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LES PERSONNALITES DOUBLES ET MULTIPLES. Entre science et fiction
Carroy Jacqueline
PUF
27,38 €
Épuisé
EAN :9782130452737
Au XIXe siècle, un imaginaire investit des phénomènes de dédoublement tels que l'hystérie et l'hypnose. Des cas de doubles personnalités occupent le devant de la scène scientifique et contribuent à rendre possible la fondation d'une psychologie française autonome. Parallèlement, comme en miroir, se constitue, entre science et fiction, une position de psychologue dédoublé. On découvrira, dans ce parcours historique, des savants équivoques et des "médecins imaginaires" aujourd'hui obscurs. Mais on y rencontrera aussi des fondateurs plus ou moins célèbres actuellement, tels que Richet, Beaunis,Tarde, Binet, Janet ou Freud, dans des personnages de poètes, de dramaturges et de romanciers inattendus, ou encore de Drs Jekyll doublés de Mrs Hyde littéraires. Ce travail contribue à éclairer le retour contemporain en France, via les pays anglo-saxons, des troubles de personnalité multiple. Par ailleurs, à travers l'évocation du rapport insistant d'une discipline naissante au théâtre et au récit, s'y dégage une question épistémologique qui pourrait demeurer d'actualité. Et si la visée d'un savoir psychologique objectif avait encore partie liée avec une ou des positions de dédoublement ?
Les XIXe et XXe siècles voient l'institutionnalisation des sciences humaines et une large redéfinition de la place des femmes dans les sociétés occidentales. Les articles réunis dans cet ouvrage tentent de comprendre comment, dans ces contextes renouvelés, une femme devient une intellectuelle ou une productrice de savoir - certains considérant qu'elle peut venir faire concurrence à la science la plus instituée -, mais aussi les différents rôles qu'elle incarne : de l'auteure à la muse, en passant par la collaboratrice dévouée. Toutes les femmes dont il est question ici ont eu à affronter ou à contourner des obstacles liés aux pratiques discriminantes propres à la société dans laquelle elles vivaient. Elles ont de ce fait sans doute plus que d'autres vécu le paradoxe de sciences qui se réfèrent à l'Homme comme à un universel tout en construisant dans la théorie et dans la pratique une inégalité entre les sexes. Certaines ont pris conscience de ce paradoxe soit pour en jouer au nom d'une égalité de tous les êtres humains, soit pour le dénoncer. D'autres semblent l'avoir ignoré ou bien encore avoir accepté une répartition des rôles entre les hommes et les femmes. Se sont alors constitués des domaines réservés à la " science féminine " ; les sciences de l'enfance sont ainsi très vite apparues comme une création et un apanage des femmes. Les auteurs de ce livre s'interrogent sur une éventuelle spécificité de la contribution des femmes aux sciences de l'homme, sans toutefois chercher à substituer à une histoire des " grands hommes ", à juste titre critiquable, une histoire des " femmes illustres ". Il importait de ne pas isoler des pionnières ayant pu laisser dans l'histoire plus de traces que d'autres, et de mettre en relation portraits individuels et portraits de groupe, trajectoires célèbres et trajectoires obscures.
A l'heure où la question du statut des psychothérapeutes est d'actualité, il peut être urgent de prendre du recul et de s'interroger sur un passé des psychothérapies. Ce numéro regroupe des contributions d'historiens qui analysent l'invention du mot de psychothérapie, les racines religieuses et rhétoriques d'une pratique très ancienne, la création du vocable de psychologie clinique, ou encore qui font revivre des thérapeutes qui furent ou sont importants, mais oubliés ou controversés, comme Baudouin et Jung. Des psychanalystes proposent de questionner un passé que l'on croyait bien connaître et que l'on ne connaissait pas vraiment, ou pas du tout. D'où vient le divan et pourquoi Freud refusa-t-il obstinément de parler de tableau clinique ? Pourquoi Ferenczi fit-il figure et continue-t-il à faire figure d'enfant terrible ou de " singe savant " de la psychanalyse ? Comment évoquer l'aventure du traitement des traumatismes de guerre par Rivers après 1914 ? C'est enfin à une histoire en train de se faire que nous convient d'autres praticiens, qui proposent de s'interroger sur une articulation entre psychique et social, et d'adopter une perspective intégrative. Autant d'histoires de psychothérapies et de psychothérapeutes dont on peut espérer qu'elles paraîtront inattendues, étonnantes ou risquées...
Les anecdotes biographiques concernant Marie Bonaparte sont aujourd'hui bien plus célèbres que son oeuvre scientifique. Elle fut à la fois l'arrière petite-nièce de l'Empereur, la princesse de Grèce et du Danemark, ainsi que l'élève et l'amie de Sigmund Freud. Cette proximité avec ce dernier et son rôle capital dans le développement de la psychanalyse en France ont fait d'elle une véritable figure de l'orthodoxie du freudisme chez ses contemporains. Pourtant, Marie Bonaparte a développé une conception de la discipline - ancrée dans les sciences naturelles plutôt que dans les sciences humaines - à contre-courant des idéaux de la psychanalyse française de l'après-guerre. Aujourd'hui, lorsque l'on évoque son nom c'est généralement avec ironie voire avec moquerie. L'ouvrage de Rémy Amouroux, qui s'appuie sur une étude approfondie d'archives en grande partie inédites ou méconnues, retrace l'univers intellectuel et culturel dans lequel vivait la princesse de Grèce. Il explore ses différents réseaux relationnels : les milieux psychanalytiques mais aussi scientifiques et littéraires. On y croise des scientifiques de l'Institut Pasteur, des écrivains de l'avant-garde littéraire, et des personnages étonnants comme Gustave Le Bon qui fut, avant Freud, son premier mentor. En replaçant l'oeuvre scientifique de Marie Bonaparte dans son contexte, ce livre montre que sa lecture biologisante du freudisme n'avait alors rien d'exceptionnel et constituait une vision, certes originale, mais néanmoins admise. Plutôt que de discréditer ou de réhabiliter Marie Bonaparte, cet ouvrage cherche à lui restituer sa part d'inactualité.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Héraclès, Thésée, Jason, Athéna, Zeus... Tous ces héros et ces dieux nous sont familiers, mais connaît-on véritablement les mythes qui s'attachent à leurs noms? Pourtant, Ceux-ci revêtent une importance considérable pour qui se passionne pour l'histoire de la pensée humaine. Mais l'intérêt de les connaître concerne aussi chacun d'entre nous. Constamment repris, réutilisés dans la littérature antique, médiévale, mais également contemporaine, ils sont devenus des références que nul ne peut ignorer, un patrimoine que chacun se doit de connaître. Pierre Grimal, grand spécialiste des études latines, n'a pas eu pour objectif de proposer un système explicatif de ces mythes, mais de les faire connaître et d'apporter ainsi des éléments indispensables à la compréhension de nombreux textes et oeuvres d'art. Fruit d'un colossal travail d'inventaire et de classement des textes, ce dictionnaire est d'un abord simple, clair et précis. Classés par ordre alphabétique, les mythes sont accompagnés des références des textes qui en font mention. Complet et pratique, cet ouvrage publié en 1951, réédité de très nombreuses fois, est toujours précieux.
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.