Opéra ou à la Comédie-Française... Cette complicité faite de bronzage en commun sous le commode prétexte d' "universités d'été" , voire plus si affinités, et d'une subtile pratique du tutoiement scelle le pacte qui unit "la France d'en haut" . Daniel Carton, pour sa part, a choisi de se situer délibérément du côté des "ploucs" , de cette "France d'en bas" sans cesse manipulée et qui n'a pas le droit de savoir ce qui se chuchote "off" . La politique comme on ne la raconte pas
Aller aussi loin que je pourrai." Ce fut sa promesse à Paul Ricard quand l'empereur de l'anisette l'embaucha. Plus de quarante ans après, Charles Pasqua, du haut de sa pyramide de la place Beauvau, peut contempler sa vie, ses basses et hautes oeuvres, ses pompes et ses dédales, rêver et redire les mêmes mots: "Aller aussi loin que je pourrai!" Le fils de l'agent de police est devenu "patron-ministre d'Etat" de toutes les polices. L'ancien chef des ventes de l'hexagone du pastis s'est transformé en réaménageur forcené du territoire national. L'ancien monteur des chapiteaux du RPR a établi son propre campement sur le terrain miné de la cohabitation. Comme par miracle, Charles le téméraire est devenu Charles le débonnaire! Déçu de Chirac, n'ayant jamais cru en Balladur, Charles Pasqua a redécouvert le gaullisme. Il pèse au RPR. Il est la pièce maîtresse du puzzle gouvernemental. Son pré carré de la place Beauvau sera pour les futurs combats une forteresse. On l'a méprisé. On le courtise. On l'a pris pour un gros bras. Il a le bras long, On l'a pris pour un homme de coups. Il donne des leçons. Mais Charles Pasqua, ministre de l'Intérieur et de l'extérieur, passage obligé de tous les réseaux de la droite, assis sur son tas d'or des Hauts-de-Seine, au carrefour de tous les mystères d'Afrique, ne pense plus aujourd'hui qu'à Charles Pasqua. "Puisque je ne suis pas roi, je ferai ce roi." Charles Pasqua est plus que jamais une énigme. Il fait rire. Il fait peur. Aujourd'hui au firmament des sondages, il ne laisse insensible aucun Français.
Le « porte-plume » de Sarkozy, écoeuré par les abus de pouvoirs, les bassesses de couloirs, lescoups tordus et autres vilenies qui se passent à l'Elysée, décide de se suicider professionnellement.Avec préméditation, il « refourgue » au président pour la seconde fois le même discours que celuiqu'il avait déjà prononcé devant les agriculteurs, quelques mois auparavant... Sans tarder, il est brutalement remercié mais avec un pécule suffisant pour acheter son silence. On ne vire pas un homme qui a suivi le président depuis tant d'années, bien avant qu'il ne soit président, sans être certain qu'il soit muselé. Mais est-il vraiment bien muselé? Explorateur à la fois outré, curieux et amusé du milieu politique, l'auteur en épousant le rôle de porte-plume du Président, comme d'autres en sont les « porte-flingues », nous révèle l'envers du décor. A la lumière de son personnage, éminence grise de la République ou nègre « défroqué » du candidat et du Président Sarkozy, le lecteur arpente les arcanes du pouvoir et décode les jeux et enjeux du sérail.
Ce livre d?entretiens retrace la carrière du haut magistrat. De ses démêlés avec sa hiérarchie aux conversations avec les ministres, Gilbert Thiel évoque nombre de dossiers sensibles (réseaux corses, valse des témoins, enterrement de certaines affaires, influences étrangères dans certains dossiers?).Mais au-delà de ces affaires, l?auteur brosse un sombre portrait de la justice française: décisions non appliquées (environ 100 000 par an!), remises de peine automatiques et incontrôlées, récidives,surpopulation carcérale, greffiers validant des faux en écriture publique faute de moyens? Un document terrible sur notre système judiciaire écrit par un homme libre qui raconte tout ce qu?il a vu.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.