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Tolkien et la religion. Comme une lampe invisible
Carruthers Leo
SUP
9,90 €
Épuisé
EAN :9791023105476
Il s'agit d'une exploration de la Terre du Milieu, dans la mythologie de J R R Tolkien, afin de comprendre son caractère spirituel et de vérifier jusqu'à quel point il peut s'apparenter, ou être parallèle, au christianisme. Peut-on qualifier Tolkien d'" auteur catholique " ? Ses romans véhiculent-ils une spiritualité définie ? Si le mythographe écarte le terme Dieu, et toute autre allusion à la religion, nombre de lecteurs sentent dans son oeuvre la présence d'une " sorte de foi, comme une lampe invisible ". La vie et l'oeuvre de Tolkien, examinées dans la perspective religieuse, sont au coeur des deux parties de ce volume. Sa conversion au catholicisme est située dans le contexte historique du XIXe siècle, qui affecte les catholiques et les protestants anglais. Tolkien restera toute sa vie un fidèle pieux et pratiquant ; mais, plutôt conservateur, il aura du mal à intégrer l'aggiornamento de l'Eglise suite à Vatican II. Il joue un rôle clé dans les Inklings, groupe d'intellectuels d'Oxford, animé par son meilleur ami, C. S. Lewis, universitaire connu pour ses livres de théologie populaire. Enfin, Tolkien le créatif a puisé son inspiration en grande partie dans les textes du Moyen Age, chrétiens, païens ou mixtes, qu'il connaît professionnellement, dont plusieurs sont présentés ici. La seconde partie du livre explore la mythologie de Tolkien, non seulement les deux romans publiés de son vivant (Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux), mais aussi l'ensemble de légendes, sur lequel il travaillait incessamment, sans pouvoir l'achever de manière satisfaisante. Les récits les plus développés seront publiés plus tard par son fils Christopher : Le Silmarillion et L'Histoire de la Terre du Milieu. Plus accentués vers la fin de sa vie, les thèmes du mythe, de la religion et de la spiritualité y sont présents à divers degrés.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES, Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune : des repères, un rappel du contexte historique et littéraire ; les grandes thématiques, indispensables à la compréhension des enjeux de la question ; des ouvertures pour des pistes de réflexion ; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques ; un système de circulation entre les fiches et les références.
Résumé : Pearl, un poème anglais du XIVe siècle, une influence pour Tolkien Pearl est un poème allitéré en anglais de la fin du XIVe siècle. Il appartient à un petit groupe d'oeuvres anonymes, copiées par la même main, se trouvant dans un manuscrit unique (British Library). Son compagnon le plus célèbre dans le manuscrit est Sir Gawain and the Green Knight, roman en vers allitéré dans la tradition arthurienne. Contrairement à ce dernier, et malgré son haut intérêt littéraire, symbolique et théologique, Pearl n'a jamais été traduit en français. Cette édition bilingue présente le texte moyen-anglais en regard de la traduction française. Si le poète de Pearl reste anonyme, l'introduction de ce livre examine son origine probable, tout en proposant une nouvelle théorie sur le commanditaire du poème, non identifié jusqu'ici. Celui-ci aurait été l'un des princes anglais les plus célèbres de son temps, fils et père de rois : tel un détective, Leo Carruthers explore un faisceau de correspondances permettant d'arriver à cette conclusion. Dans une postface, Leo Carruthers poursuit l'influence de Pearl sur J. R. R. Tolkien, philologue et romancier (qui a traduit le poème en anglais moderne), en discernant des liens insoupçonnés avec l'un de ses personnages les plus connus et son "précieux" , l'objet-clé du Seigneur des Anneaux. Leo Carruthers est professeur émérite de Sorbonne Université, où il a enseigné la langue et la littérature médiévales anglaises, domaine dans lequel il a publié de nombreux livres et articles, allant de Beowulf (VIIIe siècle) à Everyman (XVIe siècle). Egalement spécialiste des romans de J. R. R. Tolkien, il a publié aux SUP Tolkien et la religion. Comme une lampe invisible.
Bourgne Florence ; Carruthers Leo ; Sancery Arlett
Au croisement d'une approche historique, linguistique et littéraire, ce livre porte sur un espace géographique perçu alternativement comme colonial, puis national, par chacun des trois protagonistes : l'Irlande, l'Angleterre et la France entre le Ve et le XVe siècle. Que l'Irlande ait été " colonisée " par des missionnaires passés par la Gaule et par l'île de Bretagne, que l'Aquitaine comme la Normandie aient été des provinces anglaises, que l'Angleterre ait été considérée comme une colonie normande ou française, tous ces avatars n'ont pu empêcher l'émergence de nations souveraines. Et la naissance d'identités nationales s'est accompagnée d'un enrichissement mutuel, comme le montrent les études linguistiques portant sur l'anglais des XIIIe et XIVe siècles. Loin de s'arrêter au Moyen Age, la fertilisation croisée des imaginaires se poursuit jusqu'à nos jours, sous la forme d'écrits mais aussi de films reflétant les perceptions modernes de mythes immortels comme celui du roi Arthur. L'immense succès littéraire de Tolkien doit beaucoup aux Plantagenêt (les premiers à récupérer la figure du Roi-chevalier à des fins " nationalistes "), tout comme aux récits mythologiques irlandais, preuve supplémentaire du rôle essentiel joué par le monde celtique dans la culture occidentale.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.