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PEARL / PERLE - SUIVI DE "TOLKIEN ET PERLE" - EDITION BILINGUE
CARRUTHERS LEO
SUP
13,00 €
Épuisé
EAN :9791023107746
Pearl, un poème anglais du XIVe siècle, une influence pour Tolkien Pearl est un poème allitéré en anglais de la fin du XIVe siècle. Il appartient à un petit groupe d'oeuvres anonymes, copiées par la même main, se trouvant dans un manuscrit unique (British Library). Son compagnon le plus célèbre dans le manuscrit est Sir Gawain and the Green Knight, roman en vers allitéré dans la tradition arthurienne. Contrairement à ce dernier, et malgré son haut intérêt littéraire, symbolique et théologique, Pearl n'a jamais été traduit en français. Cette édition bilingue présente le texte moyen-anglais en regard de la traduction française. Si le poète de Pearl reste anonyme, l'introduction de ce livre examine son origine probable, tout en proposant une nouvelle théorie sur le commanditaire du poème, non identifié jusqu'ici. Celui-ci aurait été l'un des princes anglais les plus célèbres de son temps, fils et père de rois : tel un détective, Leo Carruthers explore un faisceau de correspondances permettant d'arriver à cette conclusion. Dans une postface, Leo Carruthers poursuit l'influence de Pearl sur J. R. R. Tolkien, philologue et romancier (qui a traduit le poème en anglais moderne), en discernant des liens insoupçonnés avec l'un de ses personnages les plus connus et son "précieux" , l'objet-clé du Seigneur des Anneaux. Leo Carruthers est professeur émérite de Sorbonne Université, où il a enseigné la langue et la littérature médiévales anglaises, domaine dans lequel il a publié de nombreux livres et articles, allant de Beowulf (VIIIe siècle) à Everyman (XVIe siècle). Egalement spécialiste des romans de J. R. R. Tolkien, il a publié aux SUP Tolkien et la religion. Comme une lampe invisible.
Nouvelle traduction de Beowulf, un poème épique anglais qui a fasciné Tolkien. L'histoire se déroule au VIe siècle en Scandinavie. Un jeune guerrier du pays des Gauts qui vient en aide à un roi danois, Hrothgar, pour libérer son peuple du joug d'un monstre anthropophage, Grendel, et de sa mère. Après ses premiers exploits, il retourne chez lui et devient roi quelques années plus tard. A la fin de ses jours, il devra affronter un dragon cracheur de feu, qui protège un immense trésor. Composé en Angleterre probablement au début du VIIIe siècle, Beowulf était destiné à un auditoire anglo-saxon, mais qui n'avait pas oublié ses origines continentales. Beowulf marque le début de la littérature anglaise et conserve une réputation d'être difficile à lire ; texte fascinant, il imprègne les imaginaires et n'a cessé d'être adapté, jusqu'au cinéma et au roman graphique. Il est aussi régulièrement traduit au Royaume-Uni, même par des écrivains, comme Seamus Heany, prix Nobel de littérature, ou J. R. R. Tolkien, dont Le Seigneur des anneaux doit tant au poème épique. Pourtant, si Beowulf est à la littérature anglaise ce que l'Odyssée et l'Iliade sont à la littérature grecque, peu de traductions françaises sont disponibles. Wilfrid Rotgé s'emploie ici à le rendre fluide et accessible et à en retrouver le souffle héroïque. La traduction s'accompagne de nombreux éclaircissements, tant littéraires qu'historiques, et invite le lecteur à la découverte. Professeur émérite à Sorbonne Université, Wilfrid Rotgé est spécialiste de la grammaire et de la phonétique anglaise. Ses travaux de recherche concernent principalement la grammaire anglaise qu'il a mis au service d'ouvrages de référence sur la langue anglaise et sur son apprentissage. Il s'intéresse depuis plusieurs années à la littérature anglaise médiévale.
Bourgne Florence ; Carruthers Leo ; Sancery Arlett
Au croisement d'une approche historique, linguistique et littéraire, ce livre porte sur un espace géographique perçu alternativement comme colonial, puis national, par chacun des trois protagonistes : l'Irlande, l'Angleterre et la France entre le Ve et le XVe siècle. Que l'Irlande ait été " colonisée " par des missionnaires passés par la Gaule et par l'île de Bretagne, que l'Aquitaine comme la Normandie aient été des provinces anglaises, que l'Angleterre ait été considérée comme une colonie normande ou française, tous ces avatars n'ont pu empêcher l'émergence de nations souveraines. Et la naissance d'identités nationales s'est accompagnée d'un enrichissement mutuel, comme le montrent les études linguistiques portant sur l'anglais des XIIIe et XIVe siècles. Loin de s'arrêter au Moyen Age, la fertilisation croisée des imaginaires se poursuit jusqu'à nos jours, sous la forme d'écrits mais aussi de films reflétant les perceptions modernes de mythes immortels comme celui du roi Arthur. L'immense succès littéraire de Tolkien doit beaucoup aux Plantagenêt (les premiers à récupérer la figure du Roi-chevalier à des fins " nationalistes "), tout comme aux récits mythologiques irlandais, preuve supplémentaire du rôle essentiel joué par le monde celtique dans la culture occidentale.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.