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Alfred Maury, érudit et rêveur. Les sciences de l'homme au milieu du XIXe siècle
Carroy Jacqueline ; Richard Nathalie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753505155
Sous-bibliothécaire à l'Institut puis directeur des Archives nationales, membre de l'Académie des inscriptions et belles lettres et professeur au Collège de France, Alfred Maury (1817-1892) fut une figure centrale de la vie intellectuelle du Second Empire et des premières années de la Troisième République. Ses travaux d'archéologie et d'histoire des croyances firent sa réputation académique. Mais il mena des recherches dans bien d'autres domaines, tels que la géographie, l'anthropologie, la psychiatrie, la psychologie. Il consacra trente années de sa vie à observer ses propres rêves et son ouvrage, Le Sommeil et les rêves (1861), fit date dans l'histoire des savoirs. Il constitua par exemple une référence majeure pour Proust et Freud. La diversité des recherches de Maury et leur reconnaissance par des milieux aussi divers que les médecins aliénistes, les psychologues, les historiens érudits ou les romanciers permet de s'interroger sur ce que pouvait signifier, autour de 1860, l'expression " sciences de l'homme ". L'?uvre de cet auteur si célèbre en son temps - et depuis lors si oublié - implique en effet de restituer la logique qui permettait de penser les savoirs sur l'homme et sur les sociétés comme un tout, en un temps où les disciplines actuelles n'avaient pas encore acquis leur autonomie.
A l'heure où la question du statut des psychothérapeutes est d'actualité, il peut être urgent de prendre du recul et de s'interroger sur un passé des psychothérapies. Ce numéro regroupe des contributions d'historiens qui analysent l'invention du mot de psychothérapie, les racines religieuses et rhétoriques d'une pratique très ancienne, la création du vocable de psychologie clinique, ou encore qui font revivre des thérapeutes qui furent ou sont importants, mais oubliés ou controversés, comme Baudouin et Jung. Des psychanalystes proposent de questionner un passé que l'on croyait bien connaître et que l'on ne connaissait pas vraiment, ou pas du tout. D'où vient le divan et pourquoi Freud refusa-t-il obstinément de parler de tableau clinique ? Pourquoi Ferenczi fit-il figure et continue-t-il à faire figure d'enfant terrible ou de " singe savant " de la psychanalyse ? Comment évoquer l'aventure du traitement des traumatismes de guerre par Rivers après 1914 ? C'est enfin à une histoire en train de se faire que nous convient d'autres praticiens, qui proposent de s'interroger sur une articulation entre psychique et social, et d'adopter une perspective intégrative. Autant d'histoires de psychothérapies et de psychothérapeutes dont on peut espérer qu'elles paraîtront inattendues, étonnantes ou risquées...
Résumé : Au cours de l'histoire occidentale, les clés des songes se sont proposées d'apprendre à interpréter certains rêves en leur donnant un sens prémonitoire. Ce livre porte sur l'histoire de longue durée, de l'Antiquité jusqu'à Freud, d'un genre d'écrit qui revendique l'héritage de l'art d'interpréter les songes (ou onirocritique). Résolument historique et faisant appel à des spécialistes reconnus de chaque période étudiée, il suit, selon un fil chronologique, le genre des clés des songes, très lu et très vendu, sur lequel il n'y a pas eu, jusqu'à présent. de travaux de cette ampleur. Les différents chapitres explorent le style et la forme, en même temps que les usages médicaux, pratiques, prophétiques, ésotériques, religieux, personnels, ludiques, qu'ont pu avoir les clés des songes. A travers ce parcours, se dessine l'histoire d'une tradition et d'une mémoire qui se sont transmises, sédimentées et transformées, mais aussi celle d'un infléchissement de longue durée, plus ancien que ce que l'on pourrait croire. L'idée que certains rêves puissent être signes et causes de l'avenir s'est en effet déplacée aux marges de la science légitime et les clés des songes ont été rejetées dans le domaine du populaire et du superstitieux. Mais l'onirocritique a été, au même moment, partiellement réhabilitée par Freud, qui a voulu développer une nouvelle pratique et un nouveau savoir redonnant sens à toutes les visions et voix nocturnes et non plus à quelques-unes, en fonction du passé et non de l'avenir du rêveur.
Résumé : Janvier 1888, Sidi-Mabrouk, près de Constantine. Un jeune homme et une femme mariée s'enferment dans la chambre d'une villa. Quatre coups de feu. La femme est retrouvée dévêtue, morte ; l'homme a survécu et affirme qu'ils ont voulu mourir ensemble, dans un baiser. Double suicide raté ou assassinat déguisé ? Le retentissant procès ne parvient pas à lever le voile. Les interprétations s'emballent, les fictions prolifèrent - l'accusé, Henri Chambige, avait des prétentions d'auteur. Le fait divers engage aussi des controverses médico-légales sur l'hypnose et les " amours anormales ". Il suscite des débats moraux, politiques et philosophiques sur la responsabilité de la science et de la littérature. Une passionnante enquête menée par un duo d'historiens qui restitue dans un subtil jeu d'échelles la scène judiciaire et ses répliques littéraires. Ce livre offre ainsi une plongée dans les imaginaires et les sensibilités de la fin du XIXe siècle, et une entrée inédite dans l'histoire des féminicides.
Nombreux sont les récits qui célèbrent des découvertes dans le domaine des sciences humaines. La découverte de Champollion, qui le premier a su déchiffrer les hiéroglyphes, celle de Freud, qui a inventé la psychanalyse, sont aussi célèbres que celle d'Archimède. Ces histoires correspondent-elles à une réalité, ou ne sont-elles que des façons de dire, des mythes, voire des illusions ? A supposer même qu'elles soient de simples fictions, ne jouent-elles pas un rôle dans la construction des savoirs ? On trouvera dans cet ouvrage des travaux consacrés à des domaines aussi divers que l'histoire, l'archéologie, la sociologie, la psychiatrie, la psychanalyse, la psychologie, la linguistique, l'anthropologie, la criminologie ou l'ethnologie. Ces études proposent pour la première fois une réflexion approfondie sur la découverte en sciences humaines.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?