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Autobiographie du rouge
Carson Anne ; Khamphommala Vanasay
L ARCHE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782851819932
L'Autobiographie du rouge est un "roman en vers" d'Anne Carson, inspiré de la figure mythologique de Géryon, présente dans les fragments lyriques du poète grec Stésichore. Traversé par un profond souffle épique, ce "roman en vers" est tout à la fois matière épique, rhapsodie, roman initiatique, journal intime, épopée lyrique et carnet de voyage amoureux. Géryon, jeune garçon et monstre rouge ailé, livre les tourments de son âme dans ce récit autobiographique, qu'il commence à l'âge de cinq ans. Autobiographie d'un être hors norme, à l'apparence monstrueuse et aux fêlures si profondément humaines. En grandissant, Géryon échappe à l'emprise d'un frère abusif, et trouve du réconfort derrière l'objectif de son appareil photo et dans les bras d'un jeune homme nommé Héraclès, un cavalier vagabond, qui embrase son coeur et l'abandonne à son désespoir. Lorsqu'Héraclès resurgit dans sa vie des années plus tard, Géryon s'embarque dans un voyage en Amérique du Sud à ses côtés. Tout à la fois érudite et d'une accessibilité immédiate, L'Autobiographie du rouge est un livre dont Alice Munro a dit : "Je n'ai pas découvert d'écriture depuis des années si merveilleusement troublante".
Catherine Deneuve, Sigmund Freud, Jean-Luc Godard, Socrate ou encore Virginia Woolf sont parmi les nombreuses figures qui se croisent dans ce nouveau livre d'Anne Carson, réflexion sur le temps, la création et la mort, qui mêle et pastiche les genres avec une liberté sans limites. Entremêlant commentaires de fragments de poèmes de Sapho, de Catulle ou d'Emily Dickinson, visions et épitaphes, des réécritures contemporaines en tout genre, des Confessions de saint Augustin revisitées dans une chambre à Brooklyn, jusqu'à un remake télé fantasmé où Thucydide converse avec Virginia Woolf, ou un script de scénario sur sa vie en tant que Catherine Deneuve, en professeur de poésie antique troublée par une étudiante, qui atteint son climax avec un essai sur l'impureté féminine, la saleté et le désir dans l'Antiquité, suivi d'un appendice final plus intime sur le temps et la mort, Anne Carson déploie une hybridité littéraire maximale, un jeu infini où comme dans une fête foraine la littérature se regarderait dans les miroirs déformant du temps. Par une pratique systématique presque naturelle de l'anachronisme, Carson fait se télescoper des mondes, opère des rencontres d'artistes d'époques éloignées, éclaire le présent par les vies antiques, maniant avec virtuosité et ironie l'esthétique du fragment. Telle une odyssée qui explorerait plusieurs galaxies littéraires simultanément, Les hommes à leurs heures perdues est une oeuvre éclatée en mille tessons, aux visions qui se superposent et troublent les frontières de genre.
Résumé : Troisième livre publié d'Anne Carson, Verre, Ironie et Dieu propose un ensemble de textes aux genres variés, tous traversés par une même perspective critique et féministe : récit en vers (mêlant une relecture des Hauts de Hurlevent à des scènes de vie quotidienne), poèmes théologico-philosophiques, reportage parodique, pseudo-guide de voyage, imitation d'un texte biblique, essai théorique... Dans Le genre des sons qui clôt le livre, Anne Carson s'interroge sur les valeurs morales prêtées traditionnellement aux sons, et particulièrement aux voix féminines si souvent décriées. Appuyée sur la lecture de textes antiques, l'analyse qu'elle y mène éclaire rétrospectivement tout le livre : "C'est en grande partie d'après les sons qu'émettent les gens que nous les jugeons sains d'esprit ou fous, masculins ou féminins, bons, mauvais, fiables, dépressifs, mariables, moribonds, susceptibles ou non de nous faire la guerre, à peine supérieurs à des animaux, inspirés par Dieu. A la lecture de ces quelques lignes et de l'ensemble de ce livre paru pour la première fois en 1995, on mesure, quelques décennies plus tard, l'importance de sa vision novatrice aussi bien pour les études de genre que pour les approches poétiques contemporaines.
Il y a quelques anne?es j'ai e?crit un livre au sujet d'un garc?on nomme? Ge?ryon qui e?tait rouge et qui avait des ailes et qui tomba amoureux d'He?rakle?s. Re?cemment j'ai commence? a? me demander ce qu'il leur arrivait plus tard dans la vie. Rouge Doc > continue leurs aventures dans un style tre?s diffe?rent et sous de nouveaux noms. Survivre a? la fin de son mythe est chose pe?rilleuse. " Anne Carson, épigraphe à Rouge Doc > Après Autobiographie du rouge, Anne Carson signe un nouveau roman en vers, jouant délicieusement avec la forme et proche du flux de conscience. Dans Rouge Doc >, le Géryon aux ailes rouges de l'Autobiographie du rouge, toujours encombré de ses ailes carmin et à la mémoire hantée d'allégories mythologiques et de souvenirs proustiens, devient "G" et entre dans l'âge adulte. Le texte, verticalement dressé, en colonnes justifiées de dix centimètres environ, embrasse librement la forme d'un road trip, une véritable cartographie des espaces mentaux et paysages émotionnels traversés par G. Avec son amant Sad (abréviation de Sad But Great), un vétéran de la guerre, et l'artiste Ida, ils partent pour un voyage picaresque à travers glaciers argent et pâturages verdoyants, en passant par une clinique psychiatrique et une grotte de glace remplie de chauves-souris, pour terminer leur errance au chevet de la mère de G est en train de mourir. Un extraordinaire voyage initiatique des âmes torturées en quête de demeure. Une déflagration de l'imaginaire rythmée par la conscience du temps qui passe, et à l'intertextualité exubérante, qui se dérobe à toute définition.
Carson Rachel ; Atwood Margaret ; Simon Anne ; Lan
Résumé : La mer, racontée poétiquement du point de vue des êtres vivants qui la peuplent. Paru en 1941, Sous le vent de la mer marque la naissance de Rachel Carson comme écrivaine.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Anéantis, la première pièce de la dramaturge anglaise fut créée en 1995 à Londres au Royal Court Theatre. La pièce comme l'auteur devenaient immédiatement célèbres, faisant les gros titres de la presse britannique parce qu'ils décrivaient le viol, la torture et la brutalité de cette guerre qu'on appelle civile.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.